Christophe Castaner ne sera jamais autre chose qu’un imposteur.

3 Déc

Plus personne n’ignore aujourd’hui cette image d’Emmanuel Macron

Qui exprime si bien la réalité et que nous répétons inlassablement depuis mai 2017. Eh bien sachez qu’elle peut s’appliquer avec autant d’évidence à son ministre de l’intérieur qui brille par son mimétisme présidentiel et que nous surnommons, pour cette raison, Castaner-dit La Voix de Son Maître. Un hommage au fameux label discographique dont chacun se souvient (https://fr.wikipedia.org/wiki/HMV).

A quelques semaines des prochaines élections municipales, au cours desquelles La République en Marche, le parti au pouvoir, risque d’être durement sanctionné, le ministre de l’intérieur bombe le torse et joue les prognathes sur le thème de l’islamisme et des listes électorales communautaires pour tenter de ratisser des voix sur sa droite !

C’est ainsi qu’il a adressé, le 28 novembre, à tous les préfets, en sa qualité de ministre de l’intérieur et aussi…des cultes, une circulaire dans laquelle il est ouvertement demandé de faire du « combat » contre « l’islamisme » et le « communautarisme » un « nouvel axe » fort de l’action de l’Etat. Nous en sommes

Morts de rire.

Car, si Christophe Castaner-dit La Voix de son Maître et son Maître lui-même avaient la moindre volonté de lutte contre les agissements de l’islam et leurs conséquences en France…ça se saurait. Et, en particulier, nous n’aurions pas à déplorer les nombreux attentats dont les Français sont victimes. Car, en d’autres termes, il ne suffit pas de parler pour être efficace. Il faut agir.

Et Christophe Castaner d’insister dans l’imposture : « J’assume : mon adversaire, c’est l’islamisme ». Et c’est précisément là toute l’ambiguïté du discours du ministre qui, d’ailleurs, se garde bien de définir ce qu’est à ses yeux l’islamisme.

Faut-il donc lui rappeler que l’islamisme et…l’islam ne sont qu’une seule et même philosophie prétendument religieuse. Si Christophe Castaner veut se débarrasser de ce qu’il appelle l’islamisme, il ne pourra pas faire l’économie de se débarrasser de l’islam et de ses adeptes. TOUS SES ADEPTES. Et tout le reste n’est que littérature.

Pire (et preuve qu’il n’est que « La Voix de son Maître« ), ses déclarations s’inscrivent dans la continuité de celles d’Emmanuel Macron, le 19 novembre, à l’occasion du Congrès des maires de France. Ce jour-là, le chef de l’Etat avait déjà annoncé « des ­actions nouvelles concrètes » visant « l’islamisme politique » de ceux qui ont « un projet de séparation d’avec la République ». Autre imposture puisque, par définition, l’islam n’est qu’un projet d’organisation tyrannique de la société. Un projet de séparation d’avec la République.

Une manipulation aussi esquissé depuis quelques semaines par le secrétaire d’Etat Laurent Nunez auprès du ministre de l’intérieur lors de ses déclarations publiques, mais cette fois appuyée par des consignes directes aux préfets.

Bref, autant de manoeuvres politiques opportunistes dans un contexte de campagne prémunicipale. Même si M. Castane justifie, lui, ce « changement de paradigme » par la nécessité de transparence sur les pratiques de son administration. « Quand je suis arrivé dans ce ministère, on m’a expliqué un peu sous le sceau du secret ce qui était fait depuis plusieurs années. J’aurais pu faire comme beaucoup, continuer à ne pas nommer les choses, mais il y a des problèmes qu’il faut poser pour et avec les musulmans. On n’est plus dans le temps des non-dits », précise même le ministre. Et, là, il nous faut le rappeler tout de suite aux dures réalités qui lui échappent : personne ne résoudra les « problèmes » qu’il évoque « POUR ET AVEC LES MUSULMANS » ! Pour la simple raison de bon sens que nous évoquions plus haut à propos de l’islamisme et de l’islam.

Ces pratiques auxquelles fait référence M. Castaner concernent le ciblage de commerces ou d’associations cultuelles et sportives gérés par des personnalités appartenant aux milieux rigoristes musulmans (souvent salafistes). Ces structures sont généralement visées pour leur influence et les discours qui peuvent y être tenus : souvent pro-charia, anti-Etat, invitant notamment à privilégier l’enseignement scolaire à la maison. A défaut de levier juridique pour les affaiblir au nom de leur obédience religieuse – la liberté de culte est garantie en France –, le ministère de l’intérieur multiplie les contrôles à leur égard en matière d’hygiène, de sécurité ou de fraude fiscale. Faux cul ! Pourquoi, tout simplement ne pas appeler un chat, un chat ? Et un musulman…un islamiste (qui n’est, en vérité, rien d’autre qu’un adepte de l’islam).

Jusqu’en 2018, ces opérations étaient aléatoires. Mais en créant les « quartiers de reconquête républicaine » (sic), nouveau label inventé pour renforcer la sécurité publique dans un certain nombre de quartiers populaires (mais qui fait bien rire leurs habitants), des « plans de lutte contre l’islamisme radical » ont été mis en place en parallèle. Un pilote de ces dispositifs a été désigné à Paris : le préfet Frédéric Rose, passé notamment par les cités toulousaines. Une approche très sécuritaire de la lutte contre les dérives de l’islam radical entérinée par la nomination, en octobre, de M. Rose à la tête du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation. Hélas, M. Rose porte bien son nom :

Rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin…

M. Castaner considère le renforcement de cette politique comme une manière de contrecarrer « la théorie de l’impossibilisme juridique ». En clair, une façon d’avoir prise sur le conservatisme religieux et ses dérives, malgré les ­limites de la loi. Depuis février 2018, ses services ont ainsi fait un usage extensif de la loi controversée sur la sécurité intérieure (SILT) qui permet la fermeture de lieux de culte en s’appuyant sur la simple diffusion de « propos », « idées » ou « théories » « incitant à la violence, à la haine ou à la discrimination ». Douze mosquées ont été fermées. Dans le même esprit – mais avec d’autres leviers juridiques –, 129 débits de boissons ont été fermés, ainsi que quatre écoles et neuf associations.

Tout cela est très bien et nous l’approuvons. Mais ça ne suffira jamais car, ne l’oubliez pas, il y a aujourd’hui au bas mot plus de 10 millions de musulmans en France !

Hormis la loi SILT, le ministère de l’intérieur n’a de toute façon pas beaucoup d’outils nouveaux pour appuyer son apparente offensive. Dans la circulaire adressée aux préfets le 28 novembre, M. Castaner rappelle d’ailleurs que ce « combat » contre « l’islamisme » doit se faire « dans le cadre des lois prévues par la République ». Un cadre contraint que la Place Beauvau entend toutefois optimiser par le volontarisme administratif. Autant dire

Un cautère sur une jambe de bois…

L’un des principaux reproches adressés par les acteurs du terrain au gouvernement est justement de faire de la lutte contre « l’islamisme et le communautarisme » un enjeu exclusivement sécuritaire, au détriment de « l’essentiel », à savoir une approche « économique et sociale ». Alors que notre pays a dépensé et dépense toujours des sommes astronomiques SANS AUCUN RESULTAT dans le gouffre des successives politiques de la ville (plus de 100 milliards d’euros ces trente dernières années). Quel aveuglement.

« A chaque fois que quelque chose ne va pas dans le pays, l’exécutif agite la peur de l’islamisme et du communautarisme,fulmine ­Sylvie Thomassin, maire socialiste de Bondy (Seine-Saint-Denis), qui dénonce une « posture politicienne». « Ce qui ne veut pas dire, précise-t-elle, que le problème n’existe pas, mais ils se trompent dans la manière de l’aborder. » Ben voyons…

Pour l’élue, en répondant à une « attente larvée de certains citoyens » (sous-entendu d’extrême droite), l’exécutif crée « une fracture de plus dans la société française » au lieu de se concentrer sur des solutions « constructives » concernant le tissu associatif « considérablement fragilisé depuis le gel des emplois aidés » ou encore l’aide à l’emploi.

Une colère partagée par Khalid Ida-Ali (en Algérien dans le texte), président de l’Inter-Réseaux des professionnels du développement social urbain, qui rassemble quelque 600 acteurs de la politique de la ville. « Si l’objectif du gouvernement est de redonner à certains le goût de la République, il faudrait peut-être commencer par cesser de les stigmatiser en permanence !, réagit-il. Au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes de fond, ils jouent les pompiers-pyromanes et nourrissent ce qu’ils disent vouloir combattre. »

M. Castaner réfute cependant tout amalgame entre la « lutte contre le terrorisme et ce que nous [son ministère] faisons là ». Il dément aussi tout ciblage particulier des adeptes du salafisme ou de l’islam frériste : « Je n’ai pas à désigner une pensée, je constate simplement les résultats de cette pensée. Or dans mes attributions, s’il y a la gestion et la protection des cultes, il y a aussi celle de l’unicité de la République. »

Au total : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Car, en réalité, tant que ces imposteurs feront semblant de ne pas comprendre que moins il y aura de musulmans en France et….moins il y aura d’islamistes, rien ne sera jamais résolu. Et même pire.

Le 3 décembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “Christophe Castaner ne sera jamais autre chose qu’un imposteur.”

  1. Hervé J. VOLTO décembre 3, 2019 à 12:25 #

    Castaner n’est pas le seul imposteur : il n’est que le représentant d’un imposture qui dure depuis l’Amandement Vhallon de 1875.

    L’impsoture est dans le régime qui assassine la France. Le Régent Présidentielle n’est que le fruit de cette imposture et castaner n’est que la voix de son maître.

    L’imposture est la Régence Républicaine elle-même : il serait temps d’y mettre fin…

  2. Hervé J. VOLTO décembre 3, 2019 à 1:06 #

    L’Union des démocrates musulmans français (UDMF) a présenté une première partie de ses candidats pour les élections municipales de 2020. Lancée en 2012, cette organisation était déjà présente cette année aux élections européennes.

    Pour l’instant, le mouvement affiche une quinzaine de têtes de liste sur toute la France et vise un objectif de cinquante. En région parisienne, elle en présente d’ores et déjà huit.

    A Paris, Jean Préau, le secrétaire général l’UDMF qui se présente comme «musulman et petit-fils de résistant», compose une liste pour le XIVe arrondissement, et Halima Raiteb, cadre infirmier, dans le XXe. […] La tête de liste de Clichy est Oussama Adref, administrateur réseau et président de la toute nouvelle Union des Clichois. Dans les Yvelines, les têtes de liste sont connues à Guyancourt (Mabella Dekiouk), Mantes-la-Ville, Mantes-la-Jolie et aux Mureaux. « Mais tous ne veulent pas donner leur nom, car certains ont déjà reçu des menaces », assure Jean Préau à nos confrères du Parisien.

    Nous verrons bientôt comment le Ministres de l’Intérieur se comportera face à ces gens là…

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