La République en Marche (LREM): les rats continuent de fuir le navire.

7 Fév

Au sein de La République en Marche, le parti d’Emmanuel Macron, l’hémorragie des députés s’accélère. Les déceptions s’ajoutent aux désillusions et le sentiment d’impuissance à celui de ne servir que de faire-valoir à l’équipe dirigeante.

Ainsi, Frédérique Tuffnell a annoncé jeudi 6 février sa décision de quitter le parti et le groupe majoritaire, tandis que comme trois autres élus en janvier, Xavier Batut a choisi de se mettre « en retrait » du parti, tout en restant pour le moment apparenté au groupe à l’Assemblée.

Dans un communiqué, le député de Seine-Maritime évoque la situation locale dans son département et estime, à l’approche des élections municipales, que le « renouvellement promis n’est pas au rendez-vous »LREM reproduit « le fonctionnement des autres partis politiques », dit cet élu, plaidant pour « moins de verticalité ».

Dans un message adressé au chef de file des « marcheurs« , Gilles Le Gendre, Frédérique Tuffnell, élue de Charente-Maritime, a notamment invoqué son refus de « creuser davantage le fossé » créé par la réforme des retraites entre les Français et la majorité.

Cette cadre de 63 ans, qui siège à la commission du Développement durable, a expliqué avoir « vraiment porté » la campagne d’Emmanuel Macron, mais dit avoir atteint un « point de non retour ». Elle estime que « la volonté de réforme et la vitesse imposée » ont « pris le pas sur la capacité d’écoute du gouvernement et la concertation avec les Français »Elle dit aussi vivre « une grande frustration du fait du manque d’appétence du groupe pour les sujets environnementaux ». Et d’ajouter « La quantité d’investissement pour obtenir une minuscule victoire me conduit à un sentiment de lassitude et d’inutilité », conclut-elle. La députée siégera dans un premier temps chez les non-inscrits. Pauvres naïfs qui ne nous ont pas écoutés en 2017 lorsque nous affirmions que

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Avec ces nouveau départs, les effectifs du groupe LREM tombent à 300 membres et apparentés à l’Assemblée contre 314 en 2017 (en comptant le président de l’Assemblée, Richard Ferrand), alors que la majorité absolue est à 289 sièges.

Alors, encore un tout petit effort. Plus que onze défections et le gouvernement Macron 

Le 7 février 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “La République en Marche (LREM): les rats continuent de fuir le navire.”

  1. Hervé J. VOLTO février 7, 2020 à 11:31 #

    Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, a écrit :

    -Les déceptions s’ajoutent aux désillusions et le sentiment d’impuissance à celui de ne servir que de faire-valoir à l’équipe dirigeante.

    Tout semble résumé dans cette phrase. Elle explique POURQUOI les rats quittent le navire. Et comme pour confirmer la chose, Frédérique Tuffnell, élue de Charente-Maritime, n’a-t-elle pas déclaré en conclusion :

    -La quantité d’investissement pour obtenir une minuscule victoire me conduit à un sentiment de lassitude et d’inutilité.

    Tout est dit…

    Maintenant, la volonté présidentielle de réforme et la vitesse imposée par la détermination du Président de de la République ont pris le pas sur la capacité d’écoute du gouvernement et la concertation avec les Français. Un dialogue de sourds s’intalle entre les Français et la majorité.

    Il ne manquerait plus que le Premier Minstre se mette à user du 49.3, ce qui pour de bonnes réformes, ne serait pas une mauvaise solution. Mais la demende est : les réformes menées tambour battant par la politique présidentielle sont-elles bonnes ? dans ce cas, l’usage du 49.3 serait à même de creuser un fossé entre les Français et cette majorité autiste.

    Face à la révolte populaire générale qui se profile, il ne reste que 3 options au Chef de l’Etat :

    1. Démissionner.

    2. Dissoudre l’Assemblée Nationale.

    3 Invoquer l’Article 16.

    Cette dernière option peut transformer le Président Macron en dictateur. Elle peut lui permettre aussi d’appeler le Roi…

  2. Hervé J. VOLTO février 7, 2020 à 12:20 #

    Pardon (sans fautes d’orthographe)…

    -Il nous manque un Roi. La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même.

    Il ya dans la processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique Française, cet absent est la figure du Roi, dont je pense fondamentalement que le peuple Français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le Roi n’est plus là !

    On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment.

    Le reste du temps, la démocratie Française ne remplit pas l’espace. On le voit bien avec l’interrogation permanante sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du Général De Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu’on attend du Président de la République, c’est qu’il occuppe cette fonction. Tout est construit sur ce malentendu.

    (Emmanuel Macron, le 28 Juillet 2915, dans une interwiew à l’hebdomadaire LE 1)

  3. Hervé J. VOLTO février 7, 2020 à 1:02 #

    Dans l’attente, il est de notre devoir de soutenir une Union des Droites en construction en France, l’exemple italien étant là pour nous dire que c’est possible…

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