Nous vous avions alertés : il existe bien un accord secret entre Emmanuel Macron, Angela Merkel et Recep Tayyip Erdogan à propos des djihadistes capturés.

13 Nov

Dans un article du 15 octobre dernier, nous affirmions qu’Emmanuel Macron pour la France, Angela Merkel pour l’Allemagne et Recep Tayyip Erdogan pour la Turquie ont conclu un accord pour transférer dans les deux premiers pays leurs djihadistes nationaux et leurs familles, incarcérés en Turquie, au nom de fallacieux motifs  « humanitaires » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/15/le-cer-dit-non/).

Pour l’heure, trois djihadistes ont été expulsés vers leurs pays d’origine : un Allemand, un Danois et un Américain. Autant le renvoi des deux premiers prisonniers s’est déroulé sans encombres, autant le troisième s’est avéré problématique. L’homme, présenté par les autorités turques comme « un terroriste américain », a été refoulé hypocritement…vers la Grèce par le point de passage de Pazarkule, en Thrace orientale. Comme Athènes lui a évidemment refusé l’entrée et que la Turquie n’a pas voulu le reprendre, le djihadiste s’est retrouvé piégé dans la zone tampon entre les deux pays, à en juger par des images diffusées lundi par l’agence de presse turque DHA.

Sept autres « terroristes étrangers d’origine allemande seront expulsés jeudi », a assuré Ismail Catakli, le porte-parole du ministère turc de l’intérieur. Quinze autres renvois devraient suivre cette semaine, onze Français (le plus fort contingent), deux Allemands, et deux Irlandais. Selon une source anonyme citée par l’Agence France-presse, les onze Français « sont majoritairement des femmes ». Certaines sont en prison en Turquie depuis longtemps, d’autres sont arrivées plus récemment. « Ces onze personnes seront traitées dans le cadre du protocole Cazeneuve (sic) et donc judiciarisées », a précisé la source (nous y reviendrons dans un prochain article).

Ce protocole, qui porte le nom de l’ancien ministre français de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, est un accord de coopération policière qui permet de coordonner entre Paris et Ankara l’arrestation de djihadistes français rentrés de Syrie par la Turquie et de les renvoyer avec leurs familles en France où une prise en charge judiciaire immédiate est prévue. Plus de 260 Français ont ainsi été remis à la justice française depuis sa signature, en 2014.

L’accord s’appliquait aux ressortissants français qui, en raison de leur situation irrégulière en Turquie, sont détenus dans des « centres de détention administrative ». Désormais, il semble qu’il sera étendu aux Français arrêtés par la Turquie en territoire syrien au cours des interventions militaires d’Ankara dans le nord du pays depuis 2016. On ne se sait pas précisément combien ils sont. Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré récemment que 287 militants de l’EI avaient été récupérés par les militaires turcs et leurs supplétifs syriens après s’être échappé des prisons établies dans la zone sous contrôle kurde du nord-est de la Syrie, suite au déclenchement de l’offensive turque contre ce territoire, début octobre. Il n’a pas précisé quelles étaient leurs nationalités. Il a également évoqué la présence de 1 200 djihadistes actuellement détenus dans les prisons turques, sans préciser de quels pays ils sont les ressortissants.

Une preuve de plus du bien fondé et de la lucidité de nos prises de position successives, depuis 2012, réclamant la déchéance de la nationalité française pour tous les islamistes et de leurs familles ayant quitté le territoire français (et dotés de notre nationalité) en vue de satisfaire leur rêve de djihad au Proche-Orient. S’ils n’étaient plus Français, nous n’aurions pas à accepter leur retour. Résumons-les, une fois de plus :

1/ Nous étions opposés au fait de multiplier les obstacles au départ pour le djihad en Irak et en Syrie (voire ailleurs) de tous les musulmans prétendument Français car nous pensions que beaucoup d’entre eux finiraient leurs jours sur place et ne reviendraient donc jamais. La suite de l’histoire nous a donné en grande partie raison. En revanche, nous réclamions l’interdiction formelle d’accepter le retour de ceux qui auraient pu échapper à la mort au combat, ajoutant à cela l’exigence de déchéance de la nationalité française pour tous afin de justifier davantage encore le refus de leur retour;

2/ nous demandions également que tout lien prouvé avec les organisations islamiques terroristes, de quelque nature qu’il soit, y compris sur le territoire national sans expatriation, soit sanctionné par une peine de RELEGATION (à défaut de la déchéance de nationalité et du renvoi vers les pays d’origine lorsqu’ils s’avèrent – pour le moment – trop compliqués), afin de rendre impossible toute récidive comme tout passage à l’acte de ceux qui se radicaliseraient. Nos publications sur ces sujets, dans les pages de notre blogue, sont innombrables et facilement consultables grâce à notre moteur de recherche;

3/ en ce qui concerne précisément la déchéance de la nationalité française, rappelons à tous ceux qui croient encore aux bobards que leur racontent les criminels qui nous gouvernent, que la France n’est, en réalité, pas liée par le moindre engagement international concernant la déchéance de nationalité ! Car, si la France a bien signé un certain nombre de conventions de l’ONU, notamment celles de 1954 et de 1961 sur les apatrides, elle ne les a pas toutes ratifiées. Il n’y a donc aucune norme contraignante, à part le code civil, que nous sommes en droit de réviser;

4/ la déchéance de nationalité doit être appliquée automatiquement à tout Français (né ou naturalisé) aussitôt qu’il quitte le sol national pour rejoindre quelque camp terroriste que ce soit. Ceci pour deux raisons. La première est que, dans le cas où le terroriste en question échapperait hélas à la mort dans son combat et chercherait à revenir sur le sol national, il y serait définitivement étranger et interdit de séjour. La seconde est plus fondamentale encore et ne saurait être niée par ceux-là mêmes qui s’y réfèrent si souvent : l’engagement de tout Français dans un mouvement terroriste est, par nature, un acte de guerre contre notre pays et  contraire à toutes les valeurs spirituelles et humanistes qui fondent notre civilisation et scellent notre culture commune. Cet engagement est donc incompatible avec l’appartenance à notre communauté nationale et la déchéance de nationalité en est le prix.

Au lieu de quoi, le gouvernement actuel de la République se trouve aujourd’hui contraint de rapatrier des centaines de traîtres aux racines et aux valeurs de la France qui, « judiciarisés » ou non, constitueront toujours un danger considérable pour notre pays et nos compatriotes. Il portera durablement la responsabilité des exactions et des crimes qui ne manqueront pas d’être commis au nom de l’islam sur notre territoire.

Nous saurons le lui rappeler.

Le 13 novembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “Nous vous avions alertés : il existe bien un accord secret entre Emmanuel Macron, Angela Merkel et Recep Tayyip Erdogan à propos des djihadistes capturés.”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 14, 2019 à 12:51 #

    Selon un sodage Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, avec 36% de «bonnes opinions» (+8 points), la présidente du Rassemblement National décroche son meilleur score depuis le début du quinquennat et s’installe à la vingtième place de ce classement.

    Jean-Luc Mélenchon, en revanche, stagne (35 %, =).

    Marine Le Pen progresse dans toutes les catégories, singulièrement auprès des retraités (42%, +15), des ouvriers (47%, +11), mais aussi des sympathisants insoumis (27%, +15) et des Républicains (44%, +20). Dans un duel testé par l’Ifop, elle est toutefois toujours largement devancée par Emmanuel Macron : 55% en faveur du chef de l’Etat contre 27% pour Marine Le Pen, mais 18 % ne sont pas déterminés.

    À noter : Nicolas Sarkozyi remonte à la quatrième place (47%, +1). L’ancien président de la République talonne Martine Aubry (50%) et Ségolène Royal (49%). L’ex-président rassemble sans difficulté les Républicains (89%, +8), mais séduit aussi sept marcheurs sur dix et un tiers d’électeurs de gauche. En revanche, il chute de 21 points auprès des électeurs lepénistes (44%).

    François Baroin, à la tête de la toute puissante Association des Maires de France, s’installe à la cinquième place (47%, =). Il devance désormais assez nettement ses concurrents à droite : Xavier Bertrand (42%, –5) et Valérie Pécresse (38%, –5).

  2. Hervé J. VOLTO novembre 14, 2019 à 12:23 #

    C’était prévu ! Il fallait s’y attendre…

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