Le pass Culture d’Emmanuel Macron : une fausse bonne idée qui permet de remettre les pendules à l’heure.

11 Nov

La culture n’était pas le point fort du programme du candidat Macron. Seule (ou presque) proposition sortant des sentiers battus, l’offre d’un « pass Culture » (en Français dans le texte ! Passeport eut été un bien meilleur choix) d’un montant de 500 euros et qui devait permettre aux jeunes de 18 ans de faire des sorties culturelles non incluses dans les programmes scolaires.

C’est un échec cuisant.

Testé actuellement dans 14 départements français, il connait des résultats très alarmants. L’application censée accompagner le parcours culturel des 800 000 jeunes de 18 ans en leur offrant un crédit de 500 euros de dépenses dans des biens, activités ou pratiques culturelles, est toujours en phase d’expérimentation, mais elle cumule déjà beaucoup de défauts. Pour résumer : un mauvais concept, une mauvaise exécution, et de très mauvais résultats.

D’après Médiapart, seuls 25 000 jeunes y auraient souscrit, ce qui est bien peu. Et ce n’est pas tout, sur 500 euros ils n’en auraient dépensé que 100 en moyenne. Ainsi à la fin de l’été 2019, seulement 1 million d’euros auraient été depensé dans le secteur de la culture grâce à ce pass… Une réussite somme toute bien faible pour une offre dont le budget est, quand même, de 34 millions d’euros…

Quant à la promesse d’initiation et d’ouverture à de nouveaux horizons culturels, là encore le bilan est plus que maigre, selon l’enquête de Mediapart : « le livre arrive en tête des dépenses du pass mais se dirige surtout vers les classiques programmés dans le cadre scolaire, suivi de la musique, dont les trois quarts vont vers la plateforme de streaming Deezer ».

C’est que le projet du pass pêche intrinsèquement en ce qu’il mise purement sur l’aspect financier là où,  l’échec de la gratuité le prouve, il n’y a que l’accompagnement et la médiation qui peuvent ouvrir à de nouvelles envies et sorties culturelles. La version italienne, le « bonus cultura » qui a inspiré le pass Culture, l’a bien montré, puisque les dépenses se sont faites essentiellement sur les livres revendus ensuite au marché noir…

De plus, pour pouvoir trouver un jour les 400 millions d’euros de budget nécessaire à la mise en place du pass à l’échelle nationale, il a fallu, une fois les espoirs de financements privés abandonnés, compter sur les offres de partenaires. C’est à dire intégrer dans les crédits du pass, des propositions d’enseignes ou de groupes privés, qui ne sont pas facturées à l’état. Par exemple : en échange d’un nouveau public potentiel, tel ou tel propose un abonnement gratuit sur quelques mois. Or, le jeune n’est pas stupide : pourquoi dépenser ses crédits sur ce qui s’apparente en réalité à des promotions lambda ?

Parlons maintenant de l’exécution. Elle montre les limites des bienfaits de la « Startup d’État ». Structure « agile » qui va accompagner des projets précis au sein des administrations.

En l’occurrence, la Startup d’Etat dédiée au Pass a embauché Garandeau Consulting, entreprise privée qui a repris le chantier du pass en janvier 2018. Elle avait pour mission de développer l’outil et de trouver des financements privés. Au final, pas de financements, et des facturations exorbitantes au regard du résultat. Si à la fin de l’été seulement un million d’euros de dépenses culturelles des jeunes liées au pass étaient comptabilisées le budget 2019 prévu pour la mise en place du test s’élevait bien à 34 millions d’euros. Comment justifier un tel écart ?

C’est très simples, le parasitisme des copains et des coquins.

Car, toujours selon Médiapart, les rémunérations de ses deux principaux dirigeants seraient très préoccupantes d’autant plus lorsque l’on connaît l’échec avéré du pass. En effet, Damien Cuier, le président de la Société par action simplifiée (SAS) pass Culture – elle appartient à 70% à l’Etat et à 30% à la Caisse des dépôts et consignations –  toucherait 170 000 euros par an ; et Eric Garandeau – son conseiller qui ne travaille à la SAS qu’à tiers-temps – aurait un salaire mensuel de 6 000 euros – en plus des 651 600 que l’Etat a versé à sa société entre septembre 2018 et mai 2019 !

Ce ne sont pas des sommes tombées du Ciel. CE SONT NOS IMPÔTS QUI PAIENT CES FOLIES D’UN AUTRE ÂGE.

Car, il ne faudrait pas l’oublier, l’objectif principal de ce fameux pass Culture est, pour Emmanuel Macron et ses sbires, un moyen de permettre aux « jeûûûnes » de banlieue (entendez les racailles) d’accéder aux merveilles de notre civilisation.

Pas de bol ! Ils s’en foutent. Les trafics en tous genres sont tellement plus intéressants et lucratifs. Dommage qu’Emmanuel ne sache pas qu’on ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif…

Alors, ne l’oubliez pas non plus lors de prochaines élections: L’IMPOSTURE A UN PRIX. ET IL EST ÉLEVÉ.

Le 11 novembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Le pass Culture d’Emmanuel Macron : une fausse bonne idée qui permet de remettre les pendules à l’heure.”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 12, 2019 à 9:57 #

    Un bras de fer va donc nécessairement s’engager entre les forces de la tradition et de l’identité d’un côté et celles de la prétendue modernité et d’un euro-mondialisme islamisant de l’autre…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :