Ne vous laissez pas berner par Toyota.

18 Jan

Il paraît que le géant japonais de l’automobile Toyota se plaît en France. Au point que, mardi 14 janvier, le deuxième constructeur mondial a annoncé la production d’un second véhicule dans son usine d’Onnaing (Nord), dans la banlieue de Valenciennes, où la Yaris est déjà fabriquée. La voiture sera un petit SUV (« sport utility vehicle », aux allures de 4 × 4 urbain), concurrent de la Peugeot 2008 ou du Renault Captur. Ni le nom du modèle ni le calendrier de production ne sont, pour l’instant, connus, même si, dans le Nord, un démarrage est espéré dès cette année. Le voici…sur le papier :

Ce qui est sûr, en revanche, c’est que la décision s’accompagne d’un investissement de 100 millions d’euros (il faut bien allécher les édiles locaux), qui viennent s’ajouter aux 300 millions déjà consacrés à la production de la Yaris de quatrième génération, lancée en mai 2019. L’usine emploiera 400 personnes supplémentaires en CDI, faisant passer le nombre de CDI à 3 600, qui seront recrutés essentiellement parmi les quelque 1 000 CDD de l’entreprise. L’effectif global du site atteindra, en tout, 4 500 personnes.

Qui voudrait cracher dans cette soupe ?

Ce qui est aussi acquis, c’est que ce futur SUV Toyota sera doté d’une motorisation hybride, spécialité du constructeur japonais. « Cette technologie est notre atout numéro un, rappelle Eric Moyere, directeur de la communication du site d’Onnaing. Pour la Yaris 4, nous prévoyons que 80 % de la production sera en version hybride. Nul doute que, pour le futur SUV, ce ratio sera aussi important. »

Et plus écologiste que Toyota…tu meurs !

Et bien sachez que la nouvelle était fortement espérée dans le Valenciennois, car elle pérennise l’usine. « Notre ambition de produire 300 000 véhicules par an peut ainsi devenir réalité, assure Luciano Biondo, le directeur de Toyota Motor Manufacturing France, qui gère le site. La production de ce nouveau modèle permettra au site de ne pas être tributaire du cycle de vie commercial d’un seul modèle, renforçant ainsi la stabilité des effectifs dans le temps. »

Ce choix est aussi la suite logique de la décision, annoncée début 2018, de fabriquer dans les Hauts-de-France la dernière génération de la Yaris sur une nouvelle plate-forme industrielle dite « TNGA » (Toyota New Global Architecture), qui a nécessité une refonte de l’usine. C’est aussi sur cette base que sera produit le futur SUV. Il faut dire que plusieurs bonnes fées s’étaient alors penchées sur l’avenir de l’usine. Emmanuel Macron en personne s’était même rendu à Onnaing pour en faire l’annonce. Il était accompagné de Didier Leroy, vice-président de Toyota, chargé de la compétitivité, du planning et des opérations industrielles, numéro deux officieux du groupe.

Le fait que M. Leroy (élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur par Emmanuel Macron), soit Français, nordiste de naissance et ancien directeur de l’usine n’a probablement pas constitué un obstacle à la décision prise au quartier général du constructeur nippon….

« Deux véhicules, c’est une vraie sécurité et, pour certains anciens, un aboutissement, se réjouit Thomas Mercier, délégué CFDT, premier syndicat chez Toyota-Valenciennes. Après vingt ans dans l’usine à ne produire que la Yaris, ils n’étaient pas sûrs qu’ils verraient cela un jour. »

« Cela fait du travail, c’est indéniable, mais je voudrais dire dans quelles conditions,tempère Eric Pecqueur, représentant CGT. Il y a 1 300 précaires à Onnaing, les conditions sont de plus en plus dures, le turnover important chez les CDD et les intérimaires, la pression pour faire de la productivité atteint les limites du supportable. Et avec, au bout du compte, une augmentation générale de seulement 0,8 % cette année. »

Mais qui a le courage de parler du pire chez Toyota, à part le

CER ?*

Car, répétons-le, le constructeur japonais a, sans le moindre scrupule, le monopole de la fabrication des pick-up de combat destinés à toutes les unités d’attaque ou de transport des terroristes, principalement islamistes de par le monde !

Voici d’ailleurs, sur le site de Toyota, le descriptif alléchant de son modèle phare, le Hilux :

 » Ce pick-up légendaire attire tous les regards partout où il passe. Avec son châssis et sa structure de carrosserie repensés, le Toyota Hilux est le pick-up par excellence. Plus baroudeur, plus robuste et plus doué que jamais, il fait aujourd’hui peau neuve avec un design fort, proposant un niveau d’agrément de conduite, de confort et d’équipement exceptionnel. Conçu pour tout aborder, terrain difficile ou stress de la vie quotidienne, rien ne l’impressionne. » 

Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas si tragique. Car, comment des citoyens français (comme leurs dirigeants politiques) peuvent-ils accepter, pour de vulgaires raisons mercantiles et d’emploi, de subventionner une telle entreprise qui fournit les moyens de mobilité et d’attaque aux ennemis de la France, au prix de la vie de nos soldats ?

Nous vous supplions d’y réfléchir. C’est une question d’honneur et de patriotisme.

Le 18 janvier 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Lire ceci :

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