À nos amis Allemands : « De grâce, débarrassez-vous au plus vite d’Angela Merkel ! »

15 Nov

Nous avons longtemps pensé que l’Allemagne avait touché le fond avec l’accueil frénétique de plus d’un million de migrants en 2015-2016 et ses conséquences, à l’instigation de cette pauvre folle d’Angela Merkel.

Les résultats de cette politique immigrationniste, dont elle se justifiait au nom d’une démographie déclinante et d’un besoin important de main d’oeuvre prétendument (mais faussement) qualifiée, ne se sont pas fait attendre aussi bien en terme sécuritaire (avec un nombre jamais connu dans le pays de violences en tous genres) qu’économique. Depuis, les Allemands, peuple toujours pragmatique, tentent de redresser la situation de leur pays en multipliant les expulsions effectives d’immigrés. Même si celles-ci se font hélas vers les pays voisins et le notre en particulier…

Mais l’incurie et la dangerosité de la chancelière allemande ne s’arrêtèrent pas en si bon chemin ! Et voilà que, quatre ans plus tard, ses concitoyens découvrent que la situation économique de leur pays se dégrade à très grande vitesse du fait d’un manque criant d’investissements dans les infrastructures industrielles (mais pas que) et aussi du fait de la lente mais inexorable dégradation de la production et des capacités exportatrices du pays. Au point que la récession est quasiment là.

Or, ne l’oubliez pas, en Allemagne en particulier, la rencontre d’une crise économique (qui pourrait devenir sévère) et de la montée parallèle en puissance de mouvements politiques extrêmes n’a jamais engendré que du malheur et de la violence.

Et le verdict est tombé : au troisième trimestre, l’économie allemande a fait quasiment du sur-place. Le produit intérieur brut (PIB) de la locomotive économique européenne a très légèrement progressé de 0,1 % entre juillet et septembre, selon les données publiées jeudi 14 novembre par l’office fédéral de la statistique (Destatis). Ce résultat peu reluisant est jugé bien décevant. Après une baisse de 0,2 % de son PIB entre mars et juin (chiffre corrigé après une première estimation à – 0,1 %), l’Allemagne courait certes le risque d’entrer en récession technique, définie par les économistes comme deux trimestres consécutifs de contraction de l’activité. Elle y échappe de peu mais pour combien de temps ?

Récession ou pas, la distinction est pour les experts, avant tout d’ordre sémantique. « Dans les faits, avec 0,1 % de plus ou de moins, la dynamique économique dans sa globalité ne change pas beaucoup », analyse Stefan Kooths, directeur du centre de prévisions conjoncturelles de l’Institut pour l’économie mondiale (IfW) de Kiel. « La discussion autour d’une récession technique est d’un intérêt limité, souligne l’économiste. Ce qui est clair, c’est que l’activité industrielle est bel et bien en récession. »

En effet, dans le secteur manufacturier, épine dorsale du modèle économique allemand, les mauvaises nouvelles s’accumulent depuis déjà un an. La dernière déception remonte à la semaine dernière. Jeudi 7 novembre, Destatis annonçait que la production industrielle allemande avait reculé de 0,6 % en septembre, après un léger répit en août. La première économie européenne faisait beaucoup moins bien que la zone euro, où la production industrielle augmentait de 0,1 % en septembre, selon Eurostat. Et par rapport à septembre 2018, l’activité manufacturière outre-Rhin accuse une chute de 4,3 %.

Fortement orientée vers l’exportation, l’industrie allemande est plus exposée que celle de ses partenaires européens aux vicissitudes du conflit douanier entre les Etats-Unis et la Chine, ainsi qu’aux incertitudes liées à un Brexit qui s’éternise (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/23/face-a-un-brexit-dur-les-pays-de-lue-ont-probablement-plus-a-perdre-que-le-royaume-uni/). Mois après mois, les chiffres de la machine exportatrice allemande sont en dent de scie. Ils étaient meilleurs que prévu en septembre, avec un bond de 1,5 % par rapport au mois précédent, mais cette belle surprise faisait suite à une baisse de 0,9 % en août. Et ça continue…

Finalement, l’année 2019 ne devrait pas finir en beauté pour le commerce extérieur germanique. La Fédération allemande des chambres de commerce et d’industrie (DIHK) pronostique une « mini-croissance » de 0,3 % des exportations cette année, suivie d’une baisse de 0,5 % en 2020. Le bond de 3 % des exportations allemandes en 2018 semble décidément bien lointain.

« L’affaiblissement de la conjoncture économique mondiale et le ralentissement du rythme des échanges commerciaux ont un fort impact sur les exportations allemandes », résume Ilja Nothnagel, membre du comité directeur de la DIHK. « Les perspectives sont inquiétantes pour notre économie. Et elles vont le rester », déplore l’expert, démontrant s’il en était besoin le désastre du mondialisme.

L’économie allemande dans son ensemble devrait néanmoins connaître un discret rebond au quatrième trimestre et terminer cette année éprouvante sur une note faiblement positive : l’institut économique de Stefan Kooths, l’IfW de Kiel, table sur un accroissement du PIB de 0,4 %. L’économiste, explique ce timide rebond par une consommation des ménages « robuste »…pour le moment.

En 2020, les chercheurs de l’IfW, tout comme le gouvernement, pronostiquent une hausse de 1 % de l’activité économique outre-Rhin, avec toutefois un bémol : près de la moitié de l’accroissement prévu sera due au moins grand nombre de jours fériés !

Heureusement, malgré cette conjoncture morose, le marché du travail continue de bien se porter outre- Rhin comme d’ailleurs dans la plupart des pays de l’UE. Avec 6 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en octobre, le taux de chômage est resté stable, à 5 %, soit juste au-dessus du plus bas historique de 4,9 % atteint au printemps. Pour Stefan Kooths, le marché de l’emploi connaît un « tournant » : l’expansion record de la population active de ces dernières années est en passe de s’interrompre. Mais compte tenu du million de postes non pourvus, une explosion du chômage reste peu probable.

La situation est toutefois préoccupante dans certains secteurs en difficulté. L’industrie sidérurgique allemande pourrait ainsi supprimer 1 500 de ses 90 000 emplois, selon un rapport de l’institut économique RWI publié en octobre. Et dans l’automobile, c’est pire. « Fournisseurs inclus, ce secteur détruira, dans le pire des cas, 125 000 postes en Allemagne au cours des cinq prochaines années », pronostique Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Center Automotive Research de l’université de Duisbourg-Essen. Mais les difficultés que traverse l’industrie automobile allemande ne sont pas simplement liées à la conjoncture économique actuelle, et seront plus longues à résorber.

Le gouvernement de coalition CDU-CSU continue pourtant à récuser toute politique de relance budgétaire, malgré les appels de Paris ou du Fonds monétaire international (FMI). Comme nombre de ses confrères allemands, l’économiste Stefan Kooths approuve l’orthodoxie de Berlin. « Si une crise économique devait éclater, l’Etat devrait, bien sûr, abandonner le “zéro noir” [de l’équilibre budgétaire], concède-t-il. Mais à l’heure actuelle, cela n’a pas lieu d’être. »

Rendez-vous donc bientôt…quand la crise sera là !

Le 15 novembre 2019.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “À nos amis Allemands : « De grâce, débarrassez-vous au plus vite d’Angela Merkel ! »”

  1. Paul-Emic novembre 15, 2019 à 10:10 #

    en prime ils vont gouter aux joies de l’immigration de masse extra-européenne

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