Brexit : les eurolâtres ont la pétoche, c’est bon signe.

23 Déc

Après les succès du Premier ministre britannique, Boris Johnson, d’abord face aux électeurs lors des récentes élections législatives puis des députés de la Chambre des Communes la semaine passée, le quotidien de la pensée conforme et obligatoire, Le Monde, nous a gratifié samedi 21 décembre d’un éditorial qui en disait long sur la panique qui gagne les instances dirigeantes de l’Union européenne (UE). Ce qui a de quoi nous réjouir tant cela nous donne raison lorsque nous affirmons que les pays de l’UE ont beaucoup plus à perdre du Brexit que le Royaume-Uni. Tout comme ils auraient aussi beaucoup plus à perdre que la France de notre départ de l’institution (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/23/face-a-un-brexit-dur-les-pays-de-lue-ont-probablement-plus-a-perdre-que-le-royaume-uni/).

Reprenons donc les principaux arguments et autres commentaires du Monde (https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/12/20/le-brexit-les-yeux-bandes-des-britanniques_6023591_3232.html).

«  En apparence, le Brexit est une affaire classée. En accordant à Boris Johnson une large majorité à la Chambre des communes, les électeurs britanniques ont plébiscité le bateleur qui n’a cessé de marteler une promesse prioritaire à leurs yeux : en finir avec les atermoiements et mettre en œuvre, d’ici à la fin janvier 2020, leur décision de sortir de l’Union européenne (UE). » Ainsi débute cet éditorial…

Que l’éditorialiste nous permette dès à présent de signaler à nos lecteurs, après trois ans et demi de durs débats, de chantage et même de menaces organisés ou proférés par la Commission européenne et ses sbires à l’encontre des Britanniques, que traiter Boris Johnson de « bateleur » n’est rien moins qu’une insulte qui mériterait que nous rappelions pourquoi l’UE n’est plus aujourd’hui, pour nous, qu’une vulgaire association de malfaiteurs. Les preuves de cette affirmation sont innombrables et ont été largement détaillées dans nos publications (mot-clé « association de malfaiteurs » sur notre moteur de recherche).

Disons-le tout net. Ce que l’UE et Le Monde ne supportent pas, c’est la victoire de Boris Johnson par KO…sur l’Union et tous ses prophètes. Car ce petit monde espérait bien que les citoyens britanniques se déjugeraient et se montreraient moins hostiles à Bruxelles que lors du référendum de juin 2016. C’est l’inverse qui s’est produit à l’appel du Premier ministre britannique : les électeurs se sont ralliés en masse à son mot d’ordre qui fut, tout au long de la dernière campagne électorale, « Get Brexit done ! » (faisons le Brexit !). Et pan sur le bec…Alors, Le Monde prend la mouche :

«  En réalité, personne ne sait ce que Boris Johnson va faire de l’immense pouvoir qu’il va exercer pendant cinq ans, les mains d’autant plus libres que l’opposition travailliste, sonnée par sa bérézina électorale, ne sait plus elle-même où elle habite. Le refus, ou l’incapacité, des deux grands partis britanniques à expliquer à l’opinion les enjeux concrets du Brexit – le démantèlement des milliers de liens tissés avec l’UE dans tous les domaines – aboutit à cette situation extravagante : après quarante-deux mois de débats et deux campagnes électorales, en 2017 et 2019, les Britanniques ont, les yeux bandés, confié les clés du royaume à un homme qui ne leur a pas dit quel type de relations il souhaite conserver avec le continent. » La réponse est pourtant simple :

 » Get Brexit done ! « 

C’est-à-dire  » Quittons cette prison et prenons le large.  » Ce se seront donc que de simples relations de (si possible bon) voisinage. Et fini les oukases des fonctionnaires de Bruxelles.

Le Monde l’a d’ailleurs compris même s’il fait semblant du contraire :

«  Des relations proches avec libre accès au marché européen afin de préserver l’économie, en particulier les emplois des ouvriers pro-Brexit du nord de l’Angleterre qui ont lâché le Labour pour voter conservateur ? Ou un simple accord de libre-échange qui, en rompant avec les règles européennes, satisferait les partisans d’une nouvelle révolution thatchérienne et enchanterait l’ami Donald Trump ?  » Vous l’aurez remarqué, le nom de l’épouvantail est lâché : Donald Trump.

Et le quotidien du soir d’ajouter, comme pour se rassurer : «  En annonçant qu’il inscrirait dans la loi son refus de dépasser la date butoir du 31 décembre 2020 pour boucler ces négociations, objectif a priori irréaliste, Boris Johnson menace de choisir la rupture. Mais son itinéraire d’opportuniste – son choix pro-Brexit n’avait rien d’évident avant 2016 – et son pragmatisme rendent possible une attitude plus ouverte, compte tenu d’un rapport de force économique défavorable : l’UE absorbe 47 % des exportations britanniques, alors que le Royaume-Uni ne pèse que 7 % de celles de l’Union. » Mais, manifestement, l’éditorialiste n’y parvient pas quand il avoue que «  Pour l’Europe, cette incertitude prolongée constitue un danger et un avertissement. Danger de voir le Royaume-Uni se transformer, à ses portes, en une économie concurrente pratiquant une politique de dumping douanier, fiscal, social et environnemental. Avertissement si l’on considère l’affaiblissement du débat public, l’escamotage des enjeux du Brexit, masqués par le talent d’illusionniste du premier ministre, et le délabrement de l’opposition, qui traduisent l’ébranlement du système politique britannique, la plus enracinée des démocraties du continent.« 

Alors, souvenez-vous ici de ce que nous écrivions dans les pages de notre blogue:

Ils ont eu tort de ne pas vouloir nous entendre…

Le 23 décembre 2019.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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