Coronavirus : le bon sens finira-t-il par l’emporter ?

3 Fév

Les mesures de précaution se renforçaient à grande vitesse vendredi 31 janvier, au lendemain de la décision prise par l’OMS de qualifier l’épidémie du nouveau coronavirus d’ « urgence internationale ».

Pour rappel, à ce stade, près de 10 000 personnes ont été contaminées en Chine continentale où 213 malades sont morts, selon le dernier bilan officiel le 31 janvier. Une centaine de cas sont répertoriés dans le reste du monde, mais la quasi-totalité des décès sont intervenus dans le berceau de la contagion.

Face à l’urgence, un certain nombre de pays asiatiques et occidentaux procèdent désormais (après beaucoup de tergiversations) à des rapatriements d’urgence et suspendent leurs liaisons aériennes avec la Chine. D’autres vont plus loin et ferment totalement leurs frontières avec la Chine, à l’image de la Russie. Et ce malgré les réserves politiquement correctes émises par l’OMS (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/02/01/lobsequiosite-du-directeur-de-loms-a-legard-de-la-chine-naura-pas-suffi/) : entraver la circulation des biens et des personnes pourrait en effet s’avérer contre-productive, en termes d’aide humanitaire comme d’impact économique !….

On vous résume les grandes manœuvres de la communauté internationale.

Etats qui évacuent leurs ressortissants

La liste : Etats-Unis, Japon, Corée du Sud, France, Grande-Bretagne, Inde, Italie, Allemagne, Canada, Bangladesh, Australie, Nouvelle-Zélande, Sri Lanka, Thaïlande, Philippines, Maladies, Singapour, Maroc, Espagne, Algérie, Russie.

Des milliers d’étrangers se trouvent parmi les millions de personnes bloquées dans la ville de Wuhan, d’où s’est propagée l’épidémie de pneumonie virale. Ce rapatriement se fait sur la base du volontariat. Vendredi 31, un avion transportant près de 200 expatriés français a atterri près de Marseille avant que ceux-ci soient mis en quarantaine. Ils pourraient être environ quatre fois plus toujours sur place, selon le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne. Des vols, financés en partie par l’Union européenne, vont permettre de transporter de nouveaux ressortissants de plusieurs pays membres de l’UE. Ces vols ont débuté dimanche 2 février.

Ces mesures de rapatriement s’accompagnent le plus souvent de mises en quarantaine. En France, ce sera pendant 14 jours dans un centre de vacances proche de Marseille. Idem pour le royaume-Uni, où un premier avion de rapatriement a également atterri ce vendredi. L’Allemagne et le Japon – qui a changé son cadre législatif pour l’occasion – ont également engagé un tel dispositif. Quant à la Russie, elle a annoncé ce vendredi l’évacuation d’ici le 4 février de ses ressortisants dans la province de Hubei, et sur l’île chinoise de Hainan. Pour rappel, la période d’incubation du virus estimée s’étale entre 2 et 17 jours.

Quid des autres ressortissants bloqués dans la ville-fantôme de Wuhan ? « C’est regrettable mais les citoyens des pays qui ont un poids diplomatique moindre vont devoir se débrouiller », souligne Drew Thompson, un expert de la Chine et ancien responsable au ministère américain de la Défense.

Etats qui suspendent leurs liaisons aériennes

Liste des compagnies aériennes : Air France (FR), Air Austral (AUS), British AIrways (GB), Virgin Atlantic (GB), Lufhtansa (ALL), Iberia (ESP), Sas (Scandinavie), KLM (PB), El Al (ALG), Lion Air (Indo), Myanmar et Air KBZ (BIR), Ukraine Airlines et Sky up Airlines (UKR), Ural Airlines (RUS), Air Madagascar, Egyptair, Royal Air Maroc (MAR), Kazakhstan.

Une quinzaine de compagnies aériennes à travers le monde ont choisi de suspendre leurs liaisons avec la province du Hubei et/ou avec toute la Chine. Des mesures provisoires, souvent d’une durée proche d’un mois. On y retrouve des sociétés européennes, dont Air France, asiatiques mais aussi nord-africaines (Maroc, Egypte, Algérie). Aux Etats-Unis, un syndicat américain de pilotes de ligne a même déposé plainte jeudi contre la compagnie American Airlines, pour la contraindre à suspendre ses liaisons avec la Chine…

Reste, hélas comme souvent, la question de l’Afrique. Très exposée par ses relations avec la Chine à un transfert de l’épidémie sur le continent noir, mais dont on est en droit de craindre qu’elle s’avère incapable de lutter efficacement contre la maladie et sa diffusion. Ce qui implique de prendre toutes les précautions nécessaires vis-à-vis des migrants africains qui, dans ce cas, ne manqueront pas (étant donné la durée de l’incubation) de la transporter avec eux sur le continent européen ! Et, ce, même s’il faut raison garder, le coronavirus étant actuellement beaucoup, beaucoup, moins dangereux que le virus Ebola (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/01/ebola-la-tragedie-setend/).

Le 3 février 2020.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

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