Voici vos nouveaux oppresseurs :

29 Nov

Regardez-les bien, ce sont les vingt-six nouveaux Commissaires européens réunis pour leur photo de famille, mercredi 27 novembre, autour de la présidente de la Commission de Bruxelles, Ursula von der Leyen.

Quelques minutes plus tôt, le Parlement européen avait donné son aval au collège de Mme von der Leyen avec une large majorité : 461 voix pour, 157 contre et 89 abstentions.

Il faut dire que, jusqu’ici, les eurodéputés n’avaient pas ménagé l’ex-ministre de la défense d’Angela Merkel. Pour mémoire, le 16 juillet, appelés à se prononcer sur sa nomination, ils ne lui avaient accordé qu’une très courte majorité, de neuf voix, avant, en octobre, de rejeter les candidatures de trois de ses commissaires, dont la Française Sylvie Goulard.

« Je suis très heureuse » de cette « ample majorité », a commenté Mme von der Leyen mercredi. Les conservateurs (PPE), les sociaux-démocrates (S&D) et les libéraux (Renew) ont quasi unanimement voté pour son collège. Il y a bien eu quelques défections, comme les sociaux-démocrates français, mais elles sont restées marginales. Et cette fois, contrairement à la précédente, la présidente de la Commission aurait pu se passer du soutien des ultraconservateurs polonais du parti Droit et justice (PiS) ou du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) italien.

Les Verts, pour leur part, se sont très largement abstenus. « Nous ne voulons pas brandir le carton rouge, mais nous ne voulons pas donner carte blanche », a prévenu leur coprésidente, Ska Keller. En fin de compte, il n’y a que les extrêmes gauche (GUE) et droite (ID), ainsi que quelques députés isolés, qui se sont exprimés contre le collège.

Prudemment, le vote était nominatif, et non pas à bulletin secret comme le 16 juillet, ce qui a joué en faveur de Mme von der Leyen ! Surtout, cette dernière n’a pas ménagé ses efforts pour convaincre les élus. Jusqu’au bout, elle a fait des concessions quand cela s’avérait nécessaire. Même à la veille du vote, elle a encore procédé à d’ultimes ajustements dans les portefeuilles de ses commissaires. La libérale Vera Jourova, chargée des « valeurs et transparence », et le PPE Margaritis Schinas (préservation devenue  » promotion de notre mode de vie européen ») ont échangé une partie de leurs attributions, la première récupérant les questions d’égalité, le second obtenant le dialogue avec les religions. Mais ces petits arrangements ne changeront rien à l’essentiel : 

Ces gens-là seront toujours, pour notre pays, autant de gauleiters à la main du mondialisme.

Dans son discours qui a précédé le vote, Mme von der Leyen a bien pris garde de ne fâcher personne. Et d’envoyer quelques ultimes signaux. Ainsi, pour rassurer le PPE, des rangs duquel elle est issue, elle a évoqué l’importance de l’agriculture, dont elle n’avait jusque là pas dit un mot alors qu’elle sait que la révision de la PAC (politique agricole commune) ne manquera pas d’entraîner des drames parmi nos paysans. Dans ce contexte, c’est une intervention pesée au trébuchet, qu’elle a livrée mercredi, qui pouvait sembler manquer de souffle. D’ailleurs, « Le moment n’est pas venu de vendre du rêve », a commenté l’eurodéputé Les Républicains (LR) François-Xavier Bellamy.

Avec un mois de retard et après quelques sueurs froides, donc, la Comission von der Leyen va pouvoir se mettre au travail. Dès jeudi, la nouvelle équipe devait tenir à Strasbourg sa première réunion, en attendant que chacun s’installe, le 1er décembre, dans les bureaux qui lui sont dévolus dans le bâtiment Berlaymont, au cœur du quartier européen de Bruxelles. Elle ne manquera pas d’évoquer le Brexit – qui en théorie doit se concrétiser d’ici au 31 janvier 2020 – dont les évolutions à venir sont suspendues aux résultats des élections britanniques du 12 décembre.

Mme von der Leyen reviendra aussi, à cette occasion, sur le vote de mercredi.« C’est une majorité nette et stable », a-t-elle répété. En réalité, la présidente sait bien que le Parlement est loin de lui être acquis, même s’il a confortablement élu son collège mercredi. Et qu’elle va devoir, à chaque initiative législative, se démener pour constituer une majorité parlementaire. Le Parlement européen n’a en effet jamais été aussi fragmenté. Ce ne sont plus deux groupes politiques, le PPE et les S&D, qu’il faut désormais unir pour faire une majorité mais trois, avec Renew. Et, si ces formations se divisent, les Verts deviennent alors incontournables.

Dans ce contexte, Mme von der Leyen rencontre tous les lundis les présidents des trois groupes qui la soutiennent, Manfred Weber (PPE), Iratxe Garcia Perez (S&D) et Dacian Ciolos (Renew). Une à deux fois par mois, elle rencontre les coprésidents des Verts, Ska Keller et Philippe Lamberts. Elle compte aussi sur chacun de ses trois vice-présidents exécutifs – Frans Timmermans (S&D), Margrethe Vestager (Renew) et Valdis Dombrovskis (PPE) – pour s’occuper plus particulièrement de son camp et associer le Parlement à la préparation des textes dont il a la charge.

La présidente de la Commission aura très vite l’occasion de tester l’efficacité de sa méthode. Elle souhaite, en effet, faire une communication le 11 décembre sur un sujet qui fracture sa majorité mais dont elle a fait sa priorité : le « Green Deal » (sic). Certes, il n’y aura pas de vote à la clé dans l’immédiat, mais son intervention pavera la route pour les différents projets de loi qui seront ensuite déclinés pour mener la transition écologique en Europe.

A Strasbourg, la perspective de cette communication est dans toutes les têtes. Le PPE, moins ouvert aux questions environnementales que les S&D et Renew, préférerait que Mme von der Leyen en reste aux grands principes. Ses deux alliés, en revanche, plaident pour des engagements chiffrés, qui l’engagent pour la suite. Puisqu’elle a promis la neutralité carbone en 2050, et a déjà dit vouloir réduire d’ici à 2030 de 50 % à 55 % les émissions des gaz à effet de serre, il faut qu’elle réitère cet objectif, jugent-ils.

Autre sujet sur lequel ses paroles seront scrutées à la loupe : la taxe carbone aux frontières de l’Union, à laquelle cette fidèle de Mme Merkel se dit favorable. « Une taxe, ça ne se fera jamais, car il faut l’unanimité des Etats-membres. Et par ailleurs, il y a des chances que ça ne soit pas compatible avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce. Il vaut mieux parler de mécanisme. Mais pour l’instant, Mme von der Leyen parle de taxe et M. Timmermans [en charge du “Green Deal”] de mécanisme », explique l’eurodéputé (Renew Europe) Pascal Canfin. Comprenne qui pourra !

Mais, le pire, réside dans le fait que ni Mme von der Leyen ni aucun de ses sbires n’aient le moindre projet fort et courageux pour lutter contre l’invasion du continent européen par des hordes migrantes…Est-ce vraiment une surprise ?

Il est urgent de quitter cette association de malfaiteurs.

Le 29 novembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Voici vos nouveaux oppresseurs :”

  1. Hervé J. VOLTO novembre 29, 2019 à 1:46 #

    Regardes bien cette vidéo de la Lettre Patriote
    https://lalettrepatriote.com/zemmour-vs-lagarde-lunion-europeenne-peut-elle-devenir-une-nation/

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