Les archives du CER (ou les Français ont la mémoire courte).

30 Août

Dans la foulée de notre article de ce matin, consacré aux « SECTIONS SPECIALES » de certains de nos tribunaux et, en particulier au jugement que vient de rendre le tribunal de Gap contre les jeunes identitaires qui avaient occupé le col de l’Echelle (Hautes-Alpes) en avril 2018 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/30/justice-retour-aux-annees-les-plus-sombres-de-notre-histoire/), voici l’une de nos archives portant sur l’appel honteux lancé à l’époque par l’évêque de Gap en faveur des migrants. Comme tous les autres…il n’a pas pris une ride !

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Le scandaleux appel de l’évêque de Gap en faveur des migrants.

 

En réponse à la courageuse entreprise des jeunes patriotes de Génération Identitaire visant à interdire aux migrants sub-sahariens le franchissement clandestin de la frontière franco-italienne au Col de l’Echelle, le lobby immigrationniste bat le rappel de ses troupes ! Il est ainsi parvenu à prendre dans ses filets le malheureux évêque de Gap et d’Embrun, Xavier Malle, qui s’est cru autorisé à rédiger un appel à la solidarité nationale en faveur des hordes migrantes. En voici le texte dont il serait utile qu’il reçoive l’accueil qu’il mérite de la part des Français du département des Hautes-Alpes mais aussi d’ailleurs : écrivons à cet évêque et disons-lui tout le bien que nous pensons de sa calamiteuse démarche.


Aidez-nous !

Trois actions presque concomitantes se sont déroulées dans les Hautes-Alpes. Samedi 21 avril, au col de l’Echelle, un groupe anti-migrants simulait une frontière*, tandis qu’au même moment, à Gap, un groupe altermondialiste demandait la suppression des frontières. Le lendemain, en réaction au premier, un troisième groupe faisait passer par force la frontière à des migrants. Comme évêque du diocèse de Gap et d’Embrun dans les Hautes-Alpes, j’estime que nos montagnes ne sont pas un terrain de jeu politique où pourraient librement s’affronter des personnes, d’un bord comme de l’autre, instrumentalisant les migrants. La situation étant assez compliquée, nous n’en avons vraiment pas besoin.

En revanche, nous avons besoin de l’aide de la communauté nationale. Si, en 2016, les Hautes-Alpes ont accueilli 60 mineurs non accompagnés, ils étaient plus de 1 200 en 2017. Nous sommes le premier département en accueil de mineurs par habitant. Après une période de flottement et finalement avec persévérance, le conseil départemental et l’Etat ont pris leur responsabilité, pour la mise à l’abri des mineurs, comme l’impose, à juste titre, notre droit. Les paroissiens de Gap et de Briançon se sont également mobilisés, répondant à l’appel du pape François.

Ainsi, pendant quatre mois, d’août à novembre, jusqu’à 60 mineurs ont été accueillis pour la nuit dans les salles paroissiales à Gap. La préfecture ayant réussi à trouver des solutions pour les nuits, le Secours catholique fait depuis un accueil de jour. Dans tous les cas, cet accueil est réalisé avec l’aide de nombreux bénévoles d’autres associations ou d’individuels. Que chacun soit remercié.

« Il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs »

Mais, d’une part, la situation se tend à nouveau avec la fin de l’hiver et, d’autre part, les bénévoles sont épuisés. J’en appelle donc à la solidarité nationale. Aidez-nous, aidez le Secours catholique, aidez le département des Hautes-Alpes qui ne compte que 140 000 habitants à l’année dans ses magnifiques vallées. Aidez-nous à créer les structures durables pour l’accueil des mineurs non accompagnés. J’en appelle aussi au travail collaboratif entre tous les acteurs du terrain, dont le Secours catholique et les paroisses, dans un dialogue renouvelé avec l’Etat.

Aucun d’entre nous, tout seul, n’a la solution. Pas plus l’Etat que les associations. C’est ensemble que nous pouvons faire face. Travaillons ensemble et non plus côte à côte.Mgr Xavier Malle, évêque de Gapà franceinfo

D’autant qu’il nous faut passer à une seconde phase. Tout en continuant l’accueil d’urgence, il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs, dont la plupart vont rester en France. Cela passe par la culture, la littérature, la langue ; tout ce qui fait notre civilisation, avec ses racines chrétiennes et la présence de toutes les religions, dans le cadre des valeurs partagées de notre pays. A terme, c’est l’unité, la cohésion de la France qui est en jeu. Ne croyons pas que cette ‘crise migratoire’ soit passagère. Elle est mondiale et durable, aussi bien en Amérique latine qu’en Asie et en Europe.

Je n’ai pas la solution ; alors quelle est ma mission d’évêque ? Elle me semble de proposer des critères de discernement et de confirmer les chrétiens dans leur mission. Le principal critère pour un chrétien est de suivre ce qu’a dit et ce qu’a fait Jésus, le fils de Dieu. L’évangéliste Matthieu le rapporte ainsi au chapitre 25 de son évangile :

« Le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu, et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ »

En servant ces mineurs non accompagnés, c’est Jésus que nous servons.

« Défendre les plus fragiles, tous les plus fragiles »

Depuis le mois d’août, j’entends beaucoup d’idées reçues auxquelles mon expérience permet maintenant de répondre :

On créerait un appel d’air en donnant à manger aux migrants et en leur proposant un matelas. En vérité, ils sont là, nombreux, de l’autre côté des Alpes. Que fait-on en Europe pour aider l’Italie ?

On pourrait distinguer migrants économiques et réfugiés politiques, les premiers n’ayant pas vocation à rester sur le territoire national. Cette distinction est de plus en plus floue. C’est bien en grande partie pour des raisons politiques que les conditions de vie sont déplorables dans leurs pays. Que fait-on pour aider à la bonne gouvernance et au développement des pays d’origine ?

On favoriserait la délinquance et le chômage. Mais il n’y a aucune délinquance de la part des mineurs migrants que l’on accueille dans les paroisses et au Secours catholique à Gap et à Briançon. Ils ont tellement souffert qu’ils sont des mineurs mûrs et responsables. Et ils n’ont pas l’âge de travailler, mais d’aller au lycée. Pourquoi ne peut-on les prendre au lycée dès leur arrivée, même pour peu de temps ?

On ne s’occuperait pas de la misère des gens chez nous en s’occupant des migrants. Je peux vous dire que les actions du Secours catholique et des autres associations envers les personnes qui ont besoin d’aide dans les Hautes-Alpes n’ont en rien diminué. Qui est prêt à venir donner un coup de main au Secours catholique ?

On s’occuperait des migrants et pas des autres questions de la doctrine sociale de l’Église. C’est ma joie d’être évêque de l’Eglise catholique qui défend les plus fragiles, migrants et réfugiés, malades en fin de vie, enfants à naître. Essayons d’être cohérents. Qui est prêt à défendre à la fois le migrant et l’enfant à naître ?

Pour conclure, je citerai la lettre encyclique du pape Benoît XVI (Caritas in veritate, 2009): « Il faut qu’il y ait un renouveau de la pensée pour mieux comprendre ce qu’implique le fait que nous formons une famille. »

Mais le pire, dans cette affaire, n’est-il pas qu’un pasteur de l’Eglise instrumentalise ce qu’il croit avoir compris du christianisme et ses ouailles elles-mêmes pour ajouter sa pierre au « Grand Remplacement » du peuple français ?

Armoiries de Mgr Xavier Malle : cherchez l’erreur.

Le 27 avril 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Rappelons à l’évêque que les identitaires ne SIMULAIENT PAS UNE FRONTIERE. Cette frontière, entre la France et l’Italie, existe bel et bien mais elle n’est tout simplement pas respectée par les envahisseurs, avec d’ailleurs la complicité d’un certain nombre de collabos, comme la France en a connu dans « les heures les plus sombres de son histoire« .

Le 30 août 2019.

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