Dormez, braves gens, l’immigration est sous contrôle.

2 Jan

En voulez-vous une nouvelle preuve ? C’est très simple. À côté du « goutte-à-goutte migratoire » que nous avons révélé et que nous continuons de dénoncer malgré les dénégations du gouvernement (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/01/le-goutte-a-goutte-migratoire-continue-sans-faire-de-vagues/), voici qu’explosent les traversées clandestines de la Manche par des migrants lassés d’attendre le bon vouloir à les accueillir du Royaume-Uni.

C’est d’ailleurs un nombre quatre fois plus important que l’an dernier. Près de deux mille cinq cents migrants tentant de traverser la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne ont été récupérés en mer en 2019, selon un bilan des autorités publié mardi 31 décembre. Ajoutez-y tous ceux qui ont eu la bonne fortune de réussir leur traversée et vous obtiendrez un nombre beaucoup plus conséquent.

Depuis la fin de l’année 2018, ces tentatives ne cessent de se multiplier dans la Manche, malgré les mises en garde répétées des autorités soulignant le danger lié à la densité du trafic, aux forts courants et à la faible température de l’eau. Ce sont en outre souvent de petites embarcations pneumatiques surchargées qui prennent la mer, souligne la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.

Mardi encore, une embarcation légère a été signalée « en difficulté » à environ 11 km au nord de Dunkerque. Les six hommes à bord, dont « certains en hypothermie », ont été ramenés au port de Calais (Pas-de-Calais).

Selon la préfecture du département français, d’où partent « 95 % » des embarcations, le « plan d’action » visant à « mettre fin » à ces traversées annoncé en janvier par le ministère de l’intérieur produit des résultats…mitigés. « Depuis un an, 55 % des traversées ont été mises en échec » grâce à « la forte mobilisation des forces publiques françaises en mer et sur terre », souligne le préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry. Ces chiffres prennent en compte les migrants interceptés et les canots cachés dans les dunes découverts par les forces de l’ordre.

Depuis octobre, quarante-cinq réservistes de la gendarmerie renforcent « en permanence » les brigades pour surveiller le littoral du Pas-de-Calais, distant d’une trentaine de kilomètres de l’Angleterre. « Ces traversées continuent parce que certains réussissent à passer et, surtout, parce qu’elles sont très rentables pour les passeurs ! », déplore François Guennoc, vice-président de l’association L’Auberge des migrants. Il constate « un phénomène nouveau : de plus en plus de départs simultanés (…) visant à disperser les efforts des autorités qui surveillent la côte ».

Le 9 août, une femme avait été retrouvée morte après avoir tenté de gagner l’Angleterre. Elle avait embarqué ce jour-là sur un bateau pneumatique aux côtés de dix-neuf migrants irakiens et iraniens, dont sept mineurs.

Deux semaines plus tard, un Irakien avait été retrouvé mort au large de Zeebruges (Belgique) après avoir tenté une traversée à la nage…Les corps de deux autres hommes, également irakiens, ont été retrouvés sur une plage au Touquet (France) mi-octobre.

Malgré les évacuations régulières des camps de fortune (qui se reconstituent à la même vitesse ce qui prouve que les entrées à partir de l’Espagne, de l’Italie ou de l’Allemagne ne diminuent pas), plus d’un millier de migrants vivent toujours « dans des tentes, dehors ou dans des hangars » dans la région, essentiellement à Calais et à Grande-Synthe (Nord). Selon les préfectures, environ quatre cents migrants, originaires d’Afghanistan, du Soudan et de la Corne de l’Afrique, vivent officiellement à Calais, et environ trois cents personnes, des Kurdes irakiens et des Iraniens, à Grande-Synthe. En réalité, ils sont bien plus nombreux que cela.

Douterez-vous encore que le gouvernement d’Emmanuel Macron nous ment ?

Le 2 janvier 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Dormez, braves gens, l’immigration est sous contrôle.”

  1. Hervé J. VOLTO janvier 3, 2020 à 7:01 #

    Bernard Rougier est un homme sous pression. Dans quelques jours paraîtront « Les territoires conquis de l’islamisme » (PUF), une enquête universitaire implacable sur la manière dont des « écosystèmes islamistes » se sont développés à l’intérieur des quartiers populaires, succédant au communisme de l’après-guerre. Le chercheur sait que son ouvrage risque d’entraîner des réactions courroucées et des pressions. Pour ce spécialiste de l’idéologie salafo-djihadiste en France et au Moyen-Orient, il aura été paradoxalement plus facile de travailler au cœur des camps de réfugiés palestiniens il y a vingt ans que dans la couronne de banlieues parisienne, lyonnaise et marseillaise…

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