Sécurité sociale : ils nous avaient promis la lune…sans préciser qu’il s’agissait d’une éclipse.

30 Sep

Restons dans le domaine de la santé publique et revenons à l’éternel déficit de la l’Assurance maladie, sur lequel tant de ministres sûrs d’eux ou utopistes au dernier degré…se sont cassé les dents. Souvenez-vous, par exemple, de l’inénarrable Marisol Touraine en 2016 :

(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/07/07/securite-sociale-la-poussiere-sous-le-tapis-de-marisol-touraine/)

Mais souvenez-vous aussi d’Agnès Buzyn et de Gérald Darmanin annonçant l’année dernière que « la Sécurité sociale sera excédentaire en 2019 » :

https://www.publicsenat.fr/article/politique/la-secu-sort-enfin-du-rouge-133499

Hélas, c’est un coup dur pour les finances publiques et la crédibilité du gouvernement d’Emmanuel Macron. Le déficit de la Sécurité sociale atteindra 5,4 milliards d’euros cette année et 5,1 milliards en 2020, selon les chiffres quasi définitifs du projet de budget 2020 que le gouvernement doit dévoiler lundi 30 septembre.

Dans le rouge depuis 2002, les comptes du régime général et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) se sont lourdement dégradés cette année sous le coup de trois facteurs, aux dires du gouvernement. En premier lieu, la conjoncture économique s’est avérée moins bonne que prévu : croissance, inflation et masse salariale n’ont pas augmenté autant qu’espéré, réduisant en proportion les recettes attendues.

La « Sécu » paie aussi la facture des « mesures d’urgence » – contribution sociale généralisée (CSG) réduite pour certains retraités et exonération des heures supplémentaires – adoptées en réponse à la crise des « Gilets jaunes ». Des concessions qui pèsent surtout sur la branche retraite de la Sécu, qui « supporte pour l’essentiel le coût de l’exonération de cotisations », expliquent les ministères de la santé et des comptes publics.

Enfin, les prestations vieillesse ont été « plus dynamiques qu’anticipé », notamment parce que le relèvement de l’âge légal et l’augmentation de la durée de cotisation, décidés par les précédents gouvernements, produisent de moins en moins d’effets sur l’âge réel de départ et génèrent donc moins d’économies.

Privée de recettes et confrontée à une hausse de ses dépenses, l’assurance-retraite (FSV inclus) affiche ainsi le plus lourd déficit des quatre branches de la Sécu (avec la maladie, la famille et les accidents du travail).

Résultat : les deux ministères, qui tablaient il y a tout juste un an sur un excédent budgétaire pour 2019, renvoient le retour à l’équilibre à…2023. Mais vous en avez l’habitude, les améliorations sont toujours pour demain voire après-demain.

Une prévision de mauvais augure, alors que l’exécutif a lancé une nouvelle phase de concertation sur la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron, en fixant pour objectif un retour à l’équilibre du système de retraite d’ici à 2025. 

Encore un rêve.

Le 30 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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