Le scandale ruineux des mères migrantes isolées.

15 Jan

Martin Hirsch, le directeur de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) était ce latin l’invité de la matinale de France Inter, radio d’Etat (https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-15-janvier-2020), pour verser quelques (discrètes) larmes sur le sort des personnels en colère des hôpitaux parisiens. Mais il était là surtout pour vanter les efforts financiers du gouvernement qui, jusqu’alors, n’ont convaincu personne, ainsi que nous le rappelions ici : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/01/15/la-colere-des-medecins-hospitaliers-prend-de-lampleur/.

Pour vous démontrer l’ampleur de la gabegie financière et de l’incurie des pouvoirs publics pour y apporter les remèdes nécessaires nous vous convions, par exemple, à réfléchir sur le coût de l’accueil des femmes immigrées qui viennent pondre leurs oeufs dans les nids douillets de nos maternités publiques sans faire broncher aucun de nos dirigeants politiques. Vous allez comprendre pourquoi, tant que rien ne changera véritablement (entendez que ces gens-là ne seront pas immédiatement renvoyés chez eux), aucun gouvernement ne pourra satisfaire les exigences légitimes de nos personnels hospitaliers. Le résultat en sera, avant longtemps, que les Français ne pourront plus être correctement soignés dans leur propre pays tant le poids de la misère du monde pèsera sur leurs épaules.

Confortablement installée dans son berceau de la maternité Port-Royal à Paris, l’une des plus réputées de France et dont le prix de journée est de l’ordre de 1 700 euros, Mélissa dort à poings fermés. Bien au chaud, pour le moment. Sa mère sourit en la caressant, puis grimace en se rasseyant sur son lit. La cicatrice de la césarienne effectuée lors de la naissance, dix jours plus tôt, tire encore. « Mais ça, c’est rien », balaie Félicité en haussant les épaules.

Elle a d’autres motifs d’angoisse (le mot choisi par la journaliste qui l’interroge n’est pas trop fort !), qui prennent le pas sur le reste. La mère, 36 ans, est sans domicile fixe. « Pour l’instant, on nous autorise à rester dans cette chambre, mais il suffit qu’il n’y ait plus assez de place, et nous devrons partir. Mais pour aller où ? », interroge-t-elle

Le cas de Félicité est loin, très loin d’être isolé. Plusieurs associations immigrationnistes ont ainsi tiré le signal d’alarme, au début de l’hiver, sur la hausse du nombre de famille allogènes à la rue avec des nouveaux-nés.

« Pour nous, la nouveauté de 2019, c’est les bébés. C’est vraiment très inquiétant. Dans notre structure, on a accueilli plus de 150 enfants nés cette année, dont 85 de moins de six semaines qui n’avaient pas d’endroit où dormir le soir, confirme Clotilde Mercier, chef de service à l’espace solidarité insertion de Bonne-Nouvelle, un accueil de jour parisien qui reçoit les familles immigrées. Cet afflux de nouveau-nés sans hébergement, c’est du jamais-vu. » C’est hélas ce qui démontre l’augmentation colossale des arrivées de femmes enceintes, d’origine principalement subsaharienne, par rapport aux années antérieures et, par voie de conséquence, la naissance sur le territoire français d’un nombre considérable de bambins conçus ailleurs mais auxquels le droit du sol ne manquera pas de conférer, un jour, la nationalité française. Cela porte un nom, nié par nos autorités, mais pourtant d’une évidence criante :

LE « GRAND REMPLACEMENT » DE LA POPULATION FRANÇAISE DE SOUCHE.

Pour Christine Laconde, directrice générale du Samusocial, plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer cette « crise des familles sans domicile ». « Elles sont victimes de goulots d’étranglement successifs liés à la saturation des dispositifs ou à la longueur des démarches administratives : celui de l’accès à l’hébergement [hôtels sociaux, centres d’hébergement ou centres d’accueil de demandeurs d’asile], aux démarches de régularisation, au logement social… », liste-t-elle.

EN UN MOT : À L’IMMIGRATION INCONTRÔLÉE.

« Conséquences de tout cela : les durées d’hébergement s’allongent et les familles stagnent dans des dispositifs trop souvent inadaptés aux besoins des parents comme des enfants, tandis que d’autres, de plus en plus nombreuses, ne peuvent plus y accéder et survivent comme elles le peuvent entre rue, abris de fortune et hébergement chez des tiers. »

Les délais d’attente pour obtenir un hébergement sont passés de deux, trois mois en moyenne à parfois huit mois, observe Clotilde Mercier de l’espace solidarité insertion Bonne-Nouvelle. « Aujourd’hui, les assistantes sociales de notre structure ne remplissent plus leur rôle d’accompagnement, elles passent leur journée à appeler le 115 sans trouver de solution », appuie Chansia Euphrosine, sa directrice.

Les profils des femmes qui se retrouvent ainsi en « errance résidentielle » comme les appellent les associations immigrationnistes, sans solution pérenne d’hébergement, sont divers. La quasi totalité sont des migrantes, très précaires. Certaines ont été victimes de violences lors de leur parcours migratoire, et sont arrivées en France dans un dénuement total mais dont elles sont seules responsables pour avoir quitté leurs villages et leurs familles. D’autres ont été chassées à l’annonce de leur grossesse, se retrouvant du jour au lendemain sans toit sur la tête. Ce dont elles sont encore seules responsables….si vous voyez ce que je veux dire.

Originaire du Cameroun, la fameuse Félicité dont nous parlions plus haut est venue seule en France il y a six ans, guidée par l’espoir d’une vie meilleure (comme si cela devait suffire à se lancer dans une telle aventure et à violer toutes les lois et autres règlementations des pays traversés puis dans lesquels ces gens-là s’installent). Mais « depuis que j’y ai posé le pied, c’est la galère », résume-t-elle avec amertume. Mais, Félicité, c’est là la moindre des choses ! C’est même ce que nous réclamons à corps et à cris de nos dirigeants politiques :

VOUS RENDRE LA VIE SI INTENABLE QUE LA REMIGRATION DOIT DEVENIR LE SALUT.

Après un conflit avec la cousine censée l’héberger en région parisienne (et, là, se pose le problème majeur -que nous avons déjà traité dans nos publications – du rôle des diasporas dans l’invasion allogène dont notre pays est victime *), elle a enchaîné les petits boulots, ainsi que les colocations, en fonction de ses ressources et au gré des rencontres. Pontault-Combault (Seine-et-Marne), Viry-Châtillon (Essonne), Bobigny, Gennevilliers (Hauts-de-Seine)… « J’ai dormi sur beaucoup de canapés », dit-elle.

L’arrivée de sa grossesse, début 2019 (ce qui démontre aussi qu’elle n’y dormait pas seule…), aggrave encore ce quotidien précaire. Le père de l’enfant, un autre Camerounais, qui vit déjà en couple, l’engage à avorter, ce qu’elle refuse. Bravo ! Mais, il cesse alors de l’aider financièrement. Dès lors, c’est la dégringolade. « J’ai dormi à droite, à gauche, sur des bancs, à l’hôpital Robert-Bellanger [à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis], puis je suis arrivée ici, à Port-Royal. J’ai découvert que beaucoup de femmes passaient la nuit dans les hôpitaux avec leurs enfants », poursuit la jeune mère, encore stupéfaite. Pas tant que tous nos compatriotes auxquels les pouvoirs publics le cachent.

Depuis la naissance de Mélissa, c’est ce qu’elle redoute par-dessus tout : « être obligée de descendre » et de retrouver, cette fois-ci avec son bébé, l’inconfort du hall d’accueil, transformé le soir venu en dortoir de fortune. « Elle est si petite, si fragile, comment ne pas tomber malade ? » Vous rendez-vous compte ? À 1700 euros le prix de journée, payés par l’AME (Aide médicale d’Etat). Une pure folie pour le budget des contribuables (petit rappel : le coût de l’AME s’élève à un milliards d’euros environ par an…).

Mais en voici un autre exemple, non moins éloquent. Celui de Sarah, 29 ans, mère d’un petit garçon d’un mois et demi. Tous deux viennent d’arriver dans une chambre d’hôtel loué par le Samusocial après plusieurs nuits passées sur les bancs de la maternité de Port-Royal. « Trois semaines après mon accouchement, j’étais dans ma chambre à la maternité et on m’a dit de descendre. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps », se souvient la jeune femme. Vous avez bien lu : trois semaines d’hospitalisation au même tarif que Félicité quand nos filles ou nos épouses (pour les plus jeunes) sont renvoyées chez elles au plus tard deux ou trois jours après leur accouchement. Pour faire de la place aux nouvelles arrivées-ventouses !

NOTRE PAYS MARCHE SUR LA TÊTE.

Grâce à une association immigrationniste (dont c’est la raison d’être et outrageusement nommée « Un petit bagage d’amour« ), elle a été hébergée quelques nuits chez un couple, avant d’obtenir une place…à l’hôtel. « On m’a dit que je pouvais rester jusqu’à la fin du mois », dit-elle, avant de confier : « J’espère ne jamais retourner avec mon bébé dans le hall d’accueil de la maternité. »

NON, MAIS CHEZ ELLE, AU CAMEROUN, OUI !

Les hôpitaux sont souvent le dernier recours pour les femmes enceintes et les familles immigrées sans domicile fixe. Selon l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, entre 4 000 et 4 500 femmes venant d’accoucher sont concernées chaque année par « des difficultés majeures d’hébergement ». « La plupart quittent les maternités avec une solution d’hébergement, soit par leurs propres moyens, soit avec l’aide des services de l’Etat et des associations. Mais certaines peuvent se trouver plusieurs semaines dans l’attente d’une solution et rester dans les maternités sans raison médicale », précise l’ARS.

À 1 700 EUROS PAR JOUR…

Des remontées hebdomadaires de chiffres ont été mises en place à la mi-décembre 2019 dans vingt hôpitaux franciliens pour mieux appréhender le phénomène, visiblement en augmentation. Les premiers résultats indiquent que, chaque jour, entre 30 et 45 femmes enceintes ou ayant accouché restent à l’hôpital sans raison médicale, ainsi qu’une centaine de personnes, également hébergées sans raison médicale. Parmi elles, 25 à 35 enfants de moins de 6 ans.

Avec de tels chiffres, comment voulez-vous que les hôpitaux ne soient pas dans une situation désastreuse ?

Alors, pour vous convaincre, une petite dernière pour la route. Gloria, une Nigériane de 32 ans, et sa gamine de 10 mois. Elle ne compte plus les endroits où elle a dormi depuis son accouchement en mars 2019, à l’hôpital Lariboisière, dans le nord de Paris. Sans appui, sans emploi, elle a passé elle aussi environ trois semaines sur place avant d’obtenir une première nuit d’hôtel. « C’était parfois une nuit, parfois un peu plus », dit-elle en montrant sur son téléphone (car, ces gens-là disposent de téléphones portables dernier cri, fournis par qui ?), la longue liste de messages indiquant au cours des derniers mois ses différentes adresses. Elle va désormais pouvoir souffler. Non pas parce qu’elle repart au Nigéria mais parce que son association lui a trouvé un petit logement bien comme il faut et pas trop cher, à la portée de la générosité de son…proxénète !

Vous comprendrez peut-être pourquoi, en entendant les bonnes paroles de Martin Hirsch, ce matin, nous étions un peu en colère. Et pourquoi nous lui proposons plutôt cette solution :

Le 15 janvier 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* À propos des diasporas africaines : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/10/immigration-le-danger-ce-sont-les-diasporas/

Une Réponse to “Le scandale ruineux des mères migrantes isolées.”

  1. Hervé J. VOLTO janvier 16, 2020 à 11:17 #

    Pierre Brochand, ambassadeur de France, ancien directeur général de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) de 2002 à 2008, intervenait il y a quelques mois lors du séminaire « Immigration et intégration » de la fondation ResPublica.

    -Le mouvement de l’immigration par le droit, déclare Pierre Branchand, dans la mesure où il est auto-entretenu – l’effet devenant la cause qu’il renforce –, s’accélère spontanément sans crier gare, selon une loi mise en évidence par Paul Collier, éminent économiste d’Oxford. En vertu de ses recherches, 10 immigrés installés en font venir 7 autres par le jeu du droit (regroupement familial, mariages, études, naturalisations) et ces 17 en appellent 12 autres, et ainsi de suite à l’infini, comme dans une pyramide de Ponzi, dont il faut bien payer un jour la note.

    et de conclure :

    -Au final, l’immigration est le seul domaine non militaire où se pratique une sorte de « secret défense » officieux, avec l’intention éminemment louable de ne pas «mettre de l’huile sur le feu», « attiser la braise » ou « faire le jeu de l’extrême droite ». Observons, néanmoins, que cette triple mise en garde reconnaît implicitement la gravité du problème, puisque, dans un cas, on admet qu’il y a le « feu » ou, à tout le moins de la « braise », et, dans l’autre, on ne fait que choisir entre deux maux, ceux résultant d’une éventuelle montée de l’extrême-droite étant jugés pires que ceux provoqués par la poursuite d’une immigration incontrôlée. En somme, le langage que nous tiendraient des autruches si elles avaient la possibilité de parler.

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