Doutiez-vous encore que l’Université française était gangrenée par la dhimmitude ?

30 Oct

En voici un nouvel aspect édifiant.

Car le président de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, Georges Haddad, vient de capituler devant un quarteron d’universitaires islamisés en supprimant un séminaire de formation continue pour adultes que devait dispenser son établissement, les 21 et 22 novembre, sur le thème suivant : « Prévention de la radicalisation : compréhension des phénomènes et détection des signaux faibles ».

« Nous ne l’annulons pas », affirme néanmoins Georges Haddad, qui dit avoir voulu « calmer le jeu ». « Notre université ne fuit pas ses responsabilités, c’est sa mission de traiter d’une question de société comme la radicalisation. » Mais pas avec ce type de programme, « trop ciblé sur l’islam », dit-il, et aux « intitulés ambigus ». Pour ne pas dire « stigmatisants » !

La polémique est intervenue à peine une semaine après le tollé provoqué par une fiche de « détection des signaux faibles » de la radicalisation, à l’université de Cergy, qui devait servir aux enseignants à faire remonter des changements de comportement chez les étudiants, tel que le port de la barbe, de la djellaba ou du voile ; une « maladresse » là encore annulée par son président, le 14 octobre.

Les échanges d’e-mails entre enseignants de la Sorbonne attestent de la même manière du caractère inflammable de la question et, pire encore, du poids du lobby pro-islam dans nos universités. Une intersyndicale de personnels (FSU, CGT, SUD-Education) s’est fait l’écho de leur émoi en demandant, le 18 octobre, la suspension de la « formation courte », « qui par son seul intitulé est très problématique ». Ecoutez bien l’argumentaire de ces officines : « Nous avons pu constater récemment que de nombreuses initiatives théoriquement vouées à la prévention s’apparentaient de fait à des formes de discrimination », écrivent-ils dans un courrier au président. « Cela voudrait dire que Paris-I construit des modes de repérage parmi sa communauté de personnes potentiellement dangereuses, ce qui n’a point de sens, abonde le professeur d’histoire Pierre Serna. A moins de vouloir créer une paranoïa xénophobe, aux antipodes des valeurs humanistes de notre université. »

Croyez-nous, à ce train là, nous ne sommes pas sortis de l’auberge islamiste !

L’intersyndicale étrille particulièrement la séance de trois heures et demie qui avait pour thème « Identifier des signaux faibles, les analyser, les évaluer ». « Dans le climat national délétère marqué par une forte stigmatisation des musulmans, il nous tient à cœur que notre université (…) prenne toute sa place dans la défense des principes républicains qui fondent une laïcité non dévoyée », défendent-ils. En d’autres termes : laïcité oui mais pas la même pour tout le monde…

Dans l’entourage de la présidence, on reconnaît « une conjonction de circonstances malheureuses ». Hasard du calendrier : le programme du module a été mis en ligne deux jours avant l’attentat à la préfecture de police de Paris, qui a remis les projecteurs sur la question de la radicalisation. Lors de son discours d’hommage aux quatre victimes, le 8 octobre, Emmanuel Macron a prôné une « société de vigilance » face à « l’hydre islamiste ». Souvenez-vous d’ailleurs que nous avions devancé le chef de l’Etat dans la qualification de l’islamisation de notre société (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/18/lhydre-islamique-navance-meme-plus-masquee-en-france/).

En résumé, un ramassis de lâches et d’eunuques…

Ironie de l’histoire : ces deux jours ont été conçus initialement pour un public restreint, dans le cadre d’un partenariat avec la Grande Mosquée de Paris. Une quarantaine d’imams devaient y assister, fin octobre. Estimant que cette thématique de la radicalisation était un sujet à même d’intéresser d’autres publics, le service de formation continue a décidé de l’ouvrir à des cadres de la fonction publique (police, gendarmerie, éducation nationale), des élus, des avocats, ou encore des dirigeants d’entreprises…

Mais au-delà du programme du module, la personnalité en charge de l’animer – l’écrivain et journaliste Mohamed Sifaoui – fait elle aussi débat parmi les universitaires opposés à ce module, qui se sont inquiétés du recours à un profil « extérieur » parfois contesté. L’établissement a pourtant les ressources en interne, rappelle-t-on, en évoquant le diplôme universitaire (DU) pluridisciplinaire, monté voilà trois ans, intitulé « Connaissance de la laïcité ».

Un discours difficile à entendre pour l’intéressé. « L’université est venue me chercher en octobre 2017 pour travailler à cette formation, j’ai monté ce projet, pluridisciplinaire, il a été validé par Paris-I, et par la Grande Mosquée, qui a communiqué officiellement dessus le 16 octobre », égrène Mohamed Sifaoui, qui vient de publier Taqiyya ! : comment les Frères musulmans veulent infiltrer la France (L’Observatoire, 416 pages, 22 euros). Et de rappeler qu’il « travaille sur le terrorisme islamiste depuis trente ans », et sur une « nomenclature de 250 signaux faibles, en examinant le profil de ceux qui sont passés l’acte… ». « Je ne comprends pas qu’on jette ainsi l’anathème sur un titre, un intitulé de cours, sans en connaître le contenu », s’énerve l’essayiste, qui voit cette suspension comme le résultat des pressions d’enseignants et « d’associations islamistes ». Nous aussi, évidemment.

Nos élites finiront-elles par ouvrir les yeux ? Pas sûr.

Le 30 octobre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

4 Réponses to “Doutiez-vous encore que l’Université française était gangrenée par la dhimmitude ?”

  1. Hervé J. VOLTO octobre 30, 2019 à 11:29 #

    Paru dans la presse italienne :

    Crescono i partiti musulmani in Francia/Grandisent les partis islamique en France
    https://it.insideover.com/religioni/crescono-i-partiti-musulmani-in-francia.html

    L’atricle résume :

    L’avanzata dell’Umdf nelle periferie francesi/L’Avancée de l’Umdf dans les périphérie (L’Umdf, c’est l’Udes Musulemans de France, le parti de tarik Ramadan)

    et dit :

    Il governo francese sottovaluta il problema/Le gouvernement Français sousestime le problème

  2. Hervé J. VOLTO octobre 30, 2019 à 11:37 #

    La mort du premier Calife depuis la chute de l’Empire ottoman, obtenue garce à la collaboration des Faucons irakiens, a une valeur symbolique considérable et, pour le monde islamiste sunnite, c’est une défaite cuisante.

    Revanche et vendetta risquent de se mettre en place, surtout en France. Et une certaine beurgeoisie arrogante et revancharde risque de servir de V° colonne à une réaction arabo-umuslmanne.

    On n’est pas sortit de l’auberge…

  3. Hervé J. VOLTO octobre 30, 2019 à 11:40 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Finkielkraut sur Sud Radio :

    -il est temps de manifester notre opposition à l’islamisation de la France et de prendre des mesures !
    http://www.jesuisfrancais.blog/2019/10/28/finkielkraut-sur-sud-radio-il-est-temps-de-manifester-notre-opposition-a-lislamisation-de-la-france-et-de-prendre-des-mesures/

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