En 40-45, les collabos agissaient plutôt dans l’ombre. Aujourd’hui c’est sous le feu des projecteurs.

24 Jan
Alors que le gouvernement prétend chercher à enrayer l’augmentation du nombre de demandes d’asile, à durcir les critères de naturalisation ou à renforcer la lutte contre la fraude en matière de regroupement familial, un groupe de faux experts sur l’immigration mais authentiques collabos* prend le contre-pied de la politique en vigueur et vient de rédiger un rapport sur le sujet, adressé mardi 21 janvier, au gouvernement et au président de la République.
Ce rapport préconise de…faciliter la régularisation des sans-papiers. Non pas en changeant la loi, ni même en procédant à des régularisations massives. Simplement en appliquant les critères existant (ce qui prouve combien la réglementation est déjà laxiste en la matière !). Des clandestins (entre 300 000 et un million en France – mais, par définition, personne n’en connaît le véritable nombre -) qui, en réalité, ne le sont pas tant que ça puisque, souvent, ils travaillent…au noir, scolarisent leurs enfants (puisque la scolarité est obligatoire et qu’en plus elle facilite le séjour en France) et paient même, pour certains, des impôts !
Ces bonnes consciences vont jusqu’à prétendre que compliquer la vie des sans-papiers ne tarit pas le fameux appel d’air et crée du désordre public (affirmation gratuite sans aucune démonstration alors que l’on sait au contraire que moins l’accueil est facile et chaleureux et plus les migrants ne considèrent la France que comme une étape vers une autre destination – Royaume-Uni ou Scandinavie par exemple -). Ces bonnes personnes n’hésitent donc pas à affirmer avec culot que permettre un accès plus simple aux différents titres de séjour auxquels les étrangers peuvent prétendre rendrait aussi plus efficace, plus légitime, la reconduite aux frontières de ceux qui, selon l’expression consacrée, «  n’ont pas vocation à rester sur le territoire « . Avec l’argument-massue suivant :  » Il y aurait, dès lors, plus de régularisations et plus de  reconduites à la frontière. Plus d’humanité et plus de fermeté justifiée et ciblée. » Ou comment faire feu de tout bois pour parvenir à ses fins…
Ce rapport est désormais sur le bureau du président de la République.Est-il pour autant acceptable ? C’est la véritable question.

« Nous voulons tous sortir d’une frustration au regard de la pauvreté du débat et des politiques publiques depuis trente ans », souligne Pascal Brice, ancien directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et l’un des initiateurs du projet. « Tout est marqué par une volonté malthusienne de dissuasion mais rien n’est prévu pour sortir d’un système qui fabrique des sans-papiers ; ça ne fait qu’ajouter au désordre », poursuit-il.

Les auteurs du rapport – ils sont onze parmi lesquels figurent aussi le préfet honoraire et président de l’association d’hébergement Coallia, Jean-François Carenco ; l’ancien directeur général des étrangers en France (de 2012 à 2015) au ministère de l’intérieur, Luc Derepas ; ou encore l’historien Patrick Weil – partagent le constat d’une politique en « échec » qui, face à des flux constants, ne régularise pas suffisamment ni ne reconduit. Précisons tout de même que si nous protégions réellement nos frontières et reconduisions systématiquement tous ceux qui sont parvenus à les franchir…la question des régularisation ne se poserait pas.

Mais encore faut-il la volonté politique de telles actions.

Résultat : des centaines de milliers d’allogènes sont chez nous, certains y travaillant illégalement et de façon dissimulée (à la plus grande satisfaction d’employeurs véreux) mais beaucoup d’entre eux font l’objet d’obligations de quitter le territoire jamais appliquées.

Au point que notre pays est la risée du monde et subit un flux incessant de nouveaux arrivants qui n’ont évidemment aucune raison d’être inquiets sur le sort qui les attend…

Nos collabos préconisent donc, tout simplement, d’« apurer » la situation en régularisant davantage et notamment les personnes qui ne sont pas expulsables tels que les parents d’enfants nés en France et scolarisés, les conjoints d’étrangers en situation régulière, et tout salarié en contrat ou avec une promesse d’embauche. « Quel que soit leur nombre, elles ne repartiront pas », prétend Jean-François Carenco auquel nous répondons :

1/ QU’ AVANT D’AVOIR À REFLECHIR À LEUR EXPULSION, IL NE FAUT PAS ACCEPTER LEUR ENTREE SUR NOTRE TERRITOIRE;

2/ BIEN SÛR QU’IL REPARTIRONT. PAS GRÂCE À LUI MAIS À NOTRE ARRIVEE AU POUVOIR !

A plus long terme, ces mêmes collabos proposent d’abord de sortir la politique migratoire de la tutelle du ministère de l’intérieur pour la rattacher à un haut-commissariat auprès du premier ministre. Plus accessible aux manipulations du lobby immigrationniste.

Surtout, il appelle à définir « des critères de séjour plus simples et plus réalistes », explique Luc Derepas.

Le rapport suggère ainsi de remplacer la multitude de titres existants (douze cartes temporaires, quinze cartes pluriannuelles…), par cinq catégories. « On a un besoin de lisibilité », défend Olivier Gainon, l’un des coauteurs, chef d’entreprise et ancien directeur de cabinet de Pierre Gattaz au Medef.

Dans la société nautique qu’il dirige, M. Gainon affirme un besoin de main-d’œuvre étrangère pour occuper les « métiers difficiles à pourvoir» (entendez pour lesquels ces entrepreneurs véreux recherchent des esclaves plus dociles et moins exigeants que les Français de souche).

« Arrêtons de forcer les gens à des chicanes administratives qu’on n’aurait jamais l’idée d’appliquer aux Français « , insiste Luc Derepas. C’est précisément ce que nous réclamons des pouvoirs publics : rendre la vie suffisamment intenable aux envahisseurs pour qu’à leurs yeux la REMIGRATION soit une planche de salut !

Le collège veut aussi instituer une durée minimale du titre de séjour à cinq ans – contre un an aujourd’hui – et le remplacement des titres pour dix ans par des titres permanents. Ben voyons.

Outre les catégories classiques d’immigration familiale, étudiante et professionnelle, le collège propose un nouveau titre de séjour,  » humanitaire « , pour les personnes vulnérables victimes de violences ou de traumatismes mais ne relevant pas de l’asile. On croit rêver mais, hélas, on cauchemarde.

Dans une perspective d’« équilibre », le rapport appelle à améliorer l’efficacité des reconduites pour les personnes ne relevant d’aucun titre. Aujourd’hui, moins de 12 % des obligations de quitter le territoire français sont exécutées.

Tout en revenant à une durée de rétention administrative maximale de quarante-cinq jours (au lieu de quatre-vingt-dix jours depuis la loi Collomb de 2018), le rapport suggère notamment d’améliorer l’obtention des laissez-passer consulaires en renforçant la coopération avec les principaux pays d’origine. « Plus légitimes, car prises selon des critères transparents plus conformes à la situation des personnes, ces décisions seront de nature à rencontrer un plus grand consensus social », espèrent les auteurs. Aujourd’hui, près de 80 % des décisions négatives font l’objet de recours contentieux. « Ça restera une question difficile », concède toutefois Luc Derepas. C’est en réalité une vue de l’esprit et seule l’arrestation systématique de tout étranger en situation illégale suivie de son expulsion immédiate peut permettre de lutter contre des arrivées permanentes qui servent à justifier l’apparente logique du rapport en question.

Viennent enfin, dans ce rapport, des suggestions concernant la politique d’asile.

Outre des propositions classiques d’harmonisation européenne des conditions d’accueil et d’examen des demandes, ou de créations de « centres fermés » dans les ports méditerranéens, les auteurs ébauchent une « convention internationale pour la protection des déplacés environnementaux » (Il ne manquait plus que ça). Ils recommandent enfin de « restreindre unilatéralement » l’application du règlement de Dublin pour permettre à des Etats d’examiner les demandes d’asile des personnes déjà enregistrées dans un autre pays de l’espace Schengen, et ainsi lutter contre l’errance des migrants sur le continent.

Bref que de bonnes mesures pour accélérer davantage encore le  » Grand Remplacement « . Alors qu’il n’y a qu’une seule et unique réponse à apporter à ce cataclysme :

Le 24 janvier 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Pascal Brice, ancien président de l’OFPRA (l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), Patrick Weil, historien (de gauche) au CNRS, mais aussi des syndicalistes, un membre du MEDEF (intéressé à la traite négrière) et un même un préfet.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :