Et après ?

22 Nov

Anne-Diana Clain, 44 ans, sœur aînée des voix francophones de l’organisation Etat islamique (EI), a été condamnée mercredi 20 novembre à Paris à neuf ans de prison, assortis d’une période de sûreté des deux tiers pour avoir tenté, en 2015, de rejoindre ses frères Fabien et Jean-Michel en Syrie (morts début 2019) avec son « mari religieux« , Mohamed Amri, un Tunisien de 58 ans, leurs trois enfants et son fils issu d’une précédente union, tous mineurs. Ledit mari (déjà marié civilement à une autre femme et non divorcé) a, lui, été condamné à dix ans de prison avec une période de sureté des deux tiers et une interdiction définitive du territoire français, pour délit d’association de malfaiteurs à visée terroriste.

Le couple et leurs enfants avaient échoué à atteindre les zones tenues par l’EI, où se trouvait déjà toute la famille d’Anne-Diana, dont ses frères. Interceptés à la frontière turco-syrienne en juillet 2016, ils avaient été expulsés en septembre 2016 et incarcérés depuis en France. L’instruction de cette affaire a donc duré trois ans ! Est-ce raisonnable ? Manifestement, les juges anti-terroristes ne furent pas, dans cette affaire, des foudres de guerre…

La présidente du tribunal correctionnel, Isabelle Prévost-Desprez, a pourtant souligné leur « acharnement à vouloir passer en Syrie ». « Ce projet a échoué contre votre volonté, jamais vous n’y avez renoncé volontairement », a appuyé la présidente à l’attention des prévenus, pas même après les attentats du 13 novembre 2015 revendiqués depuis la Syrie par les frères d’Anne-Diana, devenus propagandistes de l’EI. « Vous avez entraîné vos enfants dans ce périple mortifère jusqu’à votre interpellation en Turquie à la frontière syrienne », a insisté la présidente, dénonçant des faits « d’une extrême gravité ».

Et après ?

A l’énoncé du jugement, les proches du couple, dont leurs enfants, ont éclaté en sanglots. Lors du procès, Mohamed Amri a assuré qu’il n’était pas question de s’établir en Syrie, uniquement de rendre visite à la famille Clain et éventuellement les « convaincre » de rentrer. En quelque sorte, un voyage touristique et d’agrément ! Le tribunal a néanmoins sanctionné une attitude de « déni, voire de provocation ». Anne-Diana Clain a quant à elle expliqué qu’il s’agissait de partir vivre auprès de ses proches dans une « utopie » islamiste. Elle affirme aujourd’hui avoir été aveuglée par ses frères et l’idéologie de l’EI.

Ces deux-là en sont morts…de rire.

Mais notons tout de même que, pour le tribunal, sa « prise de distance » « peut être un préalable à une évolution positive » !!!

Elle a été condamnée à un suivi socio-judiciaire de trois ans assorti d’obligations. Devant une peine qui « ne tient pas compte de l’évolution de MmeClain », ses avocats, Martin Desrues et Xavier Nogueras, ont expliqué qu’ils feraient appel.

Que Mohamed Amri en prenne pour dix ans (dont moins de sept seront effectués dans le meilleur des cas) est déjà scandaleusement clément quand on sait que c’est lui qui est à l’origine de la conversion à l’islam de la totalité de la famille Clain (https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/18/anne-diana-clain-l-ainee-oubliee-d-une-fraterie-de-djihadistes-devant-la-justice_6019591_3224.html). En revanche, certains naïfs pourraient se réjouir de la décision courageuse de la justice de lui interdire définitivement le territoire français (après qu’il aura purgé sa peine).

Eh bien sachez que cette décision ne sera probablement jamais exécutée. Pour des raisons humanitaires !

Mohamed est en effet père de trois enfants FRANÇAIS QU’AUCUN JUGE NE SEPARERA DE LEUR PÈRE, FUT-IL EN TERRORISTE. Mohamed restera donc en France, sans que cela émeuve qui que ce soit.

Quant à sa charmante « épouse religieuse » (qui, soit dit en passant, est tout de même sa seconde femme et fait donc, de lui, un authentique POLYGAME en France !), la fameuse Anne-Diana Clain, elle n’écope que de neuf ans d’emprisonnement (dont seulement six seront effectués dans le meilleur des cas), dans un confort dont nous ne doutons pas (avec les fameuses unités de vie familiale – UVF -, pour mieux se reproduire mais pas que *) et au terme desquels…elle sera libre comme l’air.

Trouvez-vous cela acceptable ?

Nous, NON.

Et c’est donc pour ces gens-là (et tous ceux qui leur ressemblent) que le CER exige le rétablissement de la peine de relégation à vie, comme dans le bon vieux temps, dans des bagnes ad hoc et dans les lieux que nous avons déjà proposés **.

À bon entendeur salut.

Le 22 novembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Souvenez-vous à ce sujet de l’attentat de Condé-sur-Sarthe : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/03/07/il-y-eut-les-bordels-aux-armees-il-y-a-maintenant-les-bordels-en-prison/

** Relire, par exemple, ces deux articles :

Une Réponse to “Et après ?”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 22, 2019 à 8:16 #

    Il est nécessaire, à l’image de nos amis du CRIL 17, de créer une cellule de membres appartenant au Corps mystique du Royaume de France en survivance, constituée dans l’espérance de la résurrection du Royaume de France.

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