Immigration : le double langage d’Emmanuel Macron deviendrait risible s’il n’avait pas des conséquences aussi tragiques.

26 Sep

Nous ne cessons de dénoncer les propos et les actes du président de la République en matière d’immigration : fermeté apparente à usage interne, complicité indéniable à usage externe. La mise en oeuvre chaque jour plus conséquente d’un goutte-à-goutte migratoire qui, prétend-on, s’opposerait au déferlement de hordes barbares que l’Europe à connu à partir de 2015 à l’instigation de la chancelière d’Allemagne, Angela Merkel, en est la partie la plus visible. Mais il faut en réduire l’impact négatif sur les esprits de nos compatriotes et, là, le talent mystificateur du chef de l’Etat doit, chaque jour, être mis à contribution.

Nous en voulons pour preuve ses derniers propos sur le sujet, lancés en pâture à des journalistes d’Europe 1, acquis à sa cause et porte-paroles de ses mensonges. Le premier mais aussi le plus gros, sans cesse répété : « Notre pays est un pays de migrations, de tout temps. » Ce n’est pas faux, sauf que les migrations précédentes dont on se sert pour nous faire avaler les couleuvres d’aujourd’hui, n’avaient rien à voir en terme de moeurs, de coutumes, religion ou de culture avec ces dernières. Du coup, les couleuvres…sont devenues des vipères.

Et voici le deuxième : « La France ne peut pas accueillir tout le monde si elle veut accueillir bien« , a défendu Emmanuel Macron. Plaidant pour « être humains et efficaces » et « sortir de certaines postures dans lesquelles nous sommes enfermés », entre « bonne conscience » et « faux durs »« Pour continuer à accueillir tout le monde dignement on ne doit pas être un pays trop attractif », ajoute-t-il sans rire mais en oubliant qu’il y a aussi de « vrais durs« , ceux qui affirment que

Quand on veut, on peut !

Et peuvent le prouver.

 

Quant au troisième de ses mensonges, il concerne l’aide médicale d’Etat (AME) aux immigrés dont il souhaite « évaluer » son « panier de soins », s’interrogeant sur la possibilité d‘ »excès », tout en jugeant que la supprimer serait « ridicule » mais sans préciser qu’elle s’adresse exclusivement aux migrants clandestins, c’est-à-dire illégaux et donc délinquants. Sans rappeler non plus que son coût ne cesse d’augmenter pour se situer aujourd’hui à environ 1 milliards d’euros par an ! Une somme qui serait tellement plus utile pour aider à la réorganisation de nos services d’urgence…

Dans cet entretien à Europe 1, Emmanuel Macron décline aussi les axes de la politique à suivre selon lui :

1/ d’abord « le plus rapidement possible donner l’asile à ceux qui ont besoin de notre protection ».

2/ ensuite, « intégrer beaucoup plus efficacement ceux qui ont droit à l’asile : plus de cours de français, une politique de l’emploi plus forte« . 

3/ Enfin, « on doit reconduire beaucoup plus efficacement les personnes qui n’ont pas vocation à rester sur le territoire parce qu’elles y sont entrées illégalement« .

Mais, en réalité (car, comme le rappelait le général De Gaulle, « on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités« )*, AUCUN DE CES TROIS AXES N’A JAMAIS ÉTÉ MIS EN OEUVRE. NI PAR SES PRÉDÉCESSEURS NI PAR SON GOUVERNEMENT DEPUIS SON ÉLECTION.

POURQUOI ET COMMENT LE SERAIENT-ILS DEMAIN ?

Ce n’est donc, une fois de plus que du vent, des propos de comptoir ou des promesses qui, bien sûr, n’engageront que ceux qui les écoutent. Mais, pendant ce temps-là, les portes de notre pays restent ouvertes à tout vent, les migrants continuent de s’y introduire pour le plus grand bonheur d’employeurs sans scrupule, profiteurs d’un système mortifère et qui contribuent à installer dans notre pays la plus terrible des tragédies de notre histoire :

le « Grand Remplacement » de la population française de souche.

Et, là, nous sommes au coeur du principe du « en même temps« , tant énoncé par Emmanuel Macron pendant la campagne électorale de 2016 et depuis son élection de 2017. Principe qu’il a d’ailleurs répété (au cas où n’aurions pas compris) au cours de son entretien sur les ondes d’Europe 1 :

«  Je crois au vrai en même temps sur la politique migratoire aussi.« 

Alors, avez-vous compris où nous allons ?

Le 26 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Souvenez-vous de ses paroles de bon sens à propos de l’Europe :

Une Réponse to “Immigration : le double langage d’Emmanuel Macron deviendrait risible s’il n’avait pas des conséquences aussi tragiques.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 26, 2019 à 11:09 #

    Le double langage d’Emmanuel Macron découle d’un esprit florentin que possédait déjà François Mittérand il y a 30 ans.

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