Une preuve de plus que l’UE est une association de malfaiteurs.

20 Nov

Le président du conseil régional de Normandie, Hervé Morin, est vent debout contre les bateaux-usines qui croisent dans la Manche. Il a rendu publique une lettre adressée au ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, le 29 octobre. Dans ce courrier, il relaye l’inquiétude des pêcheurs normands face à la « présence au large des côtes de deux bateaux faisant partie des plus gros chalutiers au monde ».

En l’occurrence « le Margiris et le Annie Hilina, qui mesurent plus de 140 mètres de long et peuvent collecter en une journée 250 tonnes de poissons, soit l’équivalent annuel de cinq bateaux normands », écrit M. Morin. Même s’il reconnaît que ces deux navires sont dans leur droit, il demande une révision de la politique européenne commune des pêches « afin de mettre en place des règles strictes permettant une cohabitation raisonnable avec la pêche artisanale ». Le président du conseil régional souligne qu’il y a, aujourd’hui, 700 bateaux de pêche en Normandie.

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/objectif-terre-un-bateau-usine-inquiete-les-pecheurs-de-la-manche-2510-1196774.html

« Les chalutiers énormes ne datent pas d’aujourd’hui, il y en a une vingtaine d’une taille de 80 à 100 mètres de long, et cela fait une trentaine d’années qu’ils passent. Mais cela devient insupportable en particulier dans la Manche, qui est une mer presque fermée, de les voir siphonner les poissons. D’autant que 80 % de nos bateaux font moins de 12 mètres », explique Dimitri Rogoff, président du Comité régional des pêches maritimes de Normandie. Il note que sur ce sujet, marins français et britanniques sont d’accord – un fait suffisamment rare pour être souligné – pour bouter les bateaux-usines hors de leur zone de chalandise.

Dans sa réponse, le ministère de l’agriculture estime que « l’activité de ces navires n’a pas d’impact sur les possibilités de pêche des navires français ». Il pointe le fait que les navires Margiris et Annie Hilina, battant respectivement pavillon lituanien et allemand, ont égalité d’accès aux eaux et aux ressources de l’Union européenne (UE). Avec leur quota, ils ont le droit de pêcher dans les zones économiques exclusives des différents Etats membres. Et donc dans la Manche.

C’est bien en cela qu’il convient de dénoncer l’Union européenne qui s’acharne à détruire les activités industrielles locales au profit des mastodontes mondialisés. 

« C’est le néant. Pas de réponse du gouvernement », réagit M. Morin qui affirme vouloir défendre le dossier au niveau bruxellois. « On ne peut pas avoir des discours sur l’orientation environnementale de l’Europe et laisser des bateaux-usines ratisser la ressource au ras des côtes », estime-t-il. Or, l’UE discute justement du dossier pêche. Bruxelles a décidé d’allouer un budget de 6 milliards d’euros, sur la période 2021-2027, au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) qui subventionne la pêche, l’aquaculture et la protection du milieu marin. Reste à définir les modalités de versement de ces aides…

L’ONG Bloom surveille de près ces discussions. Elle a donné un quasi-satisfecit à la proposition de la Commission européenne qui favorise une « transition vers une pêche à faible impact environnemental et à haute valeur sociale ». Au moment même où les Etats membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) cherchent à négocier un accord multilatéral pour interdire les subventions néfastes qui encouragent la surcapacité de la flotte et la surpêche. Mais tout cela ne sont que de bonnes paroles.

Car Bloom s’inquiète des positions prises par le Parlement européen et le conseil des ministres. En avril, le Parlement s’est dit prêt à réintroduire des subventions à la construction de navires ou à la modernisation de la flotte. Des subventions qui avaient été interdites en 2004 pour lutter contre la surpêche. En juin 2019, les ministres réunis en conseil sont allés plus loin, en ne limitant pas les aides aux bateaux de moins de 12 mètres mais aux moins de 24 mètres. Réunie mardi 12 novembre, la commission de la pêche du nouveau Parlement européen a voté pour entériner la position de la précédente législature.

Les débats s’annoncent donc houleux entre tenants de la pêche artisanale, ONG environnementales et armateurs. Dans ces discussions, les gros armateurs, en particulier néerlandais, ont bien l’intention de peser et de peser lourd. Le lobby de la pêche industrielle est donc, comme d’habitude, à l’oeuvre. En son sein, Parlevliet & van der Plas, propriétaire du Margiris, ou Cornelis Vrolijk, actionnaire de l’armement France pélagique, qui possède le Sandettié, un bateau-usine immatriculé…à Fécamp (Seine-Maritime).

Le Sandettié (90 mètres de long)

Qui seront les gagnants ? En tout cas pas les citoyens européens qui continuent à soutenir cette association de malfaiteurs.

Le 20 novembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Une preuve de plus que l’UE est une association de malfaiteurs.”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 20, 2019 à 7:23 #

    En France, on ne chôme pas. Merci pour cette
    « Convention de la Droite » qui donne l’envie de s’engager même
    si le problème est clairement le système politique actuel qui est en fin de
    course, à plus ou moins brève échéance et je pense que nous sommes d’accord
    là-dessus.

    Alors que faire ? Pour reconstruire un pays, dans l’histoire, tous
    les pays qui ont essayé de le faire en changeant les têtes pacifiquement
    ou dans le sang ont été plongés soit dans une crise intérieure, soit précipités
    dans des guerres meurtrières, donc il faut apprendre de ces erreurs pour ne
    pas recommencer.

    Ce que nous pourrions faire, mais là j’applique juste les principes développés
    par Joseph de Maistre, Charles Maurras, Gustave Thibon, Jean Ousset et
    Jacques Trémolet de Villers: le secret pour rebâtir une société Catholique fondée sur l’amour du Beau, du Bien et du Vrai, c’est tout d’abord de SACRALISER
    la famille en supprimant toutes les lois qui l’ont mise en pièces en quelque
    quarante années. Ensuite retisser les liens sociaux locaux: produire, acheter
    et manger local. Favoriser les relations de services entre voisins aussi bien
    dans les villes que dans les régions. Enfin, décloisonner les entreprises, je veux
    dire par là leur permettre, tout en croissant et se multipliant, qu’elles se
    fassent une concurrence saine et non faussée : vers un sain actionariat salarié.

    Seule une FRANCE retrouvant ses racines Chrétiennes pourra de nouveau être FILLE AINNE DE L’EGLISE et EDUCATRICES DES PEUPLES, et en premier des peuples européens…

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