La République en Marche : les rats sont de plus en plus nombreux à quitter le navire.

10 Nov

Dans deux articles récents, nous montrions la fragilité du mouvement politique qui soutient Emmanuel Macron et la tendance centrifuge qui en menace la cohésion à l’approche des élections municipales. Nous insistions, en particulier, sur  la crainte de certains élus ou prétendants tels de voir échapper des prébendes si chèrement acquises ou tant désirées…(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/09/11/la-republique-en-marche-clopine/  mais aussi https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/16/la-republique-en-marche-lrm-sest-construite-sur-du-sable/ ).

En voici une version actualisée !

Début septembre, les dirigeants de La République en marche (LRM) espéraient que les premiers foyers d’incendie, dans la foulée de la candidature dissidente de Cédric Villani à Paris, ne seraient qu’un feu de paille. Hélas pour eux, il n’en est rien. A quatre mois des élections municipales, les contestations contre l’attribution de certaines investitures se multiplient au sein du parti présidentiel, en installant le risque de dissidences dans plusieurs villes.

Et en premier lieu, dans les trois plus grandes métropoles. A Paris se déroule le scénario le plus redouté par les stratèges macronistes : ni le prétendant officiel, Benjamin Griveaux, ni le dissident Cédric Villani ne voient leur campagne décoller dans les sondages. Les deux rivaux se neutralisent, ce qui laisse augurer d’un duel fratricide….au profit de la maire socialiste sortante, Anne Hidalgo! « Ils se partagent les voix et on risque d’aller à l’échec », a résumé le président du MoDem, François Bayrou.

Même risque de défaite pour la majorité à Lyon, qui fait pourtant figure de place forte de la Macronie. Le président LRM sortant de la métropole, David Kimelfeld, est déterminé à se maintenir face à Gérard Collomb, investi par le parti. A Marseille, où la tête de liste n’a pas encore été désignée, le mouvement tente encore de départager le député Saïd Ahamada (d’origine comorienne ayant immigré à la Réunion) et le président de l’université d’Aix-Marseille, Yvon Berland, médecin néphrologue spécialiste de l’hémodialyse. Le grand écart entre un représentant engagé des quartiers nords et de l’islam et un fleuron de la médecine française…

Une fronde interne perdure contre certains choix de la commission nationale d’investiture (CNI) dans plusieurs autres villes. Et pas des moindres. A Lille, les « marcheurs » se montrent très divisés. Une partie d’entre eux n’entendent pas mener campagne pour la candidate désignée, Violette Spillebout, par fidélité à la députée LRM du Nord Valérie Petit, qui n’a pas obtenu l’investiture. Proche du ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, celle-ci ne partira pas en dissidence mais refuse toujours de soutenir sa rivale « pour des raisons d’éthique ». Les tensions entre les deux camps sont très fortes.

Dans le Nord, que ce soit à Valenciennes, Roubaix ou Villeneuve-d’Ascq, les militants se déchirent sur fond de rivalités pour les municipales. « Le climat est très mauvais, témoigne une responsable locale. Beaucoup de “marcheurs” se mettent en retrait. On va droit dans le mur, alors qu’on est tous macronistes ! »

Des duels fratricides se profilent également là où des députés LRM se disent prêts à se maintenir même s’ils ne sont pas désignés, en anticipant la possibilité que la direction apporte son soutien au maire en place. « Si je n’ai pas l’investiture, j’irai jusqu’au bout, en me présentant comme le candidat qui incarne, de fait, les valeurs d’En marche ! », explique le député de l’Hérault Patrick Vignal, déterminé à briguer la mairie de Montpellier face à l’édile sortant, Philippe Saurel.

Même raisonnement chez le député LRM Cédric Roussel, qui entend « porter sa vision et son projet » à Nice, « avec ou sans investiture » du parti, face à Christian Estrosi, le maire Les Républicains (LR) mais notoirement « Macron-compatible« . A Annecy, la députée Frédérique Lardet affiche, elle aussi, sa détermination à se présenter, même si le parti envisage plutôt de soutenir l’édile sortant UDI, Jean-Luc Rigaut.

A d’autres endroits, la division des troupes s’explique par la volonté d’émancipation de cadres locaux. C’est le cas à Metz, où la référente départementale LRM Béatrice Agamennone a décidé de se lancer en dissidence dans l’arène, face au député Richard Lioger, investi par le parti. Une tragique querelle d’ego. Même cas de figure à Besançon, où la référente locale Alexandra Cordier se prépare à affronter le député Eric Alauzet, pourtant désigné par LRM. A Aix-en-Provence, où la députée LRM Anne-Laurence Petel fait figure de tête de liste officielle, son ancien suppléant, Dominique Sassoon, se présente face à elle. Menacé d’exclusion, il entend maintenir sa candidature en se présentant sans étiquette, après avoir lui-même démissionné du mouvement début octobre.

La stratégie à géométrie variable de la CNI, consistant à investir aussi bien de purs « marcheurs », que des maires sortants LR, PS ou centristes, suscite de l’incompréhension chez les militants macronistes comme chez les élus. Les premiers, qui veulent porter le renouvellement, sont réticents à l’idée de soutenir un représentant de « l’ancien monde ». Les seconds, eux, peinent à se plier à certains choix de la CNI, jugée déconnectée, disent-ils, des enjeux locaux.

Beaucoup mettent en cause le mode de gouvernance du parti, trop centralisé, et disent ne plus supporter des décisions venues d’en haut. Dominique Sassoon regrette par exemple « un fonctionnement autoritaire, opaque et antidémocratique ». « Ma déception est très forte car je pensais qu’on ferait de la politique autrement », témoigne ce chirurgien, qui se définit comme « un marcheur de la première heure ». Pauvre naïf !

Un collectif des « marcheurs libres », qui tente de fédérer les adhérents mécontents « des décisions verticales dénuées de tout sens » du siège, a même vu le jour fin août, à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Le lancement officiel de ce groupe, rassemblant plus de 400 membres, est prévu le 16 novembre, à Lille. Ces frondeurs, qui ont créé leur association, prévoient d’accorder un label aux candidats aux municipales désireux de rester « fidèles aux valeurs originelles » du macronisme. Dans le genre « plus macroniste que moi, tu meurs…« 

De son côté, le délégué général de LRM, Stanislas Guerini, appelle à « relativiser »l’ampleur de cette grogne interne. « Le nombre de cas de dissidences avérées est très minoritaire par rapport au nombre de villes où nous avons accordé des investitures », affirme-t-il. Depuis juin, le parti a désigné ou soutenu 303 têtes de liste dans des communes de plus de 9 000 habitants. Les tensions locales seraient le fruit, à ses yeux, de « la mue opérée par sa jeune formation », dans la préparation du scrutin de mars 2020. « Pour renforcer la majorité présidentielle, nous avons fait le choix d’élargir les bases du mouvement. Il est logique que ce moment délicat suscite des inquiétudes. » En langage clair : Face à la droite identitaire et radicale nous sommes contraints de ratisser le plus large possible.

D’ailleurs, pour éviter l’hémorragie, après l’échappée de Villani, le siège a assoupli la règle interne, prévue dans les statuts, selon laquelle tout dissident devait être automatiquement exclu. Début septembre, Stanislas Guerini avait décidé que de telles situations se régleraient désormais « au cas par cas », en usant parfois de la méthode dure. Le parti a ainsi prononcé deux exclusions ces dernières semaines contre Christian Jasko et Christophe Perny, qui avaient chacun maintenu une candidature dissidente à Compiègne (Oise) et à Lons-le-Saunier (Jura).

Dans d’autres cas, LRM se montre plus souple, en laissant le temps aux dissidents en puissance de revenir dans le droit chemin. Comme à Paris ou à Lyon, où il s’agit de « trouver, à terme, les voies du rassemblement », dixit M. Guerini. Sauf que cette mansuétude faisant désormais office de « jurisprudence Villani » ne permet pas d’empêcher des dissidences ou des concurrences internes. Au grand dam d’Emmanuel Macron lui-même. « Quand certains disent que les commissions nationales investitures sont illégitimes, ils oublient qu’ils en sont issus », avait rappelé le chef de l’Etat, le 16 septembre, devant les parlementaires de la majorité. Avant d’ajouter : « Ce qui est mortel en politique, c’est la division. »

Il est bien temps de s’en apercevoir.*

Le 10 novembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Comme il serai bon de le faire comprendre à son ami Pedro Sanchez, à Madrid, qui a choisi de s’attaquer à l’unité del’Espagne en profanant la sépulture du général Franco.

3 Réponses to “La République en Marche : les rats sont de plus en plus nombreux à quitter le navire.”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 10, 2019 à 12:42 #

    Il n’y a pas que les Gilets Jaunes qui se font ENC.. ouillonner comme il faut par le Régent Républicain : les élus de son propre parti aussi ! mais qui sont-il ces marcheurs ? des socialistes caviars, cette droite molle qui roule en diezel et fume des clopes, le tout accompagné les piques-assiettes du Modem ou de chez Borloo qui, tels des girouettes, vont là où l’odeur de la soupe est bonne.

    Mais qui est, encore, ce Régent Républicain qui semble se croire sortit de la cuisse de Jupiter ? la réponse est dans la vidéo suivante
    https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/macron-et-les-gilets-jaunes-l-histoire-secrete-1198922.html

    On voit bien au-delà de tout que les Français ont oublié Dieu, toujours près de leurs sous et obsédés par leur verre d’anisette et leurs congés payés…

    Comment Jacqueline Mouraud parle des Rois -c’est pour tant une femme qui viellit bien, fine et équilibrée, a judicieusement posé la question de « mais où passe tout le pognon » que l’Etat proxénète prélève, parfois de force, aux Françaises et aux Français- celà signifie une grande ignorance de l’Histoire de France ! A-t-elle oublié a oublié le Bon Roi saint Dagobert II, Charlemagne, Saint-Louis, Philippe le Bel, Charles VI le Bien aimé, Louis XII le Juste, le Bon Roi Henri IV, le Roi Soleil ?

    Au secour, Stefane Bern !

    Oui ! Ils ont incendié Notre Dame de Paris le Lundi saint, une senaine après Saint-Sulpice, pour détourner l’attention des Français de la crise des Gilets Jaunes ! Oui, il y a une propagande qui maintient le Français déraciné, pret à être substitué par un autre peuple ! Le CER a raison : les Gilets Jaunes, qui atendaient naïvement avec les élus cités plus haut la fin et les résultats du Grand Débat, se sont bien fait avoir…

    Les Gilets Jaunes, je l’ai déjà dit et je le répète, ont commis deux erreurs :

    1. Ils n’ont pas voulu rendre justice à l’Histoire et reconnaître avec humilité que… perte des repaires moraux, délocalisation, chômage, précarité, insécurité, fiscalité confiscatoire et lois liverticides : aujourd’hui, en ce début de XXI° siècle, ce n’est plus la faute à Marie Antoiette !

    2. Ils n’ont pas voulu reconnaître le lien entre le cout de l’immigration et la politique de raclage de tiroirs présidentielle !

    Ils ont fait oublier Dieu aux Français. Ils leur ont fait oublier leur Histoire. Et s’il y a encore de vrais Français comme nous qui, avant d’être Royalistes, sont Catholiques et Français, OU SONT ROYALISTES PARCE QUE CATHOLIQUES ET FRANCAIS,

    on les traite d’identitaires et de radicaux, alors que ce sont les euls ont peut-être compris le désarroi profond des Français

    et ils veulent monter la gauche caviar et la droite sans viagra contre eux aux élections. Pour qui voter ? Philippe de Villier s’est retiré. Marine Le Pen, à la place de jouer sa nièce comme as dans la manche, l’oblige à se retirer elle aussi, aynt compris qu’elle n’était plus la plus belle du Royaume.

    Les Princes ? Raspail a écrit au prince Jean, Louis, Henri. Vive le Roi ! nous avons 3 Princes ! C’est à dire que nous n’en aurons aucun, tant que deux d’entre eux ne décident de rallier le troisème et de s’agenouiller, donnant l’exemple aux Français. Raspail a raison : que font les Princes ? que font les intellecteusl Royalistes -et parmi le parti Alliance Royale ?- que font les journaux Royalistes ?

    Un peu de tenu, PU… rée ! Tous : élus, intellectuels, Gilets Jaunes, Princes, Royalistes…

  2. Hervé J. VOLTO novembre 10, 2019 à 12:58 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Tant que les Français, peuples déboussolé, ne retourveront pas leur « bon sens » comme l’a dit Rasapoail dans son Livre LE ROI EST MORT, VIVE LE ROI ! tant que les Royalistes ne feront pas un SERIEUX TRAVAIL D’INFORMATION auprès de Français qui, à l’image de Jaqueline Mouraud -elle n’est pas la seule, j’en ai jusque dans ma propre famille qui parlent comme elle !- ne connaissent pas leur Histoire et leurs Rois, qui pont perdu la Foi, ils continueront à voter non pas pour des serviteurs de l’Etat, mais des ambiteux ou des profiteurs de voulant servir qu’eux-même
    https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/11/09/corps-espaces-et-temps-macroniens/

    ou les intérets de leur parti, et non pas ceux de la France.

    Pendant ce temps, d’autres avancent, prets à nous substituer. racialement autant que religieusement…

  3. Hervé J. VOLTO novembre 10, 2019 à 1:05 #

    APRES CELLE-LA, JE LAISSEARAI LA POAROLE A UN AIUTRE…

    Pendant ce temps, dans les banlieues, les guet-apens se multiplient, les incendies criminels s’enchaînent, et dans les centres-villes, l’insécurité et l’ensauvagement font que notre vie peut basculer à chaque instant.

    L’affrontement aurait-il commencé ?

    Pendant ce temps-là, le Premier ministre parle d' »une petite bande d’imbéciles ». Ce deni de réalité serait risible de la part de n’importe quel politicien, mais, s’agissant du Premier Ministre, il s’agit là en fait d’une bévue extrêmement grave !

    On frappe sur les Gilets Jaunes, mais on minimise les criminels qui mettent le feu à la France !

    Ainsi que vous le dites dans les commentaires que vous envoyez, il est désormais très important de garder le lien entre nous, de protéger nos canaux de communication, de partager nos informations.

    C’est exactement la mission des Royalistes…

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