Epidémie de coronavirus : le gouvernement espagnol aux abonnés absents.

11 Mar

Mais c’est maintenant trop tard et il faudra boire le calice jusqu’à la lie !

Ça n’aura pas été faute de le répéter : Pedro Sanchez, le chef du gouvernement espagnol…est une calamité pour son pays. Aucune ânerie ne lui échappera. Il est ainsi Pedro Sanchez, l’ami d’Emmanuel Macron, il n’a jamais eu qu’un seul objectif : devenir par tous les moyens président du Conseil attenter de le rester…sans majorité à l’Assemblée nationale.

Et il s’y connaît l’ami Pedro. Par exemple lorsqu’il fait procéder à la violation de la sépulture du général Franco ou qu’il se donne un beau rôle en accueillant des migrants venus de Méditerranée qu’il s’empresse de reconduire à la frontière franco-espagnole ! Ça ne mange pas de pain. En revanche, quand il s’agit d’organiser la prévention puis la lutte contre l’épidémie de coronavirus…il n’y a plus personne aux avant-postes.

Résultat : avec plus de 1 220 cas confirmés et 29 décès recensés, l’épidémie causée par le nouveau coronavirus s’étend à grande vitesse en Espagne. Entre dimanche 8 et lundi 9 mars, le nombre de personnes infectées a plus que doublé. Quatrième foyer de contamination d’Europe, le royaume avait rechigné jusque-là à prendre des mesures préventives drastiques.

Alors, pris de vertige, le gouvernement de Sanchez a subitement décidé lundi de s’intéresser au sujet. Dès mercredi, les crèches ainsi que tous les établissements scolaires, universités incluses, fermeront dans la région de Madrid, passée en vingt-quatre heures de 202 à 578 cas et de 8 à 17 morts. Plus de 1,5 million d’élèves sont concernés. Une mesure similaire a été prise dans les villes de Vitoria et de La Bastida, au Pays basque, deuxième foyer de « haute transmission » avec plus de 120 cas diagnostiqués et trois décès.

Dans ces zones, le ministre espagnol de la santé, Salvador Illa, a demandé de privilégier le télétravail et les téléconférences, ainsi que d’organiser des rotations horaires dans les lieux de travail afin d’éviter les concentrations. Les opérations et rendez-vous médicaux non prioritaires pourront être annulés. Les maisons de retraite doivent limiter les visites, après la détection de deux foyers de contagion, dans deux centres différents, l’un en grande banlieue, à Valdemoro, l’autre dans Madrid, dans la Résidence La Paz, non loin du parc du Retiro.

Partout en Espagne, il est demandé aux personnes malades de ne pas sortir de chez elles : elles doivent être examinées à leur domicile par des professionnels de santé chargés de réaliser les prélèvements sur place et de les envoyer aux laboratoires afin d’éviter les déplacements de personnes à risque. Celles souffrant habituellement de maladies chroniques ou présentant des facteurs de risques doivent « limiter leur activité sociale » et « rester chez elles au maximum ». La population, en général, est invitée à « limiter les voyages non nécessaires ». Il est aussi recommandé que les matchs de football se jouent à huis clos. Bref rien de nouveau sous le soleil mais, hélas, mis en oeuvre trop tard pour espérer enrayer l’épidémie.

« Nous changeons de scénario et passons de la phase de contention à la contention renforcée », a expliqué sans rire M. Illa, dans la soirée. Et, alors que la gestion de la crise est de plus en plus remise en cause, il a tenté de se défendre : « Le gouvernement n’est pas en retard. »

L O L !

Après plus d’un mois de silence, le chef du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez n’a fait ses premières déclarations publiques sur le nouveau coronavirus que lundi midi. Et seulement pour « lancer un message de sérénité », vanter « le système de santé robuste » espagnol et annoncer un « plan choc » visant à palier les effets négatifs de l’épidémie sur l’économie, élaboré « sans se précipiter », a-t-il précisé.

Ce flegme a fini par faire exploser l’unité existant jusqu’alors entre les partis autour du traitement de la crise du coronavirus.

Sous prétexte de ne pas vouloir être alarmiste, le gouvernement avait en effet pris peu de mesures jusque-là en Espagne. Le premier cas a été détecté dans les Canaries le 31 janvier, dans la petite île de la Gomera, puis d’autres, enregistrés dans les Baléares, ont d’abord donné la sensation d’une épidémie contrôlable et contrôlée. Ce n’est que le 25 février que le coronavirus a été officiellement dépisté dans la péninsule… jusqu’à ce que, le 3 mars, un changement de méthodologie et une analyse post-mortem révèlent que le premier cas de décès dû au Covid-19 en Espagne datait en réalité du 13 février, et concernait un homme de 69 ans de retour d’un voyage au Népal. Le virus circulait donc depuis des semaines dans le royaume.

Ces derniers jours, les images de rassemblements de masse ont commencé à faire tache dans le contexte européen de lutte pour freiner l’épidémie. Près de 120 000 personnes ont ainsi manifesté dans les rues de la capitale espagnole dimanche, à l’occasion de la journée des droits des femmes. Et des dizaines de milliers d’autres à Séville, à Barcelone ou à Bilbao. « Je veux inciter les personnes qui présentent des symptômes, s’il vous plaît, à ne pas assister aux manifestations et à s’isoler », s’était contenté de recommander M. Illa, peu avant les manifestations du 8 mars.

Partout, le soir, les stades de football faisaient le plein pour la vingt-septième journée de la Liga. Et, à Valence, des milliers de personnes assistaient aux traditionnels feux d’artifice qui précèdent les grandes fêtes de la ville, les Fallas. Lesquelles ne devraient pas être annulées, bien que plus d’un million de personnes soit attendu dans les rues de la cité méditerranéenne pour l’occasion, entre le 15 et le 19 mars.

L’Espagne, pays dont 13 % du PIB et 12 % des emplois dépendent du secteur du tourisme, espère encore ne pas avoir à limiter les événements festifs, alors que la haute saison est sur le point de commencer avec les vacances de la Semaine sainte et ses immenses processions.

R A T É !

Là encore, ce ne fut pas faute d’avoir alerté les Espagnols sur l’imposture Sanchez. Hélas, ils sont comme beaucoup de nos compatriotes : ils comprennent vite mais il faut leur expliquer longtemps !

Le 11 mars 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “Epidémie de coronavirus : le gouvernement espagnol aux abonnés absents.”

  1. Hervé J. VOLTO mars 11, 2020 à 11:31 #

    Exactement comme en Italie ! Après plus d’un mois de silence, le chef du gouvernement socialiste cavair n’a fait ses premières déclarations publiques sur le nouveau coronavirus que très en retard. Et seulement pour « lancer un message de sérénité », vanter « le système de santé robuste » du pays et annoncer un « plan choc » visant à palier les effets négatifs de l’épidémie sur l’économie, élaboré « sans se précipiter », a-t-il précisé.

  2. Hervé J. VOLTO mars 11, 2020 à 12:45 #

    Parlant de l’Italie, l’Autriche et la Slovénie ont décidé de fermer leur frontières avec l’Italie : Corona Virus oblige, plus personne ne passe ! Macron y est allé d’une verte critique, suivi d’un « ta gueule » courageux de Viktor Orban. Et l’Autriche, la Pologne et Chypre envoient des centaines de policiers à la frontière gréco-turque. «Nous sommes le bouclier de l’Europe» ce qui me placerai hors jeux s’il n’y avait pas un rapport entre libre ciculations des personnes et des biens t libre circulation du virus…

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