Ceux que Jupiter veut perdre, il les rend fous (suite…sans fin)*

31 Jan


Serment d’Hippocrate traditionnel

Alors que, depuis la loi Giscard-Chirac-Veil du 17 janvier 1975, la France a institutionnalisé le meurtre des enfants (qualifiés avec mépris d’embryons non désirés) âgés de moins de 12 semaines – soit 14 semaines d’aménorrhée – (non seulement sans l’ombre d’un état d’âme mais en créant avec impudence un délit d’entrave à l’avortement), voici que nos savants et leurs porte-paroles médiatiques découvrent, avec une larme à l’oeil, que la perte spontanée d’un fœtus, même à un stade précoce de la grossesse, peut engendrer chez de nombreux parents une souffrance d’une profonde intensité. Difficulté à se remettre de la mort d’un « petit être » (dont on a voulu nous faire croire qu’il n’était qu’un amas de quelques cellules !) qui n’a pas existé aux yeux des autres, remarques blessantes de l’entourage, sentiment de culpabilité, annonce communiquée de manière parfois brutale… Ces différents aspects feraient du deuil périnatal, au dire des auteurs, une épreuve particulièrement difficile à surmonter.

Mais qui parle du « petit être » supprimé volontairement (donc assassiné) dans le ventre de sa mère, pour convenance personnelle et au point que l’avortement est devenu pour beaucoup de femmes (surtout les plus jeunes)…une vulgaire méthode contraceptive.

(Relisez surtout ceci : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/01/nous-ne-sommes-pas-simone/)

Ainsi, selon les résultats d’une étude prospective réalisée auprès de 650 femmes par l’Imperial College de Londres, et publiée le 14 janvier dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology, près d’une personne sur trois ayant vécu une fausse couche (avortement spontané) avant douze semaines de grossesse, ou ayant subi une grossesse extra-utérine (lorsque l’embryon s’implante en dehors de l’utérus), se trouverait dans un état de stress post-traumatique pouvant perdurer, pour une femme sur six, jusqu’à neuf mois. Des symptômes d’anxiété modérée à sévère seraient par ailleurs rencontrés par 25 % des personnes interrogées et perdureraient après neuf mois chez 17 % d’entre elles. De même, 10 % et 6 % des femmes souffriraient de dépression modérée à sévère après respectivement un mois et neuf mois.

Pour les auteurs, ces chiffres viennent rappeler la nécessité d’améliorer la prise en charge des couples ayant perdu un bébé en cours de grossesse, quelle que soit son avancée. « Notre société peine à reconnaître cet événement comme pouvant être particulièrement traumatisant, décrit Tom Bourne, professeur en gynécologie à l’Imperial College et principal auteur de l’étude. Il en résulte un manque de compréhension et de soutien pour de nombreuses femmes. L’accompagnement des personnes ayant vécu des fausses couches devrait être adapté afin de répondre à leur réel impact psychologique, tout comme il faudrait encourager les gens à en parler davantage. »

Mais qui parle du « petit être » supprimé volontairement (donc assassiné) dans le ventre de sa mère, pour convenance personnelle et au point que l’avortement est devenu pour beaucoup de femmes (surtout les plus jeunes)…une vulgaire méthode contraceptive.

Relativement fréquentes, les fausses couches concerneraient entre 15 % à 20 % des grossesses confirmées par prise de sang. Elles sont cependant encore régulièrement vécues dans la solitude. « Le secret entourant les trois premiers mois de la grossesse, puis la perte du bébé, rend plus difficile pour le couple de pouvoir partager son deuil, explique la professeure Antje Horsch, psychologue et directrice du Lausanne Perinatal Research Group à l’université de Lausanne. Le couple peut alors se sentir isolé et insuffisamment entendu dans sa souffrance, y compris par l’entourage, dont certaines remarques peuvent s’avérer inadaptées. »

« Il est important d’être conscient que certains parents développent un attachement prénatal même en tout début de grossesse et se projettent très tôt dans une vie de famille. Tout cela s’interrompt de manière extrêmement violente avec la perte du bébé », souligne Antje Horsch.

Mais qui parle du « petit être » supprimé volontairement (donc assassiné) dans le ventre de sa mère, pour convenance personnelle et au point que l’avortement est devenu pour beaucoup de femmes (surtout les plus jeunes)…une vulgaire méthode contraceptive.

Pour Tom Bourne, il est fondamental de mettre en place des outils de dépistage permettant d’identifier, dans les trois mois suivant l’arrêt de la grossesse, la présence d’une éventuelle pathologie psychologique : « Les personnes présentant des critères d’anxiété ou dépression importants se verront probablement proposer une thérapie comportementale cognitive et, si nécessaire, une prise en charge médicamenteuse. Nous prévoyons actuellement un essai afin de déterminer le traitement optimal du stress post-traumatique spécifiquement associé aux fausses couches ou aux grossesses extra-utérines. »

Le peu de souvenirs ou de preuves de vie en lien avec l’enfant peut également compliquer le processus de deuil. « Souvent les gens croient, à tort, que la perte d’un enfant en début de grossesse est plus facile à accepter que la perte d’un enfant en fin de grossesse. Or, pour moi, c’est justement parce qu’il ne reste rien de cet enfant que c’est une vraie souffrance, c’est un énorme vide qui ne peut être comblé. Même si le temps peut apaiser cette douleur, il ne l’effacera jamais complètement », écrit Anne-Marie Menoud, dans son ouvrage épistolaire intitulé Tu aurais 25 ans Julien (Editions Agapa).

Les deux parents peuvent également vivre le deuil à des rythmes différents, un phénomène venant compliquer une situation par ailleurs déjà difficile. « Il y a souvent une différence de vécu entre la femme et l’homme, confirme Sandrine Limat Nobile, psychologue à l’Agapa, l’Association des groupes d’accompagnement. Si elles sont mal comprises, ces divergences peuvent devenir une source de malentendus. » Raison pour laquelle Antje Horsch, directrice du Lausanne Perinatal Research Group, plaide pour une intégration du père dans la prise en charge consécutive à la perte d’un bébé. « Des enquêtes réalisées au CHUV, à Lausanne, nous ont permis de constater que ces derniers pouvaient également souffrir d’anxiété, de dépression et de stress post-traumatique. C’est pourquoi la recherche devrait également s’intéresser aux partenaires qui, eux aussi, ont vu leur projet de parentalité s’arrêter soudainement. »

Mais qui parle du « petit être » supprimé volontairement (donc assassiné) dans le ventre de sa mère, pour convenance personnelle et au point que l’avortement est devenu pour beaucoup de femmes (surtout les plus jeunes)…une vulgaire méthode contraceptive.

(Rappel : plus de 220 000 avortements volontaires par an en France…)

Et, là vraiment, on marche sur la tête.

Dans sa version actuelle. A méditer.

Le 31 janvier 2020.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

 

* « Suite sans fin » tant sont nombreux les cas que nous sommes amenés à relever…

Une Réponse to “Ceux que Jupiter veut perdre, il les rend fous (suite…sans fin)*”

  1. Hervé J. VOLTO janvier 31, 2020 à 2:39 #

    En Pologne, les Frères Kasisnky ont fait voter dans les années 2000 une loi sur l’avortement : hormis 4 cas extrèmes, l’avortement doit etre considéré comme un crime et un délit. Ces 4 cas extrêmes sont : viol, inceste, malformation irréversible du foetus, mise en danger immédiat pour la santé de la future maman.

    Il y a suffisamment de moyens de contraception à l’heure actuelle, pour éviter de faire des frais supplémentaires à la Sécu.

    Chacun doit être tenu responsable, ce sont aux parents à éduquer leurs jeunes.

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