Encore un marché de dupes en provenance de Bruxelles.

10 Oct

Après qu’Emmanuel Macron et Angela Merkel aient lancé, avec l’appui de la Commission européenne, leur projet de répartition automatique des migrants par petits groupes, au prétexte fallacieux de soulager l’Italie et Malte, une réunion officielle des représentants des pays de l’Union a eu lieu à Luxembourg, mardi 8 octobre. Ils avaient cependant oublié (ou caché) que, grâce à l’activisme des négriers des pseudo-ONG immigratioonistes qui sévissent en Méditerranée, ces « arrivages » de nouveaux esclaves sur les côtes européennes sont désormais quasi quotidiens ! Il en résulte que l’accueil de ceux-ci, voulu par Macron et Merkel, doit être continu et permanent.

C’est ce que nous avons défini comme étant un « goutte-à-goutte migratoire« .

Et ce qui devait arriver arriva. Prenant la mesure de la supercherie mise au point par le chef de l’Etat français et la chancelière allemande, la plupart des représentants des pays invités à Luxembourg ont préféré botter en touche et décliner l’injonction au « Grand Remplacement« …

Ce sont donc seulement huit pays, auxquels se sont joints contraints et forcés…l’Italie et Malte (les principaux bénéficiaires apparents et illusoires de l’opération), qui ont rallié l’initiative franco-allemande. Un échec retentissant pour une cause inavouable.

Ce mécanisme présenté comme temporaire temporaire – d’une durée de six mois, probablement extensible – devrait permettre, lors des récupérations d’embarcations en Méditerranée centrale, de répartir automatiquement les personnes débarquées. L’idée est d’éviter une réédition des épisodes des derniers mois, lorsque Matteo Salvini, alors ministre de l’intérieur italien, avait fermé les ports italiens aux navires d’organisations non gouvernementales (ONG). À condition que Matteo Salvini ne revienne pas rapidement aux affaires !

Outre la France, l’Allemagne, l’Italie et Malte, l’engagement du Portugal, de l’Irlande, de la Lituanie et du Luxembourg serait acté, mais Chypre, la Bulgarie, la Grèce, eux-mêmes confrontés à la question migratoire, approuveraient le principe sans toutefois s’engager dans un éventuel accueil de ces migrants débarqués en Italie ou à Malte. Les pays situés sur la route de la Méditerranée orientale réclament eux aussi un mécanisme qui les aiderait à affronter le défi d’un nouvel afflux : plus de 7 600 arrivées de la mi-août au 9 septembre, pour 1 900 environ en Italie et à Malte. La Grèce dit revivre une situation comparable à celle de la crise de 2015, avec quelque 1 000 arrivants chaque mois (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/07/il-ny-a-pas-que-le-rechauffement-climatique-qui-menace-de-submerger-nos-cotes/).

Les autres pays membres ? L’Espagne demande à ne pas être oubliée, alors qu’elle continue d’enregistrer de nombreuses arrivées. La Suède se dit incapable de faire davantage, et pour cause (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/05/suede-ces-gens-sont-fous/). Les Pays-Bas eux rappellent qu’ils enregistrent, depuis le début de l’année, quelque 600 demandes d’asile chaque semaine, « dont 80 % émanant de personnes non éligibles à ce droit », souligne un diplomate. La Belgique totalise 15 000 demandes depuis le 1er janvier (« 50 % de plus que l’Italie »), ce qui l’oblige à créer des centaines de places d’accueil chaque mois. La Roumanie, la Croatie, l’Estonie, la Finlande réclament des détails – notamment sur les personnes qui pourraient bénéficier de la répartition – ou ont différé leur réponse. La Suisse, qui a signé les accords de Dublin et de Schengen, a évoqué, par la voix de la ministre Karin Keller-Sutter, « une question qui relève un peu de la politique intérieure de l’UE, orientée par la France et l’Allemagne, avec un succès moyen » !

Tout ceci ne vous rappelle-t-il pas Jean de La Fontaine :

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
           Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés

Ces hordes migrantes, ne vous y trompez pas, sont bien la nouvelle Peste.

Quant aux pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie), n’en parlons pas. Ils campent sur leur refus de toute migration et mettent un avant le risque d’un « appel d’air ». La diplomatie française cherche pourtant à convaincre que les pays de l’Est restent néanmoins ouverts à une discussion sur la réforme du mécanisme de Dublin, qui permettrait de soulager les pays de première arrivée. Et qu’ils finiront par accepter une réforme globale de la politique de l’asile, comme celle annoncée cette semaine pour le futur commissaire européen Margaritis Schinas, chargé des migrations. « Mon oeil !« , dirait l’autre. Car la Commission ne pourra rien régler sans un accord du Conseil ou des chefs d’Etat et de gouvernement. Et ce n’est pas pour demain.

Ce relatif optimisme français (qui n’est autre que du domaine de la méthode Coué) n’est pas de mise ailleurs. Le ministre luxembourgeois Jean Asselborn, dont le pays a rallié l’initiative franco-allemande mais se dit au bout de ses capacités d’accueil, estime que, à ce stade « rien n’est résolu ». « On est à des centaines de kilomètres d’un accord sur la politique migratoire, commente ce responsable socialiste. Or, si l’on ne trouve pas une solution cohérente, l’Europe entière peut trébucher. En 2014, ajoutait-il lundi soir, tout le monde semblait au moins d’accord pour sauver des personnes en mer. Je ne suis pas certain que ce soit encore le cas aujourd’hui. » Triste aveu de l’aveuglement des maîtres à penser de l’UE et tardive reconnaissance de notre lucidité…

De nombreux autres dirigeants redoutent désormais les conséquences d’une éventuelle action militaire turque en Syrie et appellent Ankara à « un respect complet » de l’accord conclu avec les Européens. Ce qui, à l’évidence, n’est pas le cas. La Grèce, notamment, invite son voisin à lutter réellement contre les passeurs et réclame un soutien financier supplémentaire de l’UE à la Turquie. Encore un marché de dupe, signé par Angela Merkel avec Recep Tayyip Erdogan sur notre dos (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/10/21/bulletin-climatique-quotidien-21-octobre-2015-de-la-republique-francaise/).

D’autres pays reconnaissent enfin qu’Ankara ne respecte pas les termes de l’accord de 2015, qui prévoyait notamment que, pour un migrant renvoyé de l’Europe vers la Turquie, un demandeur d’asile vivant dans ce pays serait réinstallé en Europe. A ce stade, 25 000 personnes ont été réinstallées, mais 1 900 seulement ont été renvoyées vers le territoire turc.

Cinq ans de perdus. Cinq ans de malheurs supplémentaires pour les citoyens européens. Et, à la clé, le terrorisme islamique. Merci Angela.*

Le 10 octobre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/09/21/cest-affolant-meme-surtout-pris-avec-des-pincettes/)

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