Ne pas confondre « sans abri » et « sans pays ».

1 Fév

Car, si le rapport 2020 sur le mal-logement, publié jeudi 30 janvier par la Fondation Abbé-Pierre, égrène de tristes données celles-ci font volontairement (politiquement correct oblige) l’amalgame entre les « sans abri« , fruits de la misère rampante qui frappe un nombre sans cesse croissant de nos compatriotes de souche, et les « sans pays » ou, plus précisément, les innombrables migrants ayant abandonné la terre de leurs ancêtres pour un illusoire Eldorado.

Ce rapport agrège les remontées des acteurs de terrain, qui font état notamment de l’aggravation des conditions de vie des familles et des enfants. Le Collectif des associations unies, par exemple, alertait fin novembre 2019 sur les 500 à 700 enfants qui n’avaient aucune solution d’hébergement le soir, en Ile-de-France. Selon le Centre d’action sociale protestant, 158 bébés sont nés en 2019 dans la rue, à Paris, contre 100 en 2018, et 49 en 2017. Le Samusocial de Paris héberge chaque soir 20 000 enfants en hôtel. Mais, ne vous y trompez pas, la plupart d’entre eux NE SONT PAS FRANÇAIS. Et pourtant, ils sont pris en charge PAR LES FRANÇAIS qui ne méritent pas ça…Voici un dessin que nous aimons bien pour ses vertus pédagogiques :

Au total, la France compte quatre millions de personnes mal logées mais il n’existe aucun chiffre précis et récent concernant les sans-abri (qui dorment dans la rue, les parcs, les jardins ou les hôpitaux) ou les sans-domicile personnel. Et d’ailleurs la Fondation Abbé-Pierre estime que, fin 2019, environ 250 000 personnes vivaient en centre d’hébergement d’urgence ou d’accueil des demandeurs d’asile.

Cela n’empêchait pas, il y n’y a que quelques jours, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, de se réjouir que ses services aient procédé au soixante-et-unième démantèlement d’un campement de migrants africains Porte de la Chapelle (qui ne manquera pas d’être rapidement reconstitué, comme les soixante précédents) et proposé à tous ses occupants ILLEGAUX des solutions d’hébergement !*

Malgré la priorité donnée aux familles par le 115 (le numéro d’urgence pour les sans-abri), rien n’y fait. En Gironde, 300 demandes par jour sont laissées sans solution ; à Saint-Etienne, des familles avec enfants vivent dans un tunnel ; dans le Rhône, à l’initiative de parents militants, une cinquantaine d’enfants dorment chaque nuit dans des écoles de Lyon, de Villeurbanne ou de Vaulx-en-Velin.

Selon Manuel Domergue, chargé d’études à la Fondation Abbé-Pierre : « l’année 2019 est ponctuée de sombres records : 49 733 nuitées à l’hôtel financées par l’Etat, en hausse de 7 % par rapport à 2018 ; 2,113 millions de ménages inscrits sur les listes d’attente pour un logement social fin 2018, soit 2 % de plus que l’année précédente ; 15 993 ménages expulsés de leur logement en 2018, avec le concours de la force publique, soit 4,2 % de plus qu’en 2017 ; et on dénombre 572 440 coupures d’électricité ou de gaz pour impayé en 2018 ».

Concernant le nombre de personnes sans-abri, « il nous est difficile d’en conclure qu’il s’aggrave car nous manquons de données nationales, la dernière enquête de l’Insee remontant à 2012 », regrette M. Domergue. Politiquement correct oblige une fois de plus.

Suivant l’exemple de la Ville de Paris, des municipalités organisent le comptage des sans-abri en mobilisant bénévoles, professionnels et associatifs. La capitale en avait dénombré 3 622 en 2019 et en est, le 30 janvier, à la troisième édition de sa Nuit de la solidarité. Cette même année, Toulouse en avait recensé 767, dont 505 adultes ; la municipalité prépare un nouveau comptage en avril.

« Nous avons été surpris par le nombre de femmes et d’enfants à la rue, confiait Hervé Petton, coordonnateur du service Logement d’abord à la mairie de Toulouse, lors d’un atelier de la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement, réuni le 24 janvier, à Paris. En 2020, nous étendons l’enquête aux trente-trois squats recensés en ville et demanderons aux personnes leur pays d’origine, une information gardée confidentielle. » Si vous aviez besoin d’une preuve supplémentaire de la machination…vous l’avez.

Une telle action est désormais régulièrement organisée à Lille (2 830 sans-abri recensés en 2019), à Rennes (1 076 en 2019), à Montpellier (1 610 en 2019), à Grenoble (1 757 en 2019), à Metz (29 en 2018, tous relogés depuis) et à Lyon.

La France reste en échec face aux personnes sans-abri malgré les efforts déployés par l’exécutif et la volonté du chef de l’Etat Emmnuel Macron qui, en juillet 2017, déclarait : « La première bataille : loger tout le monde dignement. (…) D’ici à la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois. » Alors, là

En septembre de la même année, le président de la République lançait, depuis Toulouse, le plan quinquennal « Logement d’abord », censé accélérer les sorties de centre d’hébergement. Ce programme prévoit la création de 30 000 logements très sociaux par an, de 10 000 places en pensions de famille d’ici à 2022, et de 40 000 places dans le parc privé grâce au dispositif d’intermédiation locative où une association est signataire du bail ou se porte garante. Enfin, le budget 2019 pour la résorption des bidonvilles a été doublé, passant de 4 millions d’euros à 8 millions d’euros. Et malgré ces efforts démentiels et, disons-le, intolérables pour des gens qui ne devraient même pas avoir franchi nos frontière sinon pour quitter le pays,

RIEN N’Y FAIT PUISQUE LE NOMBRE DES NOUVEAUX ARRIVANTS NE CESSE D’AUGMENTER.

Cependant, les obstacles à la mise en œuvre du plan Logement d’abord sont aussi de nature institutionnelle, selon Sylvain Mathieu. Le délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement doit rendre fin janvier un rapport sur la création d’un service public de la rue au logement : « Pour réussir, nous devons travailler de façon plus fluide entre les services de l’Etat, qui a la charge de l’hébergement, les collectivités locales qui ont celle du logement, et les bailleurs sociaux. »

A Lille, l’Association régionale des HLM a recruté une personne pour assurer ce lien avec les associations et les bailleurs sociaux. L’Office Seine-Saint-Denis Habitat a pour sa part promis au 115 de ce département, géré par Interlogement 93, la mise à disposition de 150 logements (pour 6 000 demandes) : quarante-trois familles y sont déjà installées et aidées dans leurs démarches.

Mais nous avons une autre proposition à faire, en dehors de l’expulsion de tous ceux qui n’ont rien à faire chez nous : l’obligation, pour chacun des militants ou sympathisants immigrationnistes reconnu, d’héberger CHEZ LUI au moins une famille de migrants (jusqu’à son expulsion). Car voilà qui désengorgerait significativement les centres d’hébergement pour les sans abri français de souche.

Mais sachez qu’au ministère, on se félicite que, grâce à ce plan, 70 000 personnes aient été relogées en 2018 puis 81 000 en 2019. « L’Etat fait des efforts, les résultats sont encourageants mais la politique du logement peine à changer d’échelle, juge Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre. Il faut aussi miser sur la prévention et ne pas fragiliser les bailleurs sociaux par des coupes répétées dans leurs finances. »

Vous en connaissez la solution.

Le 1er février 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Lire : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/01/29/mieux-vaudrait-ne-plus-nous-lannoncer/

4 Réponses to “Ne pas confondre « sans abri » et « sans pays ».”

  1. Hervé J. VOLTO février 1, 2020 à 11:50 #

    Jusqu’à la Révolution dite Française, il y avait lesHOTELS-DIEU.

    Un HOTEL-DIEU, parfois orthographié HOSTEL-DIEU mis toujours prononcé HOTEL-DIEU, est un hôpital de fondation médiévale (on était Chrétien en ce temps là) dans certaines villes, qui recevait les ORPHELINS, INDIGENTS et PELERINS et qui était ADMINISTRE PAR L’EGLISE. Le terme « hôtel-Dieu » ne parait pas constituer une catégorie d’établissement différente de celle de l’hôpital, et on doit le considérer comme une simple appellation, contraction du mot « hôtel », dérivé du latin hospes, hospitis (« celui qui donne l’hospitalité »), et de Dieu.

    Pourquoi ne pas réouvrir les hotels-Dieu ? Gérés par l’Eglise , ILS NE COUTERAIENT AUCUN CENTIME AU CONTRIBUBALE FRANCAIS !

    Suis-je bête, il y a la Loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat…

    Ce n’est pas un problême en soi : il suffit d’étendre le statut concordataire alsacien à toute la France. Ce n’est qu’UNE IDEE PROPOSER.

  2. Hervé J. VOLTO février 1, 2020 à 11:51 #

    Jusqu’à la Révolution dite Française, il y avait lesHOTELS-DIEU
    https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel-Dieu

  3. Hervé J. VOLTO février 1, 2020 à 12:01 #

    Dans l’attente… et si on nous envoyait des immigrés CHRETEIENS ? çà nous changerait un peu.

    Le président américain Donald Trump a dévoilé dans un document très détaillé de 80 pages son plan de paix pour le Proche-Orient, avec une solution au conflit opposant Israël et les Palestiniens basée sur l’existence de deux États. Le plan prévoit aussi d’accorder à Israël de nombreuses concessions comme la souveraineté sur la vallée du Jourdain, zone actuellement occupée par l’armée israélienne et la reconnaissance de Jérusalem comme « capitale indivisible » de l’État hébreu.

    Le document qui accorde de nombreuses concessions à Israël a provoqué la
    colère des Palestiniens. Il a déjà été rejeté par le Hamas, au pouvoir à Gaza. Un afflut massif de réfugiés palestiniens risque d’arriver en Europe. La France ne pourrait-elle pas accuillir les Palestiens CHERTIENS ?

  4. Hervé J. VOLTO février 1, 2020 à 6:58 #

    Etendre le statut concordataire alsacien à toute la France. C’est UNE IDEE A PROPOSER.

    Oui à l’immigration, mais une immigration EUROPENNE, de culture CHRETIENNE.

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