Le lent glissement de la France dans l’islamisme.

20 Fév

Pas plus tard qu’hier, nous pointions du doigt la méconnaissance totale de la nature et des nuisances de l’islam par Emmanuel Macron telle qu’apparue  lors de sa récente visite à Mulhouse (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/02/19/emmanuel-macron-persiste-a-ne-rien-comprendre-a-lislam/). Alors, battons le fer tant qu’il est chaud et montrons par l’exemple pourquoi il est urgent de mettre un terme à cet « art de vivre » dans notre pays.

Au café de Mourad, à Roubaix, il y a la loi et il y a les accommodements avec elle. La loi, c’est celle de l’affichette interdisant la vente d’alcool aux mineurs, posée entre les cigarettes et la caisse. La loi, c’est aussi celle de cette pancarte interdisant de fumer, suspendue à une étagère. Pour les accommodements, il y a un rayonnage sur lequel s’étalent les revues « venues de là-bas » et une courette à l’arrière pour fumer à l’abri des regards. « Ici, quand c’est ramadan, c’est l’islam à la carte », plaisante le patron. Chez Mourad, en apparence, pas de malaise. Sauf avec une chose : la Marianne appelant à « vivre la République à visage découvert »…

Debout derrière son comptoir, le patron de cet établissement situé au milieu d’une enfilade de maisonnettes en brique rouge le dit sans hésiter : il refuse de mettre sur sa porte, comme l’y oblige en principe la législation, cette affiche officielle rappelant l’interdiction, en France, de se couvrir intégralement le visage. « Ce n’est pas à moi d’appliquer une loi qui n’est pas respectée à l’extérieur », lâche ce trentenaire en agitant la pancarte soigneusement laissée dans son arrière-boutique. Certains assurent qu’il a subi d’amicales « pressions » venues des quartiers alentour.

Que faut-il voir dans l’initiative de ce patron de café d’une ville de 96 000 habitants où près de 40 % de la population est étrangère ou principalement issue de l’immigration maghrébine ? L’indépendance de vue d’un effronté ? Ou le signe discret d’un « islamisme » militant ? Y a-t-il, dans la cité nordiste, historiquement travaillée par le prosélytisme musulman – notamment frériste (des Frères musulmans) et salafiste –, un « séparatisme » antirépublicain en voie d’imposer une nouvelle norme ? Ou rien d’autre qu’une évolution des mœurs, redécouverte à l’approche des élections municipales par le président de la République ?

Le préfet du Nord, Michel Lalande (ex-directeur du cabinet de Bernard Cazeneuve lorsqu’il était ministre de l’intérieur) tient absolument, politiquement correct oblige, déminer le terrain en  précisant les mots pour « éviter de s’égarer ».  Comprenez : pour préserver la paix sociale. Ses préoccupations en tant que représentant de l’Etat, insiste-t-il, ne sont pas d’ordre « vestimentaire » : « Il y a très peu de femmes portant la burqa, en tout cas bien moins qu’il y a dix ou quinze ans. » « Même si, après une longue phase de libération de la femme, lessor du port du voile marque une vraie rupture sociétale, Il n’y a pas de drame d’ordre public et pas de drame en valeur absolue », souligne-t-il. Mais qu’en termes élégants ces choses-là sont dites !

Le vrai sujet de préoccupation, pour M. Lalande, est dans ce qu’il appelle les « prédateurs ». Ces « prédicateurs islamistes » qui « sous couvert de religion, accréditent un discours aux antipodes de celui de la République ». Un discours focalisé sur la non-mixité et le rejet de la démocratie, sensible aux thèses créationnistes et qui veut « faire croire qu’il faut choisir un camp, généralement celui des musulmans contre les non-musulmans », est pourtant obligé de concéder un haut fonctionnaire de son entourage. Ce discours aurait d’ailleurs depuis longtemps quitté l’enceinte des mosquées et se déporterait sur la voie publique. Avec une conséquence principale, selon le préfet : « l’évitement scolaire ». Qui, en langage clair, signifie la déscolarisation de masse.

Un rejet du système éducatif laïc traditionnel lié à la volonté d’échapper au discours classique républicain, au souhait d’éviter certains cours de sports ou de musique, et qui se traduit notamment par un absentéisme répété. Selon les chiffres de cet absentéisme pour le département du Nord, il y a eu, en 2018, quelque 6 200 avertissements aux familles par courrier (après quatre demi-journées d’absence non justifiées). Puis 1 200 rappels à la loi sous la forme d’entretien avec les parents. Dans les cas les plus manifestes, l’éducation nationale est allée jusqu’au signalement au procureur…resté la plupart du temps sans suite.

Mais, en parallèle, la scolarisation à domicile a bondi. En 2019, le département a recensé 620 élèves dans cette situation, contre 350 en 2014 : la plupart à Lille, Roubaix et Tourcoing. La majorité était des filles (60 %) et des enfants en âge d’être inscrits dans le premier degré (70 %). Il existe par ailleurs dans le Nord, deux écoles musulmanes hors contrat, rassemblant 750 élèves, et les projets similaires se multiplient. Rappelant que les cancers évoluent quasi systématiquement sur un mode…métastatique.

Malgré un effondrement de l’emploi industriel, l’ex-cité textile a  pourtant connu un boom des emplois tertiaires, notamment liés au secteur numérique, avec l’implantation du leader européen du cloud, OVH, selon un rapport de Matignon de 2019. Mais un boom qui ne profite cependant pas à tous. « Le principal problème à Roubaix, c’est l’emploi et la délinquance [notamment liée au trafic de stupéfiants] », souligne une source autorisée. A la préfecture du Nord, fin 2019, un poste a été créé pour s’occuper des laissés-pour-compte du nouveau virage économique mais avec bien des difficultés. En effet, 46,3 % de la population active roubaisienne est titulaire, dans le meilleur des cas, d’un brevet des collèges. La « machine de prédication » cherche à « gagner la confiance (…) avec un discours en rupture partout où il y a un trou dans la raquette de l’Etat », se désole un bon connaisseur du terrain.

Une volonté de « séparer » pas toujours facile à caractériser, car peu visible dans l’espace public, à l’exception de certaines rues où se concentrent les commerces ethniques et religieux. Sur le boulevard Gambetta, par exemple, un restaurant dit « familial » permet aux femmes le souhaitant de déjeuner non voilées, dissimulées par un rideau pouvant être tiré afin d’être isolées du reste de la salle. Mais rien n’est revendiqué de l’extérieur. La cuisine proposée est celle d’une brasserie ordinaire : pizza, pâtes, salades mais aussi quelques tajines !  Juste à côté, se trouve une vaste salle de sport rutilante, avec deux entrées assumées : une pour les hommes, une pour les femmes. La partition « genrée » (comme disent aujourd’hui les sachants) avant la partition territoriale…

Ces initiatives du secteur privé offrent peu de prises au « combat » contre « l’islamisme » voulu par l’exécutif qui se trouve donc bien démuni pour faire respecter les lois dites « de la République« . Seule parade possible à l’étude : développer une offre « alternative », en aidant à l’installation d’autres commerces. Et ce, par le recours au crédit-bail ou le droit de préemption. « Mais le droit n’est pas très facilitant », reconnaît pudiquement un cadre du ministère de l’intérieur. Rendez-vous compte : chercher des astuces de contorsionnistes pour faire simplement appliquer la loi (sans y parvenir) au lieu de frapper un grand coup de poing sur la table et dire tout bonnement

Et, si ça ne vous plait pas :

En attendant, à la préfecture du Nord, on applique la circulaire publiée en novembre 2019 par la Place Beauvau. Quelque 79 contrôles fiscaux ciblés ont eu lieu depuis début 2018 dans des commerces jugés « communautaires » ou dissimulant des activités illicites, 107 contrôles Urssaf ou encore 27 visites d’associations sportives. Mais, ne vous y trompez pas, ce n’est qu’un coup d’épée dans l’eau.

Même si l’on enregistre quelques résultats  que l’on pourrait qualifier d’arbre cachant la forêt. Ainsi de cette boucherie halal, dont la famille gérante a fait l’objet de plusieurs procédures. Le père est désormais poursuivi pour de la fraude fiscale de grande ampleur. Un des fils est suivi par les services de renseignement pour des soupçons de détention d’armes, tandis que l’une des filles est entrée dans les radars en raison de ses liens avec des individus dans la zone irako-syrienne. L’une des cadettes, enfin, a fait l’objet d’un signalement au procureur pour défaut de scolarisation. LA TOTALE…

Depuis 2016, à Roubaix, la préfecture bataille aussi avec un projet jugé problématique d’une école privée hors contrat. Un projet porté par une association musulmane de soutien scolaire dont l’analyse des flux financiers a notamment fait apparaître les donations d’un ex-membre de la filière djihadiste dite des Buttes-Chaumont.

Mais là encore, les marges de manœuvres pour l’Etat sont étroites, et après divers recours, cette association pourrait avoir gain de cause. Elle a déposé une nouvelle demande d’ouverture d’école pour la rentrée 2020. La structure pourrait accueillir jusqu’à 150 enfants, de la petite section au CM2, dont 90 % sont actuellement scolarisés à domicile. Les effectifs sont complets et il y a déjà une liste d’attente.

Pour une militante d’association de quartier, il s’agirait moins d’une « pression religieuse » que d’un lent glissement entrainant des incompréhensions. Tu parles ! « En tant que Française issue de l’immigration maghrébine, je subis comme beaucoup une double pression : de la part de ceux à qui je suis censée ressembler, et des Français qui ne sont pas musulmans et présupposent ce que je pense ou je crois. C’est absurde ! », s’agace celle qui, chaque année, accroche avec soin une couronne de l’avent sur sa porte d’entrée. « J’aime Noël, je suis attachée à cette tradition », dit-elle en riant à moins que ce soit plutôt en se moquant, en adepte de la taqyia…*

Dans le paysage roubaisien, Ali Rhani est une figure plus influente et clivante. A 48 ans, cet éducateur dans un centre pour décrocheurs scolaires, qui appelle aussi à plus de moyens pour les associations de quartier, a été, autrefois, un point d’entrée de Tariq Ramadan en France. « Je m’en suis éloigné, mais quand j’ai lu son livre To Be a European Muslim (Etre un musulman européen, 1998), j’avoue, j’ai été séduit ! » Aujourd’hui, ce fils de harki issu d’une fratrie de huit nie tout lien direct avec les Frères musulmans mais continue de soutenir leur vision de l’islam : « Nous, ce n’est pas les Frères musulmans, les musulmans sont tous frères ! » TOUT EST LÀ. 

Ali Rhani s’offusque ainsi de la démarche de l’exécutif. « C’est de la distraction stratégique (…), le vrai communautarisme, c’est celui de classe », estime celui qui anime aussi une émission « citoyenne » sur une radio locale, Radio Pastel, dont les subsides de la région ont été coupés en 2017 en raison de son engagement religieux affiché. « J’ai toujours été pour un islam engagé », plaide Ali Rhani.

Sur le prosélytisme de rue, il considère ainsi que ce sont d’abord des « maladresses ». A propos de la hiérarchie des normes entre charia et loi démocratique : « Tout dépend de quoi on parle. » Quant aux créneaux horaires pour les femmes dans les piscines : « S’il y a une demande, pourquoi pas. Le politique doit écouter les citoyens.» Ou les bienfaits de la démocratie suicidaire…

« Il y a des années que ces positionnements sont en germe. Maintenant on se rend compte qu’il y a un trou un peu plus gros que prévu », regrette un observateur averti. Quel aveuglement !

Il aurait pourtant suffi de nous entendre. Nous n’en serions pas là et le prix qu’il va falloir payer n’en sera que plus élevé.

Le 20 février 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* La taqiya désigne une pratique de l’islam consistant à dissimuler sa foi sous la contrainte, afin d’éviter tout préjudice et réaction hostile d’un milieu extérieur défavorable. Par extension : principe de dissimulation stratégique dans un contexte de conquête, comme moyen stratégique guerrier.

3 Réponses to “Le lent glissement de la France dans l’islamisme.”

  1. Hervé J. VOLTO février 20, 2020 à 8:40 #

    Inutile de les menacer de leur faire prendre la valsie -ou le cerceuil- en sens contraire : c’est l’Etat républicain et athé qui les fait venir, qui les a installé et qui a regroupé les famille.

    Il faut donc mettre fin au régime républicain.

  2. Hervé J. VOLTO février 20, 2020 à 8:49 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Les scandales se multiplient fragilisant chaque jour un peu plus le pouvoir exécutif à bout de souffle.

    Ils ont voulu un état sans Dieu, sans règle morale, sans tenue, mais les conséquences sont là : l’écroulement des valeurs est jugé par le peuple français, envahi par une société LGBT vicieuse et impure, infiltrée par des éléments étrangers anti-français, avec pour règle la démolition des restes de la société chrétienne.

    Seule l’abolition de la laïcité par un Roi Très Chrétien, et le retour à un exécutif fort et populaire permettra le redressement de la France. Aux yeux des médias, cela relève de l’utopie naïve, mais Dieu aura le dernier mot en détruisant les serviteurs de Satan en 3 jours de ténèbres et illuminant les cieux par l’apparition de la Croix Glorieuse.

    En attendant la pandémie du coronavirus s’étend, comme l’avait prophétisé la TS Vierge à San Damiano, « avant les châtiments ».

    Marie Julie Jeahenny parlait aussi d’une aurore boréale annonçant les événements :

    -Quand vous verrez l’Aurore Boréale apparaître, sachez que c’est le signe d’une guerre prochaine (Ce fut le cas le 24 Février 1939) !

    Les prophéties du Grand Monarque annoncent l’attentat tuant un homme politique le jour d’une aurore boréale : cet attentat précède l’incendie de Paris au printemps, la guerre civile et la chute de la République.

    S’agit-il de Macron…?

    Il ne serait pas insensé pour le GSPR de relever le niveau de vigilance…

  3. Hervé J. VOLTO février 20, 2020 à 9:04 #

    PS

    Il n’est pas dans mes habitudes d’embéter ce blog avec les prophéties du Grand Monarque. Pour ma part j’y croit. Mais je n’ai jamais imposé mes croyances à quiconque. Cette fois-ci, cependant, je ferai une ecception…

    En 1945, Hitler donna l’ordre de détruire Paris.

    Paris fut sauvé le 25 Août 1944, JOUR DE LA SAINT LOUIS, Roi de France, le général Scholtitz ayant refusé d’exécuter les ordres d’Hitler, qu’il considérait… comme fou !

    En 1968, le général des pompiers de Paris prévint le gouvernement qu’il était impossible de faire face à l’embrasement de certains quartiers, en cas d’attentats…

    Mais aujourd’hui, SELON CERTAINS DE NOS OBSERVATEURS TRAVAILLANT A LA DGSI, des barbares sont entrainés à fermer Paris en un quart d’heure, en bloquant la circulation des sorties de la ville, de façon à empêcher les parisiens de s’enfuir. Il suffit de quelques dizaines de fourgons remplis de bouteilles de gaz télécommandées par des portables, pour déclencher l’incendie de plusieurs quartiers.

    Cela confirme la prophétie de Mélanie Calvat :

    -On sortira le premier jour, le deuxième jour avec grand peine, le troisième jour on ne pourra plus… des désordres inexprimables, une fumée asphyxiante.

    Marie Julie Jahenny avait dit que Paris serait brulé et Marseille englouti.

    - Il y aura un mort à Paris, et cette mort sera le signal pour quitter Paris.

    Et elle décrivait la ville en flammes et ce cadavre sans sépulture…

    Le signe de ces événements serait la mort d’un homme politique, suite à un attentat, dont la mort serait cachée pendant plusieurs jours, puis l’incendie, la révolution et la guerre civile.

    J’espère me tromper dans l’interprétation de ces prophéties du Grand Monarque…

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