Garges-les-Gonnesse : après vingt cinq ans de clientélisme UMP voici l’arrivée du communautarisme islamique.

24 Fév

C’est une des villes les plus miséreuses et les plus ravagées par le fameux « séparatisme » cher à Emmanuel Macron qui pourrait bientôt élire, aux municipales, le sulfureux fondateur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), d’origine algérienne, Samy Debah. Ce serait alors la première fois qu’un maire «communautariste» voire carrément «islamiste» (il avouait lui-même que le CCIF était subventionné par les Frères musulmans et surtout le Qatar) , serait élu, même si pour les besoins de la campagne il a lissé son discours. Selon la fameuse méthode éprouvée par ces gens-là de la taqiya.

Et ce n’est pas par hasard qu’il se retrouve en position de force dans cette commune gérée depuis vingt-cinq ans par des élus UMP lesquels sont accusés de pratiquer le clientélisme envers la communauté musulmane. Selon une autre méthode éprouvée :

Samy Debah est connu de tous ici. Une star locale depuis les dernières législatives. Il avait défié sur ses terres, dans cette 8e circonscription du Val-d’Oise, le baron socialiste François Pupponi, qui fut maire de Sarcelles, la commune voisine, pendant vingt ans, Il a été battu (Pupponi a bénéficié d’un « front républicain » contre Debah et a rassemblé 65,8 % des suffrages, contre 34,2 % pour Debah). Mais, dans cette ville même de Garges, Samy Debah a obtenu un score qui a surpris tout le monde : 56 %, contre 44 %. De quoi partir serein pour les municipales.

On ne peut pas rater son camion sur les marchés de la ville. Avec un code couleur rouge qui brouille les pistes et ferait penser à celui du Parti socialiste, il affiche en grand son nom et son visage : Samy Debah, #levraichangement. En ce dimanche matin d’avant municipales, le marché de Garges-lès-Gonesse est un lieu de campagne incontournable pour les candidats et leurs soutiens. Tous arpentent les allées, tracts en main. Mais l’équipe de Samy Debah est la plus visible, tous en coupe-vent rouge, postés à l’une des entrées du marché, toujours devant leur camion. Le marché du dimanche matin, qui propose nombre de tissus et de tapis venus de là-bas, est un des rares moments de vie de quartier dans cette ville de banlieue parisienne triste, avec ses immenses barres d’immeubles construites dans les années 1950.

Le camion fait des tours et des tours autour du marché, comme ça, pour rien, juste pour être vu. Et ça fonctionne. Quand on parle à des habitants dans les rues, tout le monde a forcément aperçu le camion en bas d’une tour. Il paraît qu’en 2017 il a réussi à faire se déplacer des gens qui ne votaient plus du tout. D’ailleurs, une mère de famille confie : « Je ne pense pas voter, mais si je vote, ce sera pour lui. Il a fait une réunion juste à côté de chez nous, il a dit des choses intéressantes, il pense aux jeunes dans les quartiers. Il n’a même pas parlé de religion, moi, je suis ­chrétienne pratiquante, mais ça ne me ­dérange pas de voter pour lui. »

Pauvre folle qui n’a rien compris à l’islam…et en mourra.

« Pourquoi certains disent que vous êtes communautariste ? » s’enquièrent certains naïvement. « Ça fait trente ans qu’on dit des méchancetés sur moi. Si j’étais celui qu’ils ­décrivent, il y a bien longtemps que je ne serais plus fonctionnaire. Je suis au contact de jeunes gens, je représente une autorité… et on me laisserait encore à ce poste ?  » répond-il. Pupponi s’est exprimé dans plusieurs médias, et même dans un livre, afin d’alerter sur lui, mais pour Debah, c’est plutôt du pain bénit. « De savoir que Pupponi m’attaque, c’est une très bonne chose, au moins, on sait que je ne suis pas son ami  », raille-t-il.

Mais Samy Debah n’est pas un candidat comme un autre. « Communautariste », voire « islamiste », pour beaucoup d’observateurs. Lui a menacé de porter plainte en diffamation envers quiconque l’affirme. Son parcours, pourtant, est intéressant à mentionner. «  Il a été formé par les islamistes Frères musulmans, comme bon nombre de militants de sa génération, explique Bernard Godard, spécialiste de l’islam. Il prétend pourtant qu’il n’en fait plus partie. »

Surtout, il est le fondateur et la tête pensante du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), créé en 2003. C’était le vrai patron de l’association, plus encore que le médiatique Marwan Muhammad. Rappelons que le CCIF s’oppose au droit au blasphème, il s’était publiquement indigné des caricatures du Prophète dans Charlie Hebdo. Parmi les chevaux de bataille de l’organisation, l’abrogation de la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école. D’ailleurs, à la mort de Chirac, Debah n’a pas hésité à écrire sur sa page Facebook (post du 26 septembre) : «La mort est venue prendre celui qui a tué socialement des millions de femmes musulmanes avec la loi de 2003 interdisant le hijab à l’école. » «  Le CCIF tient un discours qu’il prétend anti­raciste, mais qui est en fait communautaristeet antisémite», explique Isabelle Kersimon, auteure d’une enquête sur le CCIF. « On peut dire qu’il est communautariste en ce qu’il mène un combat pour une visibilité de l’islam dans l’espace public, précise Godard. Toute­fois, il n’est pas accro aux pratiques, si ce n’est pour s’en servir sur un plan identitaire, donc politique. »

Il y a de fait une évidente continuité entre l’engagement de Debah au sein du CCIF et son engagement politique. « Quand il quitte l’organisation, en 2017, il explique qu’il va poursuivre un engagement politique qui s’inscrit dans une continuité du CCIF », explique Isabelle Kersimon. Sa candidature va donc bien au-delà des seules municipales. « C’est presque une campagne nationale pour lui », glisse un candidat opposé qui souhaite rester anonyme. Certains estiment qu’il serait largement aidé par le CCIF et ses troupes pour cette campagne. « Elle prend une dimension nationale, c’est un laboratoire qui donnerait de la force à d’autres tenants de l’islam politique », poursuit notre source anonyme. Car l’objectif de ces islamistes-là, vous le connaissez :

UNE RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE EN FRANCE !

Qu’aimerait-il faire s’il était élu ? « Favoriser le soutien scolaire dans les écoles coraniques, des menus halal partout, des horaires différenciés dans les piscines, voire interdire les cinémas… » : des candidats opposants dressent un portrait alarmant. Quoi qu’il en soit, on ne connaît pas encore son programme, qu’il risque de ne présenter qu’au dernier moment. ­Malin, Debah ne met pas la religion en avant dans sa campagne. Il joue avant tout la carte du candidat intègre.

Un autre candidat raconte : «  Il a lissé son discours, il va sur des thèmes de droite, comme la sécurité ; il plaît aux personnes âgées. Il adapte son discours en fonction des gens. Il sait aussi comment parler aux jeunes qui ont un esprit revanchard, qui se sentent discriminés. » Pour la candidate soutenue par LFI, Paméla Hocini, à qui Debah a proposé une alliance qu’elle a refusée, « Il parle de l’insécurité comme Sarko ». Sur son site, la seule chose mise en avant, c’est une pétition en faveur… du retour d’un commissariat de plein exercice à Garges. Et tant pis si le commissariat n’entre pas dans sa compétence de maire. Selon nos informations, ses équipes feraient du porte-à-porte pour faire signer cette pétition dans les barres d’immeubles, sans même dire qu’elle est de son initiative. Il joue la carte de la sécurité, donc, et de la proximité. « Vous voyez cette piscine, derrière vous ? Ça fait trois ans qu’elle est fermée, les enfants doivent aller dans la ville d’à côté, moi, je la rouvrirai  », annonce-t-il. Et tant pis s’il est déjà prévu qu’elle rouvre en 2020, après trois ans de rénovation…

Pas de religion dans sa campagne  ? Or voici qu’ un vendredi, jour de prière, son camion est posté cette fois-ci… devant la plus grande mosquée de Garges, la Muette. Venir prier, c’est une chose, mais avec son camion de campagne garé devant…on ne nous fera pas croire que c’est innocent. Nous nous sommes procuré un tract qu’il avait diffusé spécialement pour l’Aïd, fête marquant la fin du ramadan, dans lequel il n’hésite pas à établir un lien entre religion et engagement politique, pour appeler les Gargeois à s’engager pour lui. «  Alors que nous célébrons la fin du Ramadan, continuons de mettre en avant ces valeurs pour bâtir une ville meilleure pour tous. […] C’est pourquoi, je vous invite à rejoindre mon équipe pour qu’ensemble nous soyons plus forts. » Accessoirement, le tract a été rédigé en trois langues, en turc, en arabe et en ourdou, la langue officielle du Pakistan.

Douterez-vous encore que l’islam n’est pas une religion mais un mode d’organisation de la société…qui n’est pas le notre ?

De l’avis de plusieurs acteurs locaux, ce n’est pas un hasard si Debah a autant de succès à Garges. « Le maire actuel est le premier à avoir mis en place du clientélisme », balance Hussein Mokhtari, candidat PS et premier opposant au maire. Dans son viseur, Maurice Lefèvre, élu LR (ex-UMP) qui a enchaîné les mandats depuis 2004 et qui aurait largement aidé la communauté musulmane en échange de son soutien. L’un de ceux-là :

L’un ce ces traîtres, qui n’ont rien à envier aux collabos de 1939-1945, et qui ne devront pas s’étonner que nous leur réservions ceci

Lorsque l’on parcourt la ville, on découvre pas moins de sept lieux de culte musulman. « Dans la ville de mes parents, en Algérie, il n’y avait qu’une seule mosquée, et dans une ville de 42 000 habitants, il en faudrait sept ? » s’exclame Mokhtari. « Les permis de construire ont été délivrés par le maire pour faire plaisir à chaque communauté », dénonce-t-il. Algériens, Marocains, Turcs, ou encore Pakistanais, chacun sa mosquée. Ces lieux de culte n’en ont d’ailleurs souvent pas du tout l’apparence. Ce sont de petites maisons, achetées par telle ou telle communauté, qui ont ensuite été modifiées, avec l’accord de la mairie. On découvre ainsi une mosquée pour les Turcs qui est constituée de deux pavillons reliés l’un à l’autre, ou encore deux mosquées pakistanaises qui, de l’extérieur, ressemblent à des maisons classiques. Il y a aussi la plus grande mosquée, près de Stains, qui peut accueillir jusqu’à 2 000 personnes le jour de l’Aïd.  

Il ne mâche d’ailleurs pas ses mots à propos de la lâcheté des édiles. « Regardez, ils vont à la mosquée en babouches et djellaba, nos parents ne faisaient pas ça ! » lâche le candidat, qui raconte avoir mis deux fois les pieds dans une mosquée au cours de sa vie. « Cette communautarisation, c’est l’échec de notre République », conclut-il.

Ces gens dits de droite nous auront décidément bien mis dans la m…. ! Et vous voteriez encore pour eux ?

Le 24 février 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Garges-les-Gonnesse : après vingt cinq ans de clientélisme UMP voici l’arrivée du communautarisme islamique.”

  1. Hervé J. VOLTO février 24, 2020 à 1:49 #

    LE VRAI CHANGEMENT : un slogan qui siérait parfaitement au partit ALLIANCE ROYALE.

    Ce que ne comprennent pas les Français, c’est que l’islam n’est pas qu’une religion mais aussi un mode d’organisation de la société…qui n’est pas le notre !

    Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), de l’ algérien Samy Debah : pour ce dernier et ses troupes, cette campagne prendra par force une dimension nationale, c’est un laboratoire qui donnera de la force à d’autres tenants de l’islam politique…

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