Le faux débat permanent d’Emmanuel Macron.

14 Sep

Il ne veut pas entendre parler du référendum d’initiative populaire auquel il préfère de toute évidence les Barnums qu’on organise pour lui, de-ci de-là, au sein de populations subjuguées et qu’il maîtrise avec toute la roublardise d’un Monsieur Loyal !

 

Ils appellent ça des « Grands débats« . Foutaise ! Ce ne sont que galéjades et attrape-nigauds. Les « Gilets jaunes » en savent quelque chose…

Ainsi, à Bonneuil-sur-Marne, mardi 10 septembre. Emmanuel Macron s’assied au milieu d’acteurs de l’insertion professionnelle, réunis dans un hangar de cette commune communiste du Val-de-Marne. « Je veux prendre mon temps », leur glisse-t-il. Alors qu’il y a urgence, urgence partout, urgence en tout, le chef de l’Etat est là pour écouter, pas question de se presser. L’agenda présidentiel peut attendre. Il veut renouer avec l’esprit de son fameux Grand débat national, orchestré au printemps, mais qui n’avait accouché que de quelques souris.

Deux heures durant, au milieu de deux cents personnes en rangs serrés, le président écoute, prend des notes, opine du chef. La suppression des emplois aidés ? « Cela a créé des difficultés pour les publics les plus fragilisés », reconnaît-il mais sans envisager bien sûr de rétablir l’aide. Le manque d’hébergements d’urgence ? « On a besoin de créer des places », et là nous atteignons un sommet d’imposture quand on sait que créer des places d’hébergement d’urgence ne sert qu’à accroître la pression migratoire puisque, quasiment, seuls les migrants y ont accès. Les tracasseries administratives ? « Il faut aller plus vite ! » Du vent.

Même la scénographie du Grand débat a été reprise, avec un chef de l’Etat au milieu de travées de chaises, quatre caméras braquées sur lui. « On se croirait revenus cinq mois en arrière », sourit un membre de la délégation quand cela ne nous fait encore penser qu’au cirque :

Après avoir braqué une partie de l’opinion, qui lui reprochait de passer en force lors de la première partie du quinquennat, le chef de l’Etat entend désormais dupliquer ce mode de consultation, considéré comme une « réussite », pour mener plusieurs de ses réformes à venir. « On a réactivé le Grand débat, souligne-t-on à l’Elysée. Avant, c’était un monologue. Maintenant, le président est passé en mode écoute. »

C’est particulièrement le cas sur les retraites. Après un premier round de concertation de dix-huit mois avec les syndicats et le patronat, l’exécutif veut élargir le dialogue à l’ensemble des Français, lors d’une sorte de « mini Grand débat » (encore un) de plusieurs mois. Des réunions publiques doivent se tenir en présence du premier ministre, Edouard Philippe, d’Agnès Buzyn et de Jean-Paul Delevoye, les ministres chargés de la réforme, et des parlementaires de La République en marche (LRM). Le chef de l’Etat lui-même devrait « probablement » y participer. Un site Web doit aussi être lancé pour recueillir les observations des Français. Qui, une fois encore…se feront couillonner !

L’exécutif entend resservir la recette sur d’autres sujets, en particulier l’écologie ! Le gouvernement a ouvert une consultation publique jusqu’à fin septembre sur les distances minimales à respecter entre les habitations et les zones d’épandage de pesticides, qui font polémique. A plus grande échelle, la convention citoyenne pour le climat, annoncée en avril par Emmanuel Macron et composée de 150 citoyens tirés au sort, doit débuter ses travaux le 4 octobre et rendre ses conclusions au gouvernement début 2020. M. Macron s’est engagé à présenter ses préconisations au Parlement ou à les soumettre à référendum. « Les sujets écologiques ne sont pas simples, ils appellent à des décisions des citoyens, estime-t-on dans l’entourage de la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne. Quand on mène des politiques publiques, vous ne pouvez pas les inventer tout seul. » Ben voyons. Alors, pourquoi ne nous écoute-t-on jamais quand nous parlons des effets de la tragédie migratoire ?

La raison est simple : ces Barnum ne sont qu’autant d’opérations de communication.

D’ailleurs, un proche du chef de l’Etat affirme naïvement qu’« il y a une fonction thaumaturge dans le grand débat ». On croit rêver.

« Nous ne ferons rien passer dans la brutalité, promet le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. L’expérience des “Gilets jaunes” a été fondatrice d’un pouvoir qui n’avait pas rencontré de difficultés jusque-là. Nous voulons prendre plus notre temps. » Ce qui fait dire aujourd’hui à l’opposition de droite que le pouvoir est frappé d’« immobilisme » ! C’en serait risible si se moquer à ce point des Français n’était pas aussi insupportable.

Aussi n’est-il pas étonnant que Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP, mette en garde dans le même temps : « Il y a un risque réel que les Français éprouvent un sentiment de tromperie s’ils ont l’impression, au final, que les réformes sont déjà écrites à l’avance et que le gouvernement met en place une fausse consultation. »

Dire qu’il aurait simplement suffi que les Français nous écoutent quand nous chantions, dès le début de la dernière campagne présidentielle :

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Le 15 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Le faux débat permanent d’Emmanuel Macron.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 14, 2019 à 8:50 #

    Ne rions pas : c’est avec NOTRE argent…

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