31 janvier 2020 : des milliers de Britanniques ont fêté dans l’allégresse leur nouvelle liberté.

2 Fév

Ils l’ont tant désirée et tant attendue. Ils ont eu tant de courage face aux avanies et aux mauvais coups venus du continent pour tenter de les dissuader d’aller jusqu’au bout. Au point qu’ils ont forcé notre admiration et forgé aussi notre détermination à oeuvrer sans relâche pour que notre pays brise à son tour ses fers et quitte au plus vite cette association de malfaiteurs qu’est aujourd’hui l’Union européenne.

Vendredi soir à Londres il y avait, face à Westminster, une foule dense et compacte. Des milliers de personnes rassemblées et à perte de vue, des Union Jack flottant sous la pluie fine qui rafraîchissait la capitale britannique en ce dernier jour de janvier. La Grande-Bretagne vivait un moment historique, et la «BrexitParty » organisée par les Brexiters battait son plein à Parliament Square, où des milliers de Britanniques étaient venus partager leur joie de tourner la page européenne de leur histoire et de claquer enfin la porte au nez de la Commission de Bruxelles.

De 7 à 77 ans, ils sont venus en nombre pour célébrer le Brexit. Discours politiques, chants patriotiques et apparition de Nigel Farage ont rythmé cette soirée où la Grande-Bretagne a dit adieu à l’Union européenne.

« Nous ne sommes pas europhobes, nous aimons l’Europe, mais nous ne voulons plus de l’Union européenne (UE) « , précise une manifestante. Nous avons déjà beaucoup de problèmes au Royaume-Uni : beaucoup de sans-abri, un gros problème de santé publique, des troubles mentaux en augmentation, des difficultés à trouver un médecin, ou un dentiste. Nous devons littéralement prendre soin de nous-même. Or, nous donnons tellement d’argent à l’UE chaque semaine, nous ne pouvons plus le faire ».

Vendredi 31 janvier peu avant minuit à Londres, devant le Parlement

Comme elle, de nombreux Brexiters sont persuadés que la vie après le Brexit sera plus douce dans leur pays, qui aura alors retrouvé sa souveraineté. « Nous avons brisé les chaînes de 47 ans de bureaucratie sous l’UE », commente George, avant de faire retentir la cloche de Little Ben, petit frère officieux de Big Ben, pour l’heure en travaux.

« Nous sommes au septième ciel ! Nous avons attendu ce moment depuis le 23 juin 2016 » [date du référendum sur le Brexit], confie une autre manifestante, accompagnée de sa fille. « Nous sommes là pour fêter notre indépendance, reprise par rapport à l’Europe, indique la jeune femme. Pour moi, le Brexit incarne notre liberté retrouvée : nous sommes à nouveau nos propres maîtres, libres de prendre nos propres décisions, et de ne plus avoir à supporter des personnes que nous n’avons pas élues et qui nous dictent notre conduite. Les gens pensent que le Brexit n’est qu’une question d’immigration ou d’économie, mais c’est tellement plus que ça ! » C’est précisément ce que nous pensons aussi comme beaucoup de Français qui ont célébré la libération des Britanniques dans plusieurs villes de France.

« C’est à propos de notre identité, en tant que pays, renchérit sa mère. Parce que le simple fait de brandir notre propre drapeau peut nous valoir d’être taxés de racistes, on nous fait avoir honte d’être patriote, et ça, ce n’est pas juste ».

Et ce n’est pas le premier des Brexiters qui contredira la mère et sa fille. A environ 22h45, soit quelques minutes avant l’heure officielle de l’entrée en vigueur du Brexit (minuit en France, 23h en Grande-Bretagne), un invité cher au cœur des Brexiter est monté sur la scène érigée spécialement pour l’événement : Nigel Farage, le père du Brexit himself ! « Good morning London ! », a-t-il lancé. Face à une foule conquise dès la première heure, il a salué « le moment le plus important de l’histoire moderne » du Royaume-Uni. « La démocratie a gagné, (…). Nous n’accepterons plus d’ordres. Nous serons libres, nous serons fiers », a-t-il promis avant de recevoir une pluie d’applaudissements.

Puis, le compte à rebours a été lancé et à 23 heures, les Brexiters ont manifesté leur joie en entonnant l’hymne national du Royaume-Uni, « God Save the Queen » dont les paroles défilaient sur un écran géant. « Ça fait quatre ans qu’on attendait ce moment; pour moi, c’est vraiment un jour de fête », se réjouit Travis, qui a revêtu son plus beau costume…en Union Jack pour l’occasion (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/01/31/god-save-the-queen/).

God Save the Queen !

Le 2 février 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “31 janvier 2020 : des milliers de Britanniques ont fêté dans l’allégresse leur nouvelle liberté.”

  1. Hervé J. VOLTO février 2, 2020 à 12:48 #

    Lukys guys ! en France 200 ans après la Révolution dite Française, c’est pire !

    Enc… ouillonnés comme ils faut, les cons-tribuables Français, entre la baisse annoncée du taux du Livret A, qui passe de 1 % à 0,5 %, factures d’électricité augmentant de 2,4 % en moyenne, soit environ 21 € de plus par an. Une hausse compensée par la baisse du gaz, qui descend de 3,3 % au 1er février. A noter également l’augmentation du prix des péages de 0,85 % en moyenne et des taxis, qui font passer la course minimum de 7,10€ à 7,30 €.

    On n’est pas sortis de l’auberge, nous, qui devient de plus en plus une usine à gaz.

  2. conseilesperanceduroi février 2, 2020 à 8:46 #

    Petit compte-rendu de la soirée organisée à Pris par François Asselineau et l’UPR à l’occasion du Brexit : https://www.youtube.com/watch?v=JDEsg46p9c0

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