EuropaCity * : la fuite en avant consumériste d’élus du Val-d’Oise.

14 Jan

Certains de nos édiles sont indécrottables. Qu’il s’agisse de courtiser l’islamisme pour obtenir des voix que leurs concitoyens français de souche leur refusent de plus en plus souvent ou bien de favoriser un consumérisme effréné qui détruit tout sur son passage y compris notre planète. Et, à quelques semaines de prochaines élections municipales, une prise de conscience de leur nocivité nous paraît nécessaire.

Or sachez que, malgré l’abandon par le gouvernement (que nous réclamions de longue date) du projet de mégacomplexe de commerces et de loisirs honteusement appelé « EuropaCity » dans la plaine de Gonnesse (Val-d’Oise), des élus du département espèrent faire renaître le projet de ses cendres. Ils ont pour cela adressé un « recours gracieux » au Premier ministre, pour lui demander de revenir sur l’abandon annoncé le 7 janvier, a-t-on appris dimanche 12 janvier.

EuropaCity (vue d’artiste)

Le département du Val-d’Oise, la ville de Gonesse et la Communauté d’agglomération Roissy-pays de France (essentiellement composés d’élus Les Républicains -LR- et socialistes -PS-) ont déposé ce recours deux mois après l’annonce de l’abandon du projet qui devait s’implanter sur la zone du « triangle de Gonesse », au nord de Paris. L’annonce avait été faite par l’Elysée, à l’occasion d’un Conseil de défense écologique, Emmanuel Macron jugeant le projet « daté et dépassé ».**

Porté par la filiale d’immobilier commercial du groupe Auchan (comme si une entreprise de ce type avait besoin d’une filiale immobilière !), Ceetrus, et le conglomérat chinois Wanda (et en voilà l’explication, toute obèse de mondialisme), EuropaCity promettait d’attirer 30 millions de visiteurs par an dans ses allées paysagées, en mixant un colossal cocktail de parcs de loisirs, d’équipements culturels, d’hôtels et de commerces, au prix d’un investissement de plus de 3 milliards d’euros et surtout de l’artificialisation de 80 hectares de cultures céréalières.

EuropaCity (vue d’artiste) : les palmiers sont probablement là pour rappeler aux allogènes locaux quelques souvenirs botaniques de leurs lieux d’origine !

« Un courrier de notre avocat a été écrit au Premier ministre pour contester la légitimité de cette décision », a expliqué le maire socialiste de Gonesse, confirmant une information du Parisien. Selon le recours consulté par l’Agence France-Presse (AFP), la décision comporte des « vices de procédure » et repose sur trois motifs non fondés, à savoir « un mode de consommation prétendument obsolète », « une augmentation alléguée du trafic automobile » ou « une artificialisation erronée de 80 ha de terres agricoles ». « De sorte, le retrait s’impose », écrit l’avocat des collectivités dans le recours.

La décision « est entachée d’illégalité en tous points », poursuit la présidente du conseil départemental, Marie-Christine Cavecchi (LR), dénonçant « un excès de pouvoir de l’Etat recentralisateur ».

C’est elle

La même qui, rappelant que c’est l’Etat qui avait aiguillé EuropaCity vers ce territoire à la suite des émeutes de la ville voisine de Villiers-le-Bel en 2007, avait averti que, sans perspective de développement économique (mis à part les razzias menées dans les villes plus riches et l’économie souterraine qui constitue leur milieu naturel) , « ces populations seraient à nouveau face à un mur, sans espoir ». Appelant chacun « à ses responsabilités », l’élue prévenait que « s’il arrivait malheur à EuropaCity, “gilets jaunes” et “bonnets rouges” auront été de la gnognotte au regard de la révolte des Val-d’Oisiens ». Rien de moins…

Mais il est vrai que ces collabos sont prêts à tous les chantages.

« Le recours gracieux est un préalable, parfois obligatoire, à un recours contentieux », précise le département. « Maintenant nous attendons le retour de l’Etat et les élus auront deux mois pour décider de la suite à envisager. »

Un autre recours, en vue d’obtenir des compensations financières, est envisagé, ajoute la ville de Gonesse. « On ne compte pas courber l’échine, ni se laisser faire », dit son maire plus courageux dans ce cas que face aux racailles de ses quartiers malfamés..

Soyons, avec Chateaubriand, « économes de notre mépris tant est grand le nombre des nécessiteux » !

Le 14 janvier 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* « Europacity » : le nom globish de ce projet est en soi tout un programme mondialiste et consumériste.

** (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/11/07/une-fois-nest-pas-coutume-emmanuel-macron-nous-a-entendu/)

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