Pour tous ceux qui douteraient encore de l’islamisation de la France.

11 Fév
Après tant d’années pendant lesquelles la dictature de la pensée conforme et obligatoire finissait par nous faire douter que les Français se réveilleraient face à l’islamisation de notre pays, voici qu’enfin les yeux se décillent et la parole se libère. Et c’est ainsi qu’un nombre croissant d’auteurs exposent leur inquiétude grandissante et même leur colère devant le déni et l’impéritie de l’oligarchie politico-médiatique, sans redouter le traditionnel sceau d’infamie du fascisme.
Voici qu’un nouvel ouvrage (collectif) vient de paraître sur ce sujet crucial de l’islamisme en France. Son titre : « Les Territoires conquis de l’islamisme », sous la direction de Bernard Rougier, PUF, 412 p., 23 €. A lire d’urgence pour vous convaincre que nous n’avons pas une seconde à perdre si nous voulons survivre et surtout si vous avez refusé de prendre la mesure de tout ce que le CER affirme depuis sa fondation, il y aura bientôt huit ans.

En 2005, l’islamologue Mohammed Arkoun (1928-2010) publiait un essai intitulé Humanisme et islam (Vrin), où il déplorait que la religion dont il chérissait les trésors spirituels se trouve désormais accaparée par des doctrinaires violents. A travers le monde musulman, soupirait-il, « l’attitude humaniste n’est plus qu’une survivance précaire chez des personnalités isolées, réduites au silence, à la marginalité sociale, intellectuelle et culturelle ». Mais il oubliait qu’en réalité un doctrinaire violent sommeille au coeur de tout musulman. Il suffit que les circonstances soit favorables à son éclosion et celle-ci se produira implacablement.

Près d’une décennie plus tard, un disciple de Mohammed Arkoun, Rachid Benzine, publiait dans Libération une tribune intitulée « Daech et nous ». Il notait ceci : « En face de la montée en puissance des comportements barbares, beaucoup de musulmans s’écrient : “Tout cela n’est pas l’islam !” ou encore, comme ces jours-ci sur les réseaux sociaux : “Pas en mon nom !” Ce n’est certes pas leur conception de l’islam, la manière dont ils vivent celui-ci dans l’intimité de leur cœur et en famille. Mais c’est néanmoins l’islam obscurantiste enseigné toutes ces dernières décennies dans la plupart des lieux de diffusion de la doctrine et de culture de la piété. »

Que l’islam réel, à l’échelle mondiale, soit aujourd’hui dominé par des courants de plus en plus violents, il y a là un fait que les consciences occidentales peinent à admettre tant leurs références s’enracinent (souvent malgré elles) dans la Bible :  » Tu aimeras ton prochain comme toi-même « ,  » tu ne tuera pas  » ou encore «  « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu  » . Mais que cet état de fait puisse avoir des répercussions ailleurs qu’en Arabie saoudite ou en Iran, par exemple au cœur de l’Europe, voilà qui leur semble souvent inenvisageable.

D’où le réflexe routinier qu’on observe après un attentat djihadiste sur le Vieux Continent : alors que ses auteurs sont des globe-trotteurs qui tuent avec les mêmes mots, les mêmes gestes à Nairobi, Alep ou Paris, chaque société ciblée réagit en posant des questions étroitement nationales. Si la Belgique se trouve visée, n’est-ce pas que son « modèle d’intégration » est en crise ? Si Nice est ensanglantée, faut-il remettre en cause la « laïcité à la française » ? Et si les passants de Londres sont poignardés, doit-on incriminer le « multiculturalisme » ? Au moment où triomphent les analyses en matière d’histoire ou de politique « globales », on s’échine à envisager le djihadisme comme un symptôme local sans rapport avec le destin du vaste monde. Comme si le « nuage » de l’islamisme s’arrêtait à nos frontières, à la façon risible de celui de Tchernobyl.

Cette chimère, deux livres récents pourraient la dissiper. Le premier, signé Hugo Micheron et intitulé Le Jihadisme français. Quartiers, Syrie, prisons (Gallimard, 416 p., 22 €), a déjà été évoqué sur notre blogue (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/?s=Micheron&submit=Recherche). « Qu’est-ce qui lie Strasbourg à Rakka ? Nice à Idlib ? Lunel à Deir ez-Zor ? », s’interroge Micheron, lequel contribue d’ailleurs au deuxième livre, publié en même temps, Les Territoires conquis de l’islamisme. Emmené par le sociologue Bernard Rougier, un collectif de jeunes chercheurs, pour la plupart issus de l’immigration et des quartiers populaires, a enquêté sur les retombées du « nuage » ­islamiste dans le paysage social et religieux français, à Toulouse, Argenteuil (Val-d’Oise) ou Champigny (Val-de-Marne).

Si la France n’est pas coupée du monde, comment s’y traduit la « prise de contrôle » de l’islam par l’islamisme à l’échelle planétaire ? Tout pouvoir étant d’abord une domestication des corps, cet activisme accorde une attention particulière aux gestes les plus quotidiens, lire, s’habiller, manger, et aux espaces les plus ordinaires, piscines, restaurants, librairies…

Ainsi, ayant mené une étude sur les livres qu’on trouve dans les librairies islamiques, les auteurs notent que la masse des ouvrages qui s’offrent aux musulmans en France reflètent une « salafisation de la littérature » ; financées par de riches Etats étrangers, ces publications jettent le discrédit sur les autres lectures du Coran, maudissent les modes de vie « mécréants » et justifient la peine de mort pour les homosexuels et les apostats (entre autres). Autant de textes qui nourrissent la politique permanente des « rappels à la foi » opérés par les militants dans la vie de tous les jours, au coin de la rue, dans le vestiaire d’une salle de sport ou au cœur d’une université comme Villetaneuse (Seine-Saint-Denis).

Celle-ci se trouve évoquée dans un chapitre édifiant consacré à la ville d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), où l’on découvre comment la mairie communiste a cru pouvoir conserver le pouvoir en laissant naître un véritable « écosystème islamiste ». Mais qui osera dire que nous ne dénonçons pas cela depuis toujours en parlant des collabos de la République.

Ici comme ailleurs, l’islam en France est exposé à l’influence de l’islamisme planétaire, où se mêlent l’héritage des oulémas saoudiens, les rivalités entre prédicateurs salafistes, l’expérience combattante propre aux anciens du GIA algérien ou encore, bien sûr, la force d’aimantation de la galaxie Daech. Un  » melting pot  » actif et efficace qui regroupe les « circonstances favorables » dont nous parlions plus haut.

Loin d’être un « loup solitaire » (qui n’existe pas), comme on a voulu le croire, Mohamed Merah est donc « la figure individuelle d’une catégorie sociale idéal-typique beaucoup plus répandue en France et en Europe », lui dont les proches ont sillonné le Moyen-Orient et étudié dans de prestigieuses universités comme Al-Azhar, au Caire, lui aussi dont la mère a proclamé sa fierté d’avoir vu son fils mettre « la France à genoux » sans que, pour autant, cette femme ait été immédiatement expulsée vers son pays d’origine.

Dans l’ensemble, c’est ce sentiment qui frappe à la lecture des témoignages recueillis par les auteurs : la fierté de militantes et militants islamistes qui affichent leur vocation hégémonique, heureux d’inscrire leur action dans une espérance universelle, quand ceux qui prétendent leur résister demeurent entravés par une perspective étriquée, des concepts bornés, à commencer par celui de « radicalisation ».

« Les deux tiers de l’échantillon (interrogé dans les prisons) possèdent des connaissances approfondies en matière religieuse, notent les auteurs, certains évoquent même les enseignements théologiques des cheikhs saoudiens. » Quelques-uns complètent leur formation en lisant le philosophe Michel Foucault, d’autres vont jusqu’à entamer une recherche universitaire depuis leur cellule. Mais tous demeurent fidèles à leur « credo salafo-djihadiste », celui-là même qui fait son chemin de Rakka à Roubaix.

Ces réflexions rejoignent notre injonction, inlassablement répétée dans les pages de notre blogue :

 » Réduisez drastiquement le nombre de musulmans dans notre pays et vous réduirez d’autant le nombre des islamistes ! « 

Le 11 février 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

RAPPEL DE PARUTION SUR LE MÊME SUJET :

« Les Emirats de la République. Comment les islamistes prennent possession de la banlieue », de François Pupponi, Cerf, 262 p., 19 €.

La voix est forte. La conviction, évidente. Ce ne sont peut-être pas des vertus suffisantes pour apporter aux débats sur l’islamisme toutes les nuances nécessaires. Mais Les Emirats de la République, de François Pupponi, député ex-socialiste du Val-d’Oise, ancien maire de Sarcelles (1997-2017), ville qu’il ­espère reconquérir cette année, en acquiert une vigueur, un tranchant, qui le font sortir du lot commun des livres d’hommes politiques en campagne.

En particulier, grâce à la précision du tableau que l’élu y dresse : ­celui d’une commune habituée, de longue date, à la coexistence des religions et des origines, que déstabilise peu à peu une (petite) minorité (très) active de musulmans radicaux, avec l’aide de « supplétifs » d’extrême gauche. La charge contre la montée de ce « totalitarisme du XXIe siècle » fait souvent mouche, en particulier dans l’affirmation d’une complaisance générale. C’est l’alerte d’un acteur de terrain face à la présence, au cœur de la démocratie, d’ennemis décidés à l’abattre.

2 Réponses to “Pour tous ceux qui douteraient encore de l’islamisation de la France.”

  1. Hervé J. VOLTO février 11, 2020 à 12:10 #

    Il faut reprendre notre pays.

    -DIEU, FAMILLE, PATRIE, TROIS MOTS QUI SE COMPLETENT ET QU’ON NE DEVRAIT JAMAIS SEPARER. SI CHAQUE INDIVIDU VOULAIT CONSTRUIRE SUR CES TROIS BASES, TOUT IRAIT BIEN ( Bienheureux Marcel Callo -1921-1945).

  2. Hervé J. VOLTO février 11, 2020 à 12:30 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Alger, Juin 1962. Un jeune homme de 26 ans en pleur, né aux Bains-Romains de mère Hispano-Maltaise et de père Franco-Sicilien, sa jeune épouse de 25 ans elle aussi en pleur, née quand à elle à Saint-Eugène de parents italiens originaire de Naples, et le dernier et plus important bien qu’il leur reste -leur héritier, alors à peine agé de 4 mois et qui se tient sagement dans les bras de sa maman- montent à bord d’un navire en partance pour Marseille. Aujourd’hui, le bébé est devenu un homme adulte qui se joint à la reflexion du CER sur son injonction, inlassablement répétée dans les pages de ce blogue :

    -Réduisez drastiquement le nombre de musulmans dans notre pays et vous réduirez d’autant le nombre des islamistes.

    Face au danger de séparatisme, il n’est pas impossible d’agir concrètement pour pacifier le territoire en reprenant une idèe pertianate du CER en vidant intégralement les banlieues de nos villes, hauts lieux de ces trafics, de tous les trafiquants et selon la méthode que nous avons déjà souvent indiquée et, pour nous, « agir dans les quartiers » cela signifie qu’ il faut les nettoyer comme nos soldats savent nettoyer une kasbah :

    1/ bloquer toutes les voies d’accès et de sortie par des barrage, comme en temps de guerre,

    2/ y pénétrer par la force car il n’y a pas d’autre moyen,

    3/ les vider de tous leurs trafics, rue par rue, immeuble par immeuble, cave par cave,

    4/ mettre à terre toutes les « barres » et autres « tours » non seulement insupportablement laides mais qui en sont aussi les sanctuaires impénétrables,

    5/ mettre aux fers tous les délinquants qu’on ne manquera pas d’y trouver ; le bagne et des camps de travail feront parfaitement l’affaire,

    6/ renvoyer chez eux manu militari tous les illégaux et organiser (vraiment) la remigration du reste .

    Un Général Gorgelin serait tout indiquer pour aller leur faire « fermer leur gueule » : ce n’estq u’une question de VOLONTE politique.

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