Rapatriement des djihadistes : nous avions raison de ne pas faire confiance au gouvernement d’Emmanuel Macron.

13 Jan

La position du CER sur la question du rapatriement des djihadistes français ayant survécu à leurs méfaits au Proche-Orient a toujours été claire : c’est NON. Mesure qui doit évidemment être associée à une déchéance de la nationalité française. Nos publications expliquant cette position sont nombreuses et précises et peuvent être aisément retrouvées sur notre blogue grâce à notre moteur de recherche (mot-clé « djihadistes français« ).

Nous avons même récemment traité de la question de l’incontournable libération de ces criminels après leur jugement en France et l’accomplissement de leur peine de prison (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/01/08/si-nous-ne-nous-en-chargeons-pas-le-djihad-se-chargera-de-nous/).

Eh bien, sachez que Nicole Belloubet, notre garde des Sceaux et ministre de la justice, vient de laisser entendre que le gouvernement allait finir par accepter le rapatriement de ces criminels détenus par les Kurdes en Syrie.

« Jusqu’aux récentes évolutions, nous pensions à la possibilité de mettre en place avec d’autres Etats européens un tribunal mixte en Irak » pour juger les djihadistes étrangers que leurs pays ne veulent pas reprendre, un tribunal « que nous aurions appuyé », a expliqué la ministre dans les colonnes de Libération.

Mais « la donne a changé, a-t-elle souligné sans sans aucune explication. Dans ce cas-là, s’il n’est plus possible de les juger sur place, je ne vois pas d’autre solution que de rapatrier ces gens en France. Tout combattant terroriste qui serait rapatrié serait judiciarisé comme nous l’avons toujours fait. »

Sauf que c’est justement ce que nous refusons obstinément.

« On ne peut prendre le risque d’une dispersion dans la nature, prétend Mme Belloubet. On ne va pas avoir cinquante solutions : soit on va les rapatrier car on considère qu’il vaut mieux qu’ils soient sous contrôle français, soit ils s’évaporeront… Avec les risques que cela suscite. »

Oubliant de préciser que le problème ne se poserait pas dans les mêmes termes s’ils étaient déchus de la nationalité française, comme le font par exemple les Britanniques.

Pour Marc Lopez, membre du collectif Familles unies, qui milite pour le rapatriement des djihadistes pour les juger en France et de leurs enfants, c’est une inflexion : « La ministre ne l’avait pas dit comme ça [jusqu’alors] ». « Il n’y a pas d’autre solution » que le rapatriement, a-t-il souligné. « Depuis le mois d’août, aucune famille n’a de nouvelle des hommes emprisonnés en Syrie », a ajouté M. Lopez dont nous avions déjà dit tout le bien que nous pensions de lui (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/29/marc-et-suzanne-lopez-ont-tout-rate-dans-leur-vie/).

« La garde des sceaux en appelle enfin à la responsabilité et à la raison et il était temps », a réagi, pour sa part, Marie Dosé, avocate de familles d’enfants et de mères détenus en Syrie et collabo notoire avec les djihadistes. « Nous attendions depuis plus de deux années que ce gouvernement revienne enfin à la raison. Qu’il entende l’urgence humanitaire et sécuritaire à rapatrier ces enfants et à judiciariser leurs parents en France », a-t-elle souligné. 

NON, madame Dosé, l’urgence humanitaire et sécuritaire n’est rien d’autre que la protection des Français non terroristes !

Samedi midi, l’entourage de la ministre a fait machine arrière après ce ballon d’essai, et a assuré que sa ligne n’a pas changé. « Notre position est constante, nous considérons que les djihadistes doivent être jugés dans les endroits où ils ont commis leurs exactions. C’est pourquoi nous appuyons, avec d’autres Etats européens, le principe de leur jugement en Irak avec l’ensemble des garanties qui s’imposent », a fait savoir son entourage à l’Agence France-Presse (AFP).

Mi-décembre, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait reconnu que la question d’un jugement en Irak n’était « pas réalisable à court terme », en raison notamment de la révolte qui secoue ce pays. Le chef de la diplomatie avait déclaré qu’en l’absence de procès réalisables en Irak à court terme, le sort des djihadistes étrangers détenus par les Kurdes relèvera du processus de règlement politique en Syrie sous l’égide de l’ONU.

Il avait rappelé la position intangible de la France concernant le sort de ses ressortissants membres de l’organisation Etat islamique (EI) – leur jugement sur le théâtre où ils ont combattu – et souligné qu’elle était partagée par nombre de pays européens.

Nicole Belloubet juge, par ailleurs, dans Libération qu’il n’est « pas acceptable » que de très jeunes enfants de djihadistes français soient retenus dans des camps au Kurdistan. Jusqu’ici, le gouvernement français n’a accepté de rapatrier des enfants de ces camps qu’au « cas par cas ». Après des mois de tergiversations dans un contexte de forte hostilité de l’opinion, Paris a ainsi, en juin 2019, rapatrié douze enfants, dont la majorité était des orphelins, après cinq rapatriements en mars 2019. De la graine de terroristes islamistes…puisque musulmans.

Aussi, nous posons à Emmanuel Macron (qui vient de s’engager à le proposer sur la transition énergétique*) la question suivante : ces scandaleuses tergiversations ne mériteraient-elles pas un référendum sur un sujet aussi grave ? 

Le 13 janvier 2020.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* (https://www.liberation.fr/politiques/2020/01/11/transition-energetique-macron-lance-la-piste-du-referendum_1772454)

Une Réponse to “Rapatriement des djihadistes : nous avions raison de ne pas faire confiance au gouvernement d’Emmanuel Macron.”

  1. Hervé J. VOLTO janvier 13, 2020 à 7:57 #

    Un référendum sur un sujet aussi grave serait enfin voir la République Française devenir une démocratie.

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