Dans la rubrique « les Français sont des veaux »…

24 Sep

Voici le résultat d’un récent sondage d’opinion Odoxa-CGI pour France Inter, L’Express et la presse régionale, publié aujourd’hui mardi 24 septembre 2019. Tenez-vous bien, avec 36% de bonnes opinions, Emmanuel Macron se maintient au même niveau qu’au mois de juin 2019 où il avait engrangé six points en un mois.

L’an dernier, à la même époque, le chef de l’État était à 29% de bonnes opinions, avant de tomber à 27% début décembre, au plus fort du mouvement des « Gilets jaunes« , son plus bas niveau du quinquennat. Mais un mouvement qui, manifestement, est en train de péricliter après son efficace récupération par le pouvoir.

Et même si des nuances sont à apporter, en fonction de l’échiquier politique. Ainsi, s’il fait la quasi-unanimité parmi les sympathisants LREM, avec 98% de bonnes opinions (quelle surprise !), le président de la République laisse les proches du PS assez partagés : ils sont 58% à avoir une mauvaise appréciation de lui (ce qui signifie tout de même qu’ils sont 42% à avoir une bonne opinion…). Près des deux-tiers des sympathisants LR (62%) estiment qu’il ne fait pas un bon président (et donc, 38% pensent le contraire !). Une idée partagée par les deux-tiers des sympathisants EELV (67%). La mauvaise image du président est très marquée chez les Insoumis, qui le rejettent à 78%. Le rejet est massif chez les sympathisants RN avec 90% de mauvaises opinions (OUF !).

De son côté, Edouard Philippe voit sa côte de popularité progresser légèrement en septembre. Le Premier ministre recueille 38% de bonnes opinions, en hausse d’un point par rapport au mois de juin. Il est à son plus haut niveau depuis le mois de juin 2018. Il pointait à l’époque à 40% de bonnes opinions, avant de tomber à 35% trois mois plus tard. S’il enchante sans surprise la quasi-totalité des sympathisants LREM avec 92% de bonnes opinions, il laisse également les proches du PS et de LR assez partagés. Les sympathisants LR ne sont que 52% à avoir une mauvaise opinion du chef du gouvernement (et là encore cela signifie que 48% des sympathisants LR ont une bonne opinion d’Edouard Philippe. Comment voulez-vous que la situation s’améliore dans notre pays avec de tels veaux ?). Du côté des sympathisants socialistes, ce rejet n’est partagé que par 55% d’entre eux. Edouard Philippe cristallise également les trois quarts des sympathisants LFI contre lui (76%). Et près de neufs RN sur dix (88%) expriment leur rejet.

Nicolas Sarkozy s’impose comme la personnalité politique préférée des Français avec l’adhésion de 30% des personnes interrogées (ce qui prouve que nombreux sont encore nos compatriotes qui n’ont pas pris la mesure des calamités que nous devons à Sarkozy : le traité de Lisbonne, la guerre en Libye ou la départementalisation de Mayotte pour ne parler que de celles-là).  Il devance le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, qui récolte le soutien ou la sympathie de 29% des Français. Avec 28%, Marine Le Pen ferme le trio de tête de ces personnalités politiques.

Pour les sympathisants de droite, hors RN, Nicolas Sarkozy distance largement le reste de la classe politique. 78% d’entre eux ont de la sympathie ou disent le soutenir. Xavier Bertrand engrange lui 54% de bonnes opinions à droite. Il devance Valérie Pécresse avec 46% d’adhésion des électeurs de droite. Prouvant ainsi, s’il en était besoin, que de plus en plus de Français sont incapables aujourd’hui de faire la différence entre la droite et la gauche. Ils sont « macronisés« .

Première personnalité de gauche du palmarès, Ségolène Royal se classe cinquième avec 26% de côte d’adhésion des Français. Rivale de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007, elle est désormais la numéro un dans le cœur du peuple de gauche, avec 49% de bonnes opinions chez cet électorat. Elle gagne 14 points par rapport au moins de juin, passant devant Jean-Luc Mélenchon qui convainc 46% des électeurs de gauche interrogés.

Jean-Yves Le Drian, Yannick Jadot et Xavier Bertrand complètent les cinq premières places des préférences des Français se disant de gauche. Le président des Hauts-de-France gagne même 11 points depuis juin dans le cœur de ces sympathisants (la preuve de ce que nous relevions plus haut). À noter dans ce classement, la présence de Bernard Cazeneuve. L’ancien Premier ministre récolte 26% de sympathie ou de soutien des électeurs de gauche et entre directement à la sixième place. Il atteint également 21% de côte d’adhésion de l’ensemble des Français et se hisse directement à la septième place.

Cette enquête Odoxa-CGI pour France Inter, L’Express et la presse régionale a été réalisée par internet les 18 et 19 septembre, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Remarque subsidiaire : comme lors de chaque sondage d’opinion…nous n’avons pas été interrogés !

Le 24 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “Dans la rubrique « les Français sont des veaux »…”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 24, 2019 à 11:03 #

    Dans le Figaro Magazine du 9.09.2019, Éric Zemmour a dit :

    -Macron se voulait de Gaulle, il pourrait finir comme Aristide Briand…

  2. Hervé J. VOLTO septembre 24, 2019 à 11:15 #

    Notre avis, le voici :

    -Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi… Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous?… Ils l’ont dans le cerveau; nous l’avons sous les pieds. Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur (François-Athanase de Charette)…

    Au jour de son procès, Charette le répétera à ses juges qui demandaient une explication sur les motifs de sa résistance à la Révolution en marche :

    -« Pour mon Dieu, mon Roi et ma Patrie  » (Texte de François Athanase de Charette de la Contrie, extrait du livre de Michel de Saint Pierre, Monsieur de Charette, Chevalier du Roi, La table Ronde 1977) !

  3. Hervé J. VOLTO septembre 24, 2019 à 11:20 #

    Face à la Macronnie, on ne peut QUE soutenir Marion Maréchal dans son initative de rassemblement des droites.

    Quleques citations de Charles Maurras, pous aider à penser clair et marcher doit :

    -[L]a condition générale de tout ce qu’il y a de nécessaire et de légitime… : liberté religieuse, paix sociale, organisation ouvrière, affermissement et réorganisation de l’Etat et de l’Armée, des affaires extérieures et intérieures, de l’économie générale: au sens mathématique, le nationalisme intégral. … « [L]e retour à un pouvoir personnel, assez libre au dehors, assez indépendant à l’intérieur, assez tendu et défendu devant l’avenir pour être cohérent, pour durer et savoir se tenir au-dessus des compétitions auxquelles son hérédité opposait le plus fort de tous les barrages légaux. La logique et la Pratique nous traînaient également à la monarchie… Avec ce gardien et sa succession de mâle en mâle par ordre de primogéniture, qui transmet son dépôt automatiquement, le présent et l’avenir sont liés, donc sauvegardés. L’histoire des premiers capétiens eût suffi à montrer comment le royaume de France se constituait et s’arrondissait, de père en fils, alors que l’Europe se débattait dans les compétitions du règne électif. Notre nationalisme en recevait un degré de pertinence, une force d’expansion et de percussion qui faisaient notre voix plus haute, nos coups plus assurés (Charles Maurras, La Contre-Révolution spontanée, H. Lardanchet, Lyon 1943, p. 146).

    -Quand le règne était électif ou agité de prétentions électorales et parlementaires, qu’arrivait-il? Et lorsque, à cette élection, était, substituée l’hérédité, que donnait, que valait la substitution? Qu’en recevait le Royaume?… L’effet de l’élection était d’affaiblir ou de détruire l’autorité: elle déchirait et ouvrait le royaume. L’effet de l’hérédité était d’établir une tranquilité, un ordre, une durée, ce qui permettait les accroissements. Cela s’est vu de Hugues Capet à Philippe Auguste, à Saint-Louis, à Philippe le Bel: les bons fruits de ces règnes en font conjecturer le bon principe initial » (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 73).

    -Un pays vraiment autonome, vraiment indépendant [on dira aujourd’hui souverain et indépendant des lobbies], et donc dans le vrai sens du mot, une nationalité complète, suppose donc le gouverment d’une Royauté: le Prince héréditaire, le Roi qui ne dépend pas de sa popularité du moment » (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 104). Le roi héréditaire, non soumis aux dictats de l’opinion, au règne de l’argent, n’a pas à tenir l’oligarchie en haleine, ni « allécher l’ouvrier, éblouir le bourgeois, l’employé, la grisette » (ibid., p. 103).

    -Un chef d’Etat doit être libre. Il n’est point libre, il dépend du peuple s’il est élu par le peuple. Il dépend du Parlement s’il est l’élu du Parlement et des oligarchies. Il travaille donc nécessairement à flatter, à séduire, à gagner ceux dont il dépend. Pour être réélu, il recherche la popularité immédiate plus que le bien de la nation. La presse, l’opinion, l’argent, l’administration sont ses maîtres. Il est toujours induit à trahir pour eux l’intérêt national » (, , Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 121).

    -Il m’est souvent arrivé de montrer que la Monarchie Française était le nationalisme intégral (Charles Maurras, L’Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d’Or Editions Self, Paris 1948, p. 24).

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