Mensonges autour du « Brexit ».

22 Nov

Vous connaissez depuis longtemps notre point de vue sur les effets du « Brexit » et les manoeuvres de l’Union européenne pour en minimiser les conséquences positives. Mais vous savez aussi pourquoi ! (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/23/face-a-un-brexit-dur-les-pays-de-lue-ont-probablement-plus-a-perdre-que-le-royaume-uni/).

Or il se trouve que le dernier (et deuxième) baromètre des « relations économiques franco-britanniques » de la Franco-British Chamber of Commerce & Industry – un réseau regroupant 2.000 entreprises des deux côtés de la Manche – vient d’apporter de l’eau à notre moulin.

Il montre, en particulier, qu’un secteur tire déjà son épingle du jeu dans ce feuilleton pré-Brexit : les vins, spiritueux et tabac qui ont soutenu l’excédent de la France vers le Royaume-Uni (+2,5 milliards d’euros) dans le domaine relativement stable des échanges de biens (60 milliards au total). L’export des boissons et tabac français est passé de 2,1 milliards d’euros en 2017 à 3,1 milliards en 2018, peut-être pour anticiper une éventuelle future taxation à l’importation.

Mais, loin de présenter une rupture inquiétante, ou un quelconque chaos, l’étude de la Chambre franco-britannique montre aussi une continuité des investissements entre les deux pays. Le volume des investissements directs à l’étranger (IDE) de la France vers le Royaume-Uni a représenté 129 milliards d’euros (94 projets), tandis que, dans le sens inverse, ils ont représenté 94 milliards (118 projets), avec une hausse de 8 % des deux côtés depuis 2017« La dynamique continue », résume-t-on chez PwC.

A l’opposé des discours alarmistes « ou de l’effet chiffons rouges » qu’il conteste, ce réseau d’entreprises, au pragmatisme anglo-saxon, met en avant la continuité des relations économiques. « On ne va pas passer de l’ombre à la lumière, les échanges vont continuer, les traités bilatéraux seront renégociés, et l’adaptation se fera sur trois à quatre ans », prédit d’un ton apaisé Thierry Drilhon, ex-patron de Cisco monde et président de la chambre de commerce franco-britannique. Le baromètre rappelle que le Royaume-Uni reste le premier pays pour lequel la France a un excédent commercial.

C’est ce que le CER affirme, envers et contre tous, depuis 2016, date du référendum britannique sur le retrait du royaume de l’Union européenne. Une décision que la France tarde hélas à prendre.

Le 22 novembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Mensonges autour du « Brexit ».”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 22, 2019 à 1:01 #

    Les incertitudes sur les conséquences indirectes d’un « Brexit » sans accord sont, elles, considérables. Déclencherait-il un effet domino sur le Vieux Continent ? Les investisseurs internationaux considéreraient-ils que l’UE est en voie de désagrégation ? surtout si une vague eurosceptique bouleverserait les prochaines élections EN FRANCE ? Tant qu’Emmanuel Macron est au pouvoir, tout FREXIT sera renvoyé aux callandes Grècques… mais après 2022 ? QUE SERAIT L’UNION EUROPENNE SANS LA FRANCE ? Autant de doutes susceptibles de fragiliser un peu plus encore la croissance de la zone euro. D’où la necessité pour la Commission Européenne de « la faire payer » au Royaume Uni Bretagne sortant. Et de dissuader les autres pays de suivre le pa. A coup de pression économique. Et de mensonges…

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