Terrorisme : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…

14 Nov

C’est ce qu’il ressort en tout cas des politiques successives en matière de lutte contre le terrorisme depuis de fort nombreuses années et malgré à la fois nos propositions, nos mises en garde et même nos injonctions. Nos responsables politiques ne pourront à coup sûr pas invoquer leur manque d’information et leur méconnaissance du problème lorsque viendra le temps de rendre des compte à la nation…Ils seront donc responsables et coupables. 

Quatre ans après les attentats du 13 novembre 2015, qui ont causé la mort de 130 personnes et fait plus de 350 blessés à Paris et à Saint-Denis, la menace terroriste n’a pas diminué et l’on peut même dire qu’elle entre aujourd’hui dans une nouvelle phase non moins agressive et probablement plus dangereuse que les précédentes.

Alors que, en 2015, la France avait brutalement réalisé sa vulnérabilité face à une menace « projetée » de cellules organisées à l’étranger dans les rangs de l’organisation Etat islamique (EI), les années qui ont suivi, c’est plutôt un terrorisme « endogène » – intérieure au territoire français et, surtout, perpétré par des islamistes ALLOGENES POSSEDANT LA NATIONALITÉ  FRANÇAISE ou FRANÇAIS DE SOUCHE CONVERTIS À L’ISLAM –, isolé, imprévisible, qui était redouté. Mais aujourd’hui, la donne est à nouveau en train de changer.

En pratique, la vague de départs de jeunes Français pour le djihad s’est pratiquement tarie. Seul le départ d’une jeune femme a été constaté en 2019. A l’inverse, des retours s’opèrent (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/11/13/nous-vous-avions-alertes-il-existe-bien-un-accord-secret-entre-emmanuel-macron-angela-merkel-et-recep-tayyip-erdogan-a-propos-des-djihadistes-captures/). Certains se font sous le contrôle des autorités. Douze Français ont ainsi été rapatriés depuis le début de l’année par l’intermédiaire des autorités turques, sans compter les quatre femmes et leurs enfants qu’Ankara a annoncé, le 11 novembre, vouloir renvoyer à Paris.

Mais d’autres retours plus discrets sont à redouter. En 2015, les kamikazes du commando du 13-Novembre étaient tous entrés en Europe en suivant la route des migrants transitant par la Turquie puis la Grèce et la route des Balkans (merci Angela Merkel et ses appels à l’accueil d’un million et demi de migrants en provenance du Proche-Orient !).

« Wir schaffen das » (« Nous y arriverons »)

(elle y est arrivée ! A introduire les vers dans les fruits)

Depuis, l’accord euro-turc de 2016 bloquait en grande partie cet accès. Mais aujourd’hui, le pouvoir turc est moins enclin à jouer les gardes-frontières. Son entrée en guerre frontale contre les Kurdes en Syrie a, en outre, eu l’effet d’un grand coup de pied dans la fourmilière djihadiste. Or, on estime entre 7 000 et 9 000 le nombre de combattants étrangers de l’EI en liberté depuis l’effondrement du « califat ». Parmi eux, de nombreux francophones tunisiens, marocains et algériens pour qui la France demeure un objet de haine et une cible de bien plus haute valeur que leur pays d’origine.

Signal d’alerte parmi quelques autres : en septembre, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a interpellé un Tunisien qui avait eu d’importantes responsabilités au sein de l’EI. En France depuis août, il n’a pas pu être associé à un projet d’attentat, mais sa présence a inquiété le contre-terrorisme français. Et, pourtant, il n’a pas été expulsé vers son pays d’origine…

A ceci s’ajoute le sort incertain des djihadistes français en Syrie qui n’ont pas été privés de leur nationalité et sont donc susceptibles de revenir chez nous (resté aussi chez eux par la lâcheté de nos gouvernements successifs) et qui sont un danger permanent.

Depuis 2014 et l’explosion des départs vers la zone irako-syrienne, le suivi à distance des djihadistes français – environ 1 300 – est un travail à temps plein pour les services de renseignement. Une tâche encore plus ardue depuis l’amorce de la chute du « califat » à l’été 2017 et la dissémination de ses ex-combattants. Le contre-terrorisme estime ainsi être capable de confirmer le décès de seulement 325 d’entre eux. Pour les disparus, le doute plane toujours.

Quelque 350 Français se trouveraient, en outre, encore actifs à Idlib, en Syrie. Il est aussi désormais admis qu’une poignée de ressortissants hexagonaux se trouvent entre les mains du régime syrien : un casse-tête en devenir. Les identités des djihadistes dans les prisons et camps gérés par les Kurdes demeurent les mieux documentées, même si elles ne le sont pas toutes avec certitude. D’après les chiffres officiels, ce contingent serait d’environ 200 hommes et femmes et 300 enfants. Soit, au total, environ 2 000 islamistes de nationalité française susceptibles de faire retour dans…« leur mère patrie » ! Non seulement un insupportable danger pour la sécurité de nos compatriotes mais aussi une intolérable situation, fruit de l’incurie et de l’irresponsabilité de nos dirigeants politiques.

Ces derniers mois, les Kurdes n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme sur leurs difficultés à assurer une sécurité optimale pour leur surveillance. Mais, à ce stade, les négociations diplomatiques n’ont pas évolué. La ligne française est toujours d’assurer que la situation est « sous contrôle ». Officiellement, une seule fuite d’une dizaine de femmes a été constatée ces derniers mois.

M E N T E U R S !

 

Mais ce n’est pas tout…Car la menace « endogène » la plus préoccupante se trouve aujourd’hui en prison, estiment les experts. C’est pour cela qu’a été créé, en mai, le service national de renseignement pénitentiaire (SNRP), dernier-né des services français. Une création qui s’est faite en parallèle de la montée en puissance des capacités d’incarcérations individuelles pour les détenus mis en cause dans des affaires de terrorisme islamiste (dits TIS) ou de droit commun jugés radicalisés (dits DCSR).

Selon les derniers chiffres de la direction de l’administration pénitentiaire (DAP), les prisons françaises disposent ainsi de 366 places allouées, ce qui est dérisoire. Une partie pourrait servir à accueillir les djihadistes en Syrie s’ils devaient revenir en France. La DAP continue de se dire « prête » en cas d’un éventuel retour groupé.

Sur ces 366 places, 177 sont en quartier d’isolement (QI). Elles sont réparties sur les 79 établissements « sensibles » de France. Là peuvent être orientés des individus « ancrés dans un processus de radicalisation violente » et présentant un risque de passage à l’acte ; ainsi que des profils très prosélytes « non accessibles à la prise en charge ». ET SI CEUX-LÀ ÉTAIENT, TOUT SIMPLEMENT, DECHUS IMMEDIATEMENT DE LEUR NATIONALITE FRANÇAISE ET EXPULSES VERS LE PAYS DE LEURS AÏEUX ? À défaut, c’est précisément à eux que s’adresse notre proposition de relégation et d’enfermement à vie dans l’un des bagnes à édifier dans nos territoires extra-marins.

Cent quatre se situent dans les six quartiers « d’évaluation de la radicalisation » (QER). Là peuvent être placés, pendant quatre mois, des détenus ou prévenus dont il faut analyser la dangerosité. Ils sont ensuite réaffectés dans le type de détention adapté à leur profil à la condition expresse de ne pas méconnaître ce que nous dénonçons sans répit depuis 2012 : la taqiya* endémique et congénitale de ces gens-là…

Les 85 autres places disponibles – sur 366 – sont dans des quartiers de « prévention de la radicalisation » (QPR). Elles sont réservées à des détenus prosélytes dont l’influence en détention ordinaire apparaît dangereuse. Là, ils sont suivis par des équipes spécialisées pour déconstruire leur discours doctrinal. Mais, là, nous touchons du doigt l’utopie gouvernementale d’une possible « déradicalisation » de ces islamistes. Qu’on se le dise : C’EST UNE VUE DE L’ESPRIT (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/04/12/une-nouvelle-lubie-du-gouvernement-francais-pour-lutter-contre-la-radicalisation-islamique/).

Actuellement, environ 70 détenus TIS sont à l’isolement, une cinquantaine en QPR, et 70 autres – dont des détenus de droit commun radicalisés – en QER. Il ne reste donc qu’environ 170 places spécialisées effectivement disponibles.

En pratique, tous les djihadistes n’ont toutefois pas vocation à aller dans des cellules « étanches ». Ces dernières années, 75 % des TIS ont été réaffectés en détention ordinaire à l’issue de leur passage en QER, 15 % en QPR, et 10 % à l’isolement. « L’isolement peut être contre-productif pour beaucoup », insiste-t-on à la DAP. Ces placements sont toutefois toujours complétés par un suivi du renseignement pénitentiaire et une prise en charge. Par ailleurs, beaucoup d’individus radicalisés sont seulement suivis en milieu ouvert, en contrôle judiciaire, par exemple. Mais, pour nous, cette vision « bisounours » de la situation est, elle aussi, une vue de l’esprit et nous expose nécessairement aux conséquences mortifères d’un tel aveuglement.

Face à cette évolution de la menace, l’Etat tente sans cesse de revoir ses outils législatifs et administratifs. En particulier depuis la transposition dans la loi sur la sécurité intérieure de plusieurs dispositions de l’état d’urgence (loi SILT).

Ce texte a donné naissance à plusieurs outils administratifs appréciés des services, dont les « visites domiciliaires ». Soit des descentes chez des personnes présentant une suspicion de « menace grave ». De 8 en 2018, elles sont passées à 140 depuis le début de l’année. Quarante ont débouché sur une procédure judiciaire, principalement pour apologie du terrorisme ou recel d’apologie, et plus marginalement pour des faits de droit commun. Ce qui démontre leur utilité mais aussi la dangerosité permanente de ces islamistes dont on devrait comprendre qu’il n’ont plus rien à faire chez nous…

Ces « VD », comme on les appelle dans le jargon policier, sont une façon de répondre à une inquiétude encore plus sournoise que celle des prisons et toujours prégnante : le djihadisme « low cost » d’individus isolés, radicalisés sur Internet. Environ 9 000 personnes sont aujourd’hui inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), dont 3 100 – les plus dangereuses – sont suivies par la DGSI.

Sur le plan organisationnel enfin, le contre-terrorisme français continue sa centralisation. Son pilotage assez éclaté en 2015 – qui avait été considéré comme l’une des causes ayant empêché les services de prévenir les attentats du 13-Novembre – a été en partie revu. Plusieurs dispositions ont été prises depuis. Parmi les plus récentes, la création, à la DGSI, d’un « état-major permanent » (EMAP). Alors que le croisement d’un certain nombre de fichiers est interdit par la Commission nationale de l’informatique et des libertés, là, l’ensemble des services peuvent faire du criblage côte à côte.

A également été validé, il y a peu, le rattachement de l’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) à la DGSI. Cet organisme, adossé à tort jusqu’ici à la direction générale de la police nationale, est chargé notamment de toute la remontée d’information des cellules préfectorales et du suivi des sortants de prison. Car, ne l’oubliez pas, quelque 109 personnes étiquetées « terroriste islamiste » ou fortement radicalisées sont sorties de prison en 2019 et ont fait l’objet d’un suivi DGSI…avec une sécurité encore trop incertaine.

En résumé, tous ceux qui nous lisent régulièrement depuis la fondation du CER, en 2012, connaissent notre équation. Celle qui devrait constituer l’incontournable colonne vertébrale de la sécurité de notre pays et de nos compatriotes :

 » réduisons drastiquement le nombre de musulmans dans notre pays et nous réduirons d’autant le danger terroriste. »

Le 14 novembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

La taqiya : désigne une pratique de l’islam consistant à dissimuler sa foi sous la contrainte, afin d’éviter tout préjudice et réaction hostile d’un milieu extérieur défavorable. Par extension : principe de dissimulation stratégique dans un contexte de conquête, comme moyen stratégique guerrier.

2 Réponses to “Terrorisme : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 14, 2019 à 12:21 #

    Il faut que nous puission appeller un chat un chat, et un islamiste un potentiel terroriste.

  2. Hervé J. VOLTO novembre 15, 2019 à 1:09 #

    Contre le terrorisme, il faut développer le Renseignemement :

    LE ROI ET LE RENSEIGNEMENT

    Comment renforcer le Renseignement?

    1.Développer les moyens de renseignements.
    2. Réunir les conditions politiques du renseignement.
    3. Se donner les capacités d’intervention à l’extérieur.
    4. Organiser la sécurité nationale.

    1. Développer les moyens de renseignement.

    Développer les moyens concrets (trippler le budget de la DGSE et doubler le budget de la DGSI, effort consentit au profit des satélites de reconnaissance, et tous les systèmes d’information et de commendement, ainsi que des moyens d’écoute et d’analyse), crééer un organisme de défense des frontières et de contrôle des populations étrangères (regrouper certaines compétances aujourd’hui Police de l’Air et les Frontières, les RT (ex-RG), l’ex DST et les Douannes), redonner aux RT (ex-RG) leurs compétances en matière de contrôle politique, placer la lutte anti-terroriste sous le contrôle de la DGSI, renforcer la notion de Secret Défense, rétablir les Lettres de Cachet uniquement à usage Royal et uniquement pour les cas de crime de lèse-majesté, d’atteinte à la sureté de la nation, le terrorisme et de tout problème regardant la sécurité du territoire (le Roi s’engagera sous serment à n’utiliser en aucun cas les Lettres de cachet pour des affaires de droit commun).

    2. Réunir les conditions politiques du renseignement.

    Prendre en compte les nouvelles menaces (la présence à l’Est de stocks d’armes, la monté de l’islamisme, la migration planétaire de populations non-Chrétiennes), assurer le soutient financier de la politique du renseignement (passer des paroles aux faits, donner plus de moyens humains, technogiues et… financiers à nos services, revaloriser les Fonds Secrets), préserver l’indépendance du renseignement (Le SGDN doit relever directement du Chef de l’Etat et non plus du I° Ministre), honorer les hommes de l’ombre (Bond! James Bond!).

    3. Se donner les capacité d’intervenir à l’extérieur.

    Adapter nos résaux de renseignement à la nouvelle donne stratégique (Nos Services sont très bons au Levant, au Maghreb, et dans certaines parties de l’Afrique, il faut développer un regard vers l’Amérique Latine et l’Asie du Sud-Est), renforcer le service action de la DGSE (Nous possédons d’exellants Commendement d’Opérations Spéciales (COS), Commendos de Recherche et d’Action en Profondeur (CRAP), Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMA), Sticks Action Spéciales, commendos de renseignement des Recherches Humaines et autres Dragons, qui valent bien les Delta Force américains : il faut leur donner PLUS DE MOYENS, plus de budjet ! ), créer une force d’action polyvalente (sur le modèle du Commendement des Opérations Spéciales, créer des Commendos d’Opérations Spéciales pouvant agir indiféremment sur terre, sous la mer et dans les airs, sélectionant les meilleurs marsoins, les meilleurs paras et les meilleurs fantômes des Recherches Humaines), créer une unité fantôme pour le travail « bagnato » si la lutte anti-terroriste sur le terrain recquiert une action chirurgivcale directe en situation extrême, ce qui n’exclue pas en temps ordinaire l’emploi des forces spéciales en uniforme de l’Armée Française.

    4. Organiser la sécurité nationale.

    Réunir le Conseil de la Sécurité Interieure et le Secrétariat Général de la Défense Nationale en un conseil unique dit Conseil de la Sécurité Nationale, CSN rattaché directement et exclusivement au Chef de l’Etat, modifier la directive « Télévision sans Frontière » afin d’y inclure une disposition relative à la lutte contre la propagande terroriste, cette exigence technologique s’appliquant tout particulièrement aux communication électroniques, certaines données techniques doivent pouvoir être transmises plus rapidement au services spécialisés.

    PS : merci à Jean Réno d’avoir rendu hommage à nos officiers traitants dans « Godzilla »…

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