Le CER dit NON.

15 Oct

Attendez-vous à savoir (pour paraphraser l’irremplaçable Geneviève Tabouis) qu’Emmanuel Macron nous prépare un mauvais coup, de ceux dont il a le secret.

Le président de la République recevait dimanche 13 octobre, à l’Elysée, la chancelière allemande de sinistre mémoire, Angela Merkel. De quoi croyez-vous qu’ils discutèrent ? De la prétendue « crise humanitaire » qui ne devrait pas manquer de résulter de l’agression de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan (pourtant le grand ami d’Angela Merkel) contre la Syrie et, surtout, les forces kurdes positionnées au nord de ce pays.

Alors, qu’en réalité, nous sommes face à un complot monté de main de maître par la France, l’Allemagne et la Turquie de concert ! Cette dernière permettant aux deux autres de récupérer leurs djihadistes respectifs ainsi, évidemment, que leurs familles sous le masque d’une fausse démarche humanitaire. Ces gens-là sont des clowns maléfiques…

Alors, comment cela est-il possible ? C’est très simple. Comme toujours dans l’esprit d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel : ni vu ni connu, je t’embrouille.

L’attaque turque contre le territoire syrien, longtemps préméditée et organisée avec la complicité de l’OTAN, a pour but de détruire les forces kurdes du nord de la Syrie, ennemies jurées d’Erdogan mais, aussi, seules capables dans la région de museler l’islamisme radical de Daesch, comme elles l’ont montré depuis plusieurs années, tout en savonnant la planche de Bachar el-Assad et, surtout, de son allié de poids, la Russie de Vladimir Poutine.

Hélas, pour les gouvernements français et les allemand, cette attaque brutale de la Turquie s’accompagne d’effets collatéraux d’importance. Ils sont de deux sortes : d’abord un gigantesque déplacement de populations Syriennes et Kurdes, chassées par les bombes aveugles d’Erdogan, et ensuite la libération de centaines de prisonniers djihadistes de l’organisation Etat islamique et de leurs familles qui étaient aux mains des Kurdes. Tout ce beau monde se lance évidemment sur les routes (ou plutôt ce qu’il en reste) et les pistes du nord de la Syrie et cherche à rejoindre la Grèce (déjà submergée – https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/07/il-ny-a-pas-que-le-rechauffement-climatique-qui-menace-de-submerger-nos-cotes/ -) puis les pays attractifs de l’Union européenne. COMME EN 2015 !

Face à cette situation, Erdogan fait ce qu’il sait faire de mieux, du chantage : vous me laissez faire ou bien je vous submerge de « réfugiés« . COMME EN 2015 !

Et, de leur côté, Macron et Merkel…font ce qu’ils savent faire de mieux aussi , organiser le « Grand Remplacement » de leurs populations respectives. Comment ? Ça aussi, c’est très simple. Ecoutez-les :

Angela Merkel : « il faut mettre un terme à cette invasion turque, il y a des raisons humanitaires à cela. On ne peut pas accepter cette situation, il faut trouver une solution ».

Emmanuel Macron : « Notre volonté commune est que cette offensive cesse. Notre conviction à l’un et l’autre est que cette offensive prend le risque d’une part, et nous le constatons d’ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d’autre part d’aider Daech à réémerger dans la région »

Résultat : Emmanuel Macron convoqua aussitôt un Conseil restreint de défense pour dimanche soir.

Objectif : soulager l’ire d’Erdogan en lui proposant de récupérer les djihadistes, nationaux des deux pays et leurs familles (nombreuses !), À DES FINS STRICTEMENT HUMANITAIRES, bien sûr…ET NÉGOCIER L’INSTALLATION D’UNE ZONE DE PROTECTION DES FRONTIÈRES TURQUES POUR Y ACCUEILLIR LES SOI-DISANT REFUGIES.

Heureusement, Vladimir Poutine veille. Et il va falloir compter avec lui et son protégé, Bachar el-Assad auxquels les Kurdes ont demandé sécurité et protection. Dès dimanche soir donc, pendant le Conseil restreint de défense d’Emmanuel Macron, les forces du régime de Bachar ont commencé à investir des villes tenues jusque-là par les combattants kurdes.

C’est là une vaste redistribution des cartes qui se produit, car une bonne partie du territoire syrien échappait encore au contrôle de Damas, et était tenu par les Kurdes – soutenus par les États-Unis, mais aussi la France et le Royaume uni qui ont des forces spéciales sur place. Les Américains ont annoncé le retrait d’un millier d’hommes de la zone, et on voit mal comment Français et Britanniques pourront tenir, malgré la volonté européenne de s’opposer à l’abandon des Kurdes – qui ont été nos alliés contre Daech et sont aujourd’hui bien mal remerciés.

Le Président russe a fait de la Syrie le terrain de son retour au statut de puissance qui compte. Il a profité d’une première décision américaine de désengagement, celle de Barack Obama en 2013. La nature ayant horreur du vide, c’est la Russie et l’Iran qui sont venus à la rescousse d’Assad.

Poutine profite une nouvelle fois de l’éclipse américaine pour rester la seule puissance extérieure présente – la seule, aussi, qui parle à tout le monde. Allié et protecteur de Damas, le président russe est le parrain du processus d’Astana qui réunit les protagonistes de la guerre ; et il a des rencontres régulières avec l’Iran et la Turquie.

A l’époque de la guerre froide, le Moyen Orient se partageait entre « clients » d’un camp ou de l’autre. Avec l’effondrement de l’Union soviétique, le jeu est devenu de plus en plus complexe, avec l’émergence de puissances régionales autonomes. Quel Moyen-Orient sortira des convulsions provoquées par l’intervention turque ? Poutine saura-t-il profiter de son avantage ? Et dans quel but ?

Quoi qu’il en soit, le CER affirme d’ores et déjà qu’il ne se laissera pas berner par Emmanuel Macron et sa complice, Angela Merkel, en matière d’accueil de nouveaux migrants et, pire encore, de terroristes réchappés de l’enfer islamique. À bon entendeur, salut.

Le 15 octobre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “Le CER dit NON.”

  1. Hervé J. VOLTO octobre 15, 2019 à 9:06 #

    Les nombreux Services occidentaux possèdent un panle excat des risques que fait prendre l’immigratuion massive dans leurs pays. Certains, comme Trump, Poutine, Orban, Salvini, en tirent les conséquences, prenant le risque d’être la cible de complots et de conjuration.

    D’Autres comme Macron ou la Merkel, non.

  2. Hervé J. VOLTO octobre 15, 2019 à 9:49 #

    Ce qui s’est passé à la Préfecture de Police, par exemple, aurait pu être évité : les Services, qui font le job, remettent des notes aux gouvernements. Si ceux-ci n’en t8iennent pas compte, où ils sont incompétants ou ils sont criminels.

    Non, il ne faut pas se laisser berner par de belles parole : exigeons des résulats !

  3. Hervé J. VOLTO octobre 15, 2019 à 9:52 #

    Pardon, je voulai dire…

    Les nombreux Services occidentaux possèdent un PANEL excat des risques que fait prendre l’immigration massive dans leurs pays. Certains, comme Trump, Poutine, Orban, Salvini, en tirent les conséquences, prenant le risque d’être la cible de complots et de conjurations.

    D’Autres comme Macron ou la Merkel, non. Et la crise syrienne, dont beaucoups semblent se ficher, risque de valoir aux pays européens de nouvelles vagues de réfugiés.

    Non, il ne faut pas se laisser berner par de belles parole : exigeons des résulats !

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