Djihadistes emprisonnés en Syrie : même les juges antiterroristes sont à la manœuvre.

19 Oct

Comme nous l’avions affirmé ici (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/15/le-cer-dit-non/), l’attaque turque dans le nord de la Syrie est bien un coup monté avec la complicité d’Emmanuel Macron et sans doute d’Angela Merkel qui vont ainsi pouvoir prétendre (face à des opinions publiques défavorables) que les circonstances leur forcent la main pour organiser le rapatriement de leurs ressortissants terroristes.

La dernière preuve en date est la sortie médiatique, probablement encouragée par le pouvoir, du coordonnateur du pôle antiterroriste du tribunal de Paris, le juge David De Pas, qui vient de monter au créneau hors de tout devoir de réserve.

C’est lui, le chafouin juge De Pas

« La question du rapatriement est un enjeu de sécurité et de justice à long terme« , estime le magistrat instructeur, en poste depuis quatre ans au pôle antiterroriste. Et de tenter de nous berner avec de cauteleux arguments :

« L’instabilité géopolitique de la région et la porosité de ce qu’il reste des camps kurdes laissent redouter deux choses : d’une part des migrations incontrôlées des djihadistes vers l’Europe avec le risque d’attentat par des personnes très idéologisées, et d’autre part la reconstitution de groupes terroristes combattants particulièrement aguerris et déterminés dans la région« , explique-t-il à l’AFP.

« Avec un risque supplémentaire : que l’on se retrouve avec de nouveaux phénomènes de filières, des appels d’air de ressortissants français vers ces groupes-là« , ajoute-t-il. « On risque de repartir sur un cycle infernal« .

Dès lors, pour cet allié inattendu d’Emmanuel Macron, « il faut une volonté politique de rapatriement« .

Jusqu’à présent, la France, qui compte environ 200 ressortissants adultes dans les camps et prisons sous contrôle kurde, se refuse, comme nombre d’autres pays, à les rapatrier en raison de l’hostilité de l’opinion publique, et souhaite qu’ils soient jugés au plus près de là où ils ont commis leurs crimes. Selon les familles, 300 enfants les accompagnent et seule une poignée d’entre eux, essentiellement des orphelins, a été rapatrié, au cas par cas.

Or, depuis que la Turquie a lancé le 9 octobre une offensive contre les troupes kurdes dans le nord syrien, les Occidentaux redoutent que les 12 000 jihadistes détenus par les Kurdes en Syrie (dont 2 500 à 3 000 étrangers) ne s’évadent.

Face à ce « risque de dispersion« , le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian s’est rendu jeudi en Irak pour convaincre Bagdad de juger les jihadistes français – hommes et femmes – après leur transfert depuis la Syrie. Mais la diplomatie irakienne a fait savoir dans un communiqué que Bagdad ne voulait « pas des terroristes étrangers qui avaient mené des attaques hors d’Irak« .

« Du point de vue du juge, il est préférable de savoir que ces gens sont pris en charge judiciairement » en France « plutôt que de les laisser dans la nature« , souligne M. De Pas qui se refuse à l’évidence à envisager que nos forces spéciales engagées dans la région (200 à 300 hommes) puissent se rendre enfin utiles en pratiquant l’élimination ciblée préventive de ces terroristes.

Face aux craintes de voir ces personnes échapper à la justice à leur arrivée en France, le juge rappelle qu’elles sont visées par des « mandats » en vertu desquels elles seront « arrêtées et traduites devant la justice dès leur arrivée« . Il nous prend vraiment pour des perdreaux de l’année…

« J’entends que l’on puisse avoir des appréhensions, mais comment se protéger si on ne les a pas sous la main? La meilleure méthode, c’est de les juger et de les contrôler« , insiste-t-il.

Et d’ajouter pour faire bonne mesure aux yeux de nos compatriotes qui, finalement, seront toujours les seuls à faire les frais de telles utopies : « si dans 15, 20, 30 ans, ces personnes constituent encore une menace en sortant de prison, où est mené un travail d’évaluation exemplaire, ils resteront sous le contrôle des services de renseignement et de justice. » Tandis que même s’ils étaient jugés en Irak, « on ne pourra pas les surveiller » à leur sortie de détention, prévient-il sans rire !!! On a pu juger de l’efficacité des services chargés de cette surveillance lors de l’assassinat du Père Jacques Hamel, à Saint-Etienne-du-Rouvray…

Vous l’aurez compris, tout cela n’est qu’un rideau de fumée pour tenter de cacher la vaste supercherie en préparation. Alors que si tous ces imposteurs avaient suivi notre exigence de voir déchus de la nationalité française tous nos ressortissants partis faire le djihad ainsi que leurs familles, aucune de ces questions ne se poseraient plus. 

Mais, Monsieur De Pas, là non plus il n’y eut pas de volonté politique et c’est ce que nous payons aujourd’hui bien plus cher encore.

Le 19 octobre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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