Les esclavagistes à l’oeuvre.

6 Déc

Nous ne cessons de le répéter : le transfert des hordes migrantes des côtes africaines vers l’Europe ne cessera pas tant que les négriers de nos pays continueront à pouvoir employer, le plus souvent de façon frauduleuse, leurs nouveaux esclaves avec la bénédiction des pouvoirs publics. Et ceci est vrai PARTOUT AU SEIN DE L’UNION EUROPEENNE. Ce qui permet de rappeler à ceux qui l’auraient oublié qu’

elle n’est qu’une association de malfaiteurs.

Les exemples ne manquent pas et nous en avons rapporté d’innombrables au long de nombreux articles. En insistant chaque fois non seulement sur l’invitation à accroître le flux migratoire que ces emplois clandestins (ou même autorisés) engendrent chez des entrepreneurs véreux mais aussi sur la fraude fiscale et sociale qui en résulte, pour le plus grand malheur des contribuables.

En voici de beaux exemples venus…du Royaume Uni, ce qui présente un avantage : la lutte contre l’immigration illégale, colonne vertébrale du Brexit, devrait bientôt pouvoir y mettre fin. Pas chez nous hélas !

Marcin travaille douze heures par jour, six jours par semaine, parfois sept. Le grand gaillard ne se plaint pas. Voilà quinze ans que ce Roumain lave des voitures à la main, au Magic Hand Car Wash du sud de Londres.

Asperger de produit nettoyant, passer l’éponge une fois, puis une deuxième fois, rincer au jet d’eau pressurisé, puis recommencer avec la voiture suivante, le tout sans gant ni bottes en ce jour de novembre… A 6 livres (7 euros) le lavage, le double pour nettoyer aussi l’intérieur, le prix est extrêmement compétitif.

Marcin est le symbole d’une certaine dérive de l’économie britannique, où le secteur informel, souvent nourri d’une main-d’œuvre immigrée, règne en maître. L’évolution des stations de lavage de voitures au Royaume-Uni est une véritable parabole, qui raconte le problème de productivité du pays, les conditions de travail, l’immigration et, dans les cas les plus extrêmes, le développement de l’esclavage moderne.

En quinze ans, les rouleaux de lavage automatique des stations-service ont pratiquement disparu du pays, remplacés par du lavage à la main ! Mais si, mais si ; un rare exemple de dérobotisation d’un métier. Dans ce secteur, outre-Manche, l’homme est plus compétitif que la machine. « On est passé d’une industrie intensive en capital à une industrie intensive en main-d’œuvre », explique Ian Clark, de l’université Nottingham Trent, auteur de plusieurs études sur le sujet. Ou comment les esclavagistes modernes sont capables d’inverser des dogmes quasi religieux…

Brian Madderson, de l’Association des laveurs de voitures (CWA), qui représente les entreprises officielles du secteur, ne décolère pas. « On fait face à de la concurrence déloyale avec des petites stations de lavage qui ne paient pas leur TVA, ni le salaire minimum, ni les cotisations sociales… Dans les stations-service, on voit souvent des machines de nettoyage à l’abandon, remplacées par un groupe de gens qui font le travail à la main. » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/02/08/y-aurait-il-des-chefs-dentreprise-vereux-qui-ne-paient-pas-les-cotisations-sociales-de-leurs-employes/).

Selon lui, au moins un millier de stations de nettoyage automatique ont dû fermer depuis une décennie, sachant que l’investissement dans les rouleaux coûte près de 50 000 euros.

Le Magic Hand Car Wash du sud de Londres est un bon exemple de cette économie grise. Coincée dans l’arrière-cour d’un petit immeuble, installée depuis des années, l’entreprise semble officielle. Des panneaux affichent les prix, un système de carte de fidélité est proposé. Mais le paiement est uniquement en espèces et les quatre employés ce jour-là – un Roumain, un Polonais, deux Afghans – sont payés de la main à la main par leur patron albanais !

A ses débuts, Marcin gagnait 20 livres par jour (23 euros), une misère. Désormais, il est fier de son salaire : 400 livres (469 euros) par semaine. Soit presque 2 000 euros par mois. De quoi lui permettre de rentrer de temps en temps chez lui, voir sa famille, et de mettre un peu d’argent de côté. Il parle aujourd’hui un anglais correct, assure (sans preuve) payer ses impôts, et préfère ne pas trop se poser de questions sur les « quatre ou cinq » différents patrons qui se sont succédé un peu mystérieusement à la tête de cette petite station de lavage. Quant à sa retraite, il préfère ne pas en parler.

Au Royaume-Uni, selon M. Madderson, il y aurait environ 4 000 stations de lavage automatique, contre 10 000 à 20 000 à la main. « Je suis allé à une conférence à Amsterdam, et mes homologues d’Allemagne, d’Autriche ou de Suisse ne revenaient pas de la situation britannique. Dans ces pays, le lavage à la main n’existe pratiquement pas. »

Le problème n’est pas la régulation britannique. Le salaire minimum, à 8,21 livres de l’heure (9,61 euros), est proche de celui de la France (10,03 euros), les règles environnementales obligent à installer certains filtres pour les rejets des eaux usées et les heures supplémentaires sont encadrées.

Mais au Magic Hand Car Wash, aucune de ces réglementations ne semble respectée. Marcin dépasse très largement la limite maximum de quarante-huit heures de travail hebdomadaires, et rapporté à l’heure, son salaire tourne autour de 5,50 livres, un tiers de moins que le minimum légal.

Cela semble être à peu près la norme. M. Clark, de l’université de Nottingham Trent, et son confrère Trevor Colling, de celle de Leicester, ont mené une étude des stations de lavage dans ces deux villes. En moyenne, les vingt-quatre travailleurs qu’ils ont pu interroger percevaient 14 % de moins que le salaire minimum. Et, de préférence, le plus discrètement possible…

L’explication, dit M. Madderson, vient de la non-application des réglementations. « Les agences chargées de les faire respecter sont inefficaces. Ça ne les intéresse pas. » D’autant que la supervision est morcelée : l’agence de l’environnement est responsable des eaux usées, une autre se charge des violations du droit du travail, le fisc britannique des impôts… Dix ans d’austérité ont souvent réduit leurs effectifs et leurs moyens d’action sont très limités. C’est, au fond, comme chez nous.

A l’extrême, cette négligence des services de l’Etat donne lieu à un véritable esclavage moderne. En août 2015, le sort de Sandu Laurentiu avait retenu l’attention des médias. Le Roumain, qui travaillait au Bubbles Car Wash dans l’est de Londres, est mort électrocuté en prenant sa douche dans le minuscule appartement qu’il partageait avec cinq collègues au-dessus de la station de lavage où il travaillait. Le propriétaire avait trafiqué les plombs et le chauffe-eau électrique de la salle de bains était dans un état de délabrement avancé. La traite négrière a du bon quand même !

« On a affaire à des réseaux très sophistiqués, décrit Mgr Alastair Redfern, un évêque anglican à la retraite, spécialiste de l’esclavage moderne. La main-d’œuvre immigrée est attirée en faisant miroiter des salaires alléchants. Mais à leur arrivée, les patrons confisquent leurs passeports, conseillent aux nouveaux arrivés de ne pas faire confiance à la police britannique, font régner la terreur. Parfois, des comptes en banque sont ouverts au nom des travailleurs, à qui on fait signer des papiers qu’ils ne comprennent pas, et des emprunts sont pris en leur nom, sans qu’ils le sachent. » Comment voulez-vous, avec ça, que lesdits négriers ne fassent pas tout ce qu’ils peuvent pour que de pseudo-ONG trafiquent des migrants en Méditerranée ? C’est pour cela que leur nombre ne diminuera pas si NOUS ne prenons pas les choses en main.

Face à ces dérives, l’industrie prétend vouloir s’organiser (pour faire sans doute illusion). Elle est en train de créer le label « Responsible Car Wash », que des sites pourront obtenir à condition de respecter un code de bonne conduite. Plusieurs projets pilotes ont été menés cette année, et les premiers labels doivent être accordés en 2020. « Cela peut être une publicité positive pour ceux qui le reçoivent, et provoquer ensuite un effet boule de neige », espère Teresa Sayers, qui dirige avec optimisme le projet.

Reste que c’est l’attitude des clients qui sera la plus importante. Tant que ceux-ci choisiront en priorité les prix bas, les mauvaises conditions de travail risquent de perdurer. C’est ce que nous réclamons chez nous depuis longtemps, comme nous réclamons de récompenser le patriotisme économique : acheter français et si possible jamais ce qui vient d’ailleurs.

Au début des années 2000, les stations de lavage britanniques ressemblaient pourtant à celles du reste de l’Europe occidentale. Pourquoi ce basculement ? M. Clark cite une multiplicité de facteurs. L’interdiction de fumer dans les lieux publics et la libéralisation de la vente d’alcool dans les supermarchés a provoqué de nombreuses faillites de pubs. Cela a libéré des parkings vides, des espaces désertés qui offrent un bon lieu d’accueil pour les stations de lavage.

En parallèle, dans le sillage de la crise financière, le marché de l’emploi est devenu beaucoup plus flexible et occulte : les régulations n’ont guère changé, mais les contrats courts et l’auto-entreprenariat se sont fortement développés.

« Une vague d’immigrés d’Europe de l’Est est aussi arrivée à partir de 2004 [quand dix pays ont rejoint l’Union européenne], ajoute M. Madderson. Pour nombre d’entre eux, les stations de lavage étaient le premier point de chute. » Aujourd’hui encore, la main-d’œuvre vient très majoritairement de ces pays. même si elle a tendance à se diversifier du côté du Moyen-Orient, de l’Afghanistan ou du Pakistan.

La « permissivité visible » de l’économie, pour reprendre l’expression de M. Clark pour qualifier cette part d’économie grise visible de tous et acceptée, contribue à la productivité catastrophique du Royaume-Uni, qui est inférieure de 23 % à celle de la France, et de 26 % à celle de l’Allemagne. Si le pays a connu une croissance relativement bonne depuis 2012, c’est essentiellement grâce à l’augmentation de sa main-d’œuvre : de plus en plus de Britanniques et d’immigrés travaillent. En revanche, chaque travailleur produit peu. Les stations de lavage, qui ont créé de l’emploi mais détruit des investissements, participent à cette évolution.

Prions pour que le « Brexit » remette les pendules à l’heure. Et, surtout, pour que le régime politique change…en France.

Le 6 décembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “Les esclavagistes à l’oeuvre.”

  1. Hervé J. VOLTO décembre 6, 2019 à 3:45 #

    Le problème des retaites fait passer en second plan celui de l’immigration : pas un mot dans la presse, qu’ell osit écrite ou audio-visuelle !

    Regardez : le mouvement de grève contre la réforme des retraites a été très suivi à la Télé et sur internet. Peu de Gilets Jaunes mais beaucoups de blousons noirs cagoulés. Selon la tournure des événements dans les prochains jours, le gouvernement lâchera, ou pas, du lest. Le Premier Ministre doit rendre ses arbitrages en milieu de semaine prochaine.

    Dans l’attente, Emmanuelle Macron prépare une stratégie de chute féline : attérissage en douceur, sur ses pattes…

  2. Hervé J. VOLTO décembre 6, 2019 à 4:17 #

    Financer les retraites par l’immigration de masse ? Jean-Paul Delevoye, l’homme qui dit tout haut ce que le gouvernement pense tout bas, s’est bien là démasqiué : Pour le haut-commissaire aux retraites, l’immigration est une chance pour le financement de celles-ci.

    Dans l’attente, le mouvement de grève contre la réforme des retraites a été très suivi : dans la presse, à la télé sur le web. Selon la tournure des événements dans les prochains jours, le gouvernement lâchera, ou pas du lest. Le Premier Ministre doit rendre ses conclusions en milieu de semaine prochaine…

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