Utopie, droit-de-l’hommisme, lâcheté : le nombre de migrants à Paris atteint des records.

9 Oct

A Paris, en matière migratoire, plus ça va et…moins ça va.

Des centaines de tentes installées à la va-vite sous une bretelle d’autoroute, des camps de fortune (si l’on peut dire) qui réapparaissent sitôt démantelés, des milliers d’étrangers vivant ou survivant aux franges de la ville, entre la porte de La Chapelle et celle d’Aubervilliers…Mais toujours dans les quartiers les plus populaires (il en reste encore quelques uns) et jamais là où se retrouvent les Bobos ! De sorte que ces derniers ne voient jamais ces bidonvilles dont beaucoup n’imaginent même pas l’existence. Le bruit, les odeurs, la saleté, les trafics ce n’est pas pour eux sauf en tant que clients et consommateurs. Mais ça ne dure que quelques instants, entre deux arrêts de bus ou un dépose-minute…(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/12/a-paris-les-bobos-ont-instaure-lapartheid-des-classes-moyennes/).

Et pourtant, à Paris, la question des migrants ne relève pas de la théorie ou des fausses nouvelles. A cinq petits kilomètres de l’Assemblée nationale où les députés ont fait semblant de discuter, lundi 7 octobre, de la politique de la France en la matière, se trouve l’une des plus importantes concentrations de migrants du pays. Un sujet devenu un des dossiers-clés de la campagne des municipales. Mais, comme vous l’imaginez, entre gens de bonne compagnie; à fleurets mouchetés.

La dernière passe d’armes entre l’équipe d’Anne Hidalgo et son principal adversaire, le député (LRM) de Paris Benjamin Griveaux, donne un aperçu du débat. Interrogé dimanche par Europe 1, Cnews et Les Echos, le candidat LRM à l’élection de mars 2020 a accusé la maire socialiste d’avoir « laissé une crise humanitaire se développer aux portes de Paris ». C’était oublier que, de juin 2017 à mars 2019, ce monsieur fut membre du gouvernement d’Emmanuel Macron. Qu’a-t-il fait alors ? Personne n’en sait rien, lui non plus d’ailleurs. Pour régler le problème, il propose de « confier au maire de Paris la responsabilité de l’hébergement d’urgence », pour une expérience de deux à trois ans. Objection, votre Honneur !

Réplique immédiate des pro-Hidalgo. L’adjoint au logement Ian Brossat a critiqué le « culot » de Benjamin Griveaux, tandis que la sénatrice PS de Paris Marie-Pierre de La Gontrie lui conseillait de remettre à jour ses fiches : « C’est à l’Etat que revient l’obligation légale d’assurer l’hébergement d’urgence des personnes sans abri en situation de détresse. » La Mairie n’a pas à compenser ses défaillances.

Les candidats marchent toutefois sur des oeufs, dans un domaine aussi sensible. Vous pensez bien que dans cette capitale de Boboland, aucun ne veut passer pour un extrémiste anti-immigrés, du genre Rassemblement national ou pire. Et la surenchère y va bon train : « L’immigration est une chancejuge le mathématicien Cédric Villani, candidat dissident de LRM qui redécouvre les talents de Bernard Stasi. Trois des quatre derniers Français à avoir reçu la médaille Fields [la plus prestigieuse récompense consacrée aux mathématiques] sont nés hors de France. » Sauf que :

  • Wendelin Werner est d’origine allemande et chrétien,
  • Ngô Bao Chân est d’origine vietnamienne et chrétien,
  • Artur Avila de Melo est d’origine brésilienne et chrétien….Pas de chance pour Villani car ses amis mathématiciens n’ont évidemment aucun rapport avec la lie du monde qui peuple ces camps.

Seul point de consensus : la situation est intenable. « Catastrophique », « indigne », « inadmissible », les candidats rivalisent d’adjectifs pour dépeindre le sort réservé aux migrants et les conséquences pour les riverains.

Les derniers comptages effectués par France terre d’asile sont impressionnants. Le 4 octobre, l’association a repéré 1 441 tentes et 45 cabanes installées porte de La Chapelle, porte d’Aubervilliers, porte de La Villette, et de l’autre côté du périphérique, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Cela représente entre 1 620 et 3 150 personnes à la rue. Un niveau record depuis au moins 2017. Le nombre de migrants s’envole depuis le début de l’année. Il atteint en moyenne quatre à cinq fois celui enregistré à la même période en 2017 ou 2018. Et Emmanuel Macron de bomber le torse, en donnant des coups de menton pour mieux assoir ses propos, pour proclamer que lui seul prend le problème des flux migratoires à bras le corps !

Mais ça ne l’empêche pas de récupérer chaque semaine de nouveaux migrants transportés par les navires négriers des ONG de Méditerranée et se les partager avec cinq ou six de ses complices de l’Union européenne dans un authentique « goutte-à-goutte migratoire » : « J’en accepte dix par ci, tu en prends vingt par là, je t’en redonne cinq qui ne veulent pas rester mais je veux bien des quinze dont tu ne sais pas quoi faire…» Un véritable marché aux esclaves pour des gens qui n’ont pas leur place chez nous mais qui rendront service à quelques entrepreneurs véreux, soutiens financiers du pouvoir, sans scrupules et qui les emploieront sur leurs chantiers ou dans leurs entrepôts pour des salaires de misère payés souvent….au noir. Cela fait moins de bruit que l’accueil de hordes débarquées de lourds navires ou ayant cheminé sur la route des Balkans mais, au bout du compte, le résultat est le même. Il est simplement étalé dans le temps et Paris n’en peut plus.

Le problème se révèle d’autant plus grave que ces camps se situent dans des quartiers pauvres qui concentrent de nombreuses difficultés : vol, prostitution, trafics en tout genre, notamment de drogue. Si bien que certains migrants sont désormais dépendants au crack. Un comble.

Comment en est-on arrivé là ? « A cause d’une accumulation de facteurs, analyse Pierre Henry, le directeur général de France terre d’asile. D’abord, tous les dispositifs d’hébergement sont saturés. Ensuite, des migrants rejetés par l’Allemagne ou l’Italie arrivent à Paris. Enfin, une partie de ceux qui obtiennent le statut de réfugié ne trouvent pas de place pour autant, et finissent à la rue. » Grâce à nos pouvoirs publics, la France est devenue, elle, la poubelle de l’Europe.

Depuis plus d’un an, le sujet fait l’objet d’un bras de fer entre la Mairie et l’Etat. Anne Hidalgo reproche à Emmanuel Macron et son gouvernement de ne pas agir efficacement, alors que la politique migratoire comme l’hébergement d’urgence relèvent de leur responsabilité.

A l’époque de François Hollande prévalait « un vrai partenariat entre l’Etat et la Ville », prétend Dominique Versini, l’adjointe chargée de la solidarité. Un grand centre d’accueil provisoire, surnommé « la bulle », avait été installé porte de La Chapelle. Les migrants y étaient orientés vers d’autres solutions. Mais « patatras ! le terrain a été vendu, il a fallu démonter ce centre, et le gouvernement nommé entre-temps a fixé une doctrine différente, raconte Dominique Versini. Il n’était plus question d’aménager un nouveau centre, pour ne pas provoquer un prétendu appel d’air”. »

« La bulle d’accueil » d’Anne Hidalgo

Depuis des mois, Anne Hidalgo se rend chaque semaine sur place pour presser le gouvernement d’intervenir. « Seul l’Etat » peut « déployer le dispositif pérenne »nécessaire et « porter au niveau européen les négociations relatives à la crise migratoire », plaide-t-elle sans éclater de rire dans une tribune publiée lundi 7 octobre dans Libération et cosignée par d’autres maires de grandes villes, dont Martine Aubry (Lille), François Baroin (Troyes) et Meriem Derkaoui – si, si – (Aubervilliers).

Les opposants, eux, mettent en cause Anne Hidalgo. Pierre Liscia, un élu (ex-Les Républicains) du 18e arrondissement, l’accuse d’avoir créé avec sa « bulle » un point de fixation des migrants dans un quartier déjà sinistré. D’autres soulignent ses mauvaises relations avec l’Elysée, qui expliqueraient le manque d’enthousiasme de l’Etat à trouver un hébergement pour les migrants arrivés à Paris. Tous, en tout cas, sont autant d’illusionnistes et de bateleurs !

Car, en vérité, tous ces migrants sont des clandestins sans aucune chance de se voir reconnaître un statut de réfugiés. Alors, c’est simple, il suffit de les renvoyer chez eux manu militari. Par la voie aérienne des charters ou la voie maritime des porte-conteneurs. Encore faut-il en avoir le courage et la volonté politique.

Le 9 octobre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Utopie, droit-de-l’hommisme, lâcheté : le nombre de migrants à Paris atteint des records.”

  1. Hervé J. VOLTO octobre 9, 2019 à 11:08 #

    L’immigration : une chance pour la France.

    Oui, si elle est européenne et Chrétienne…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :