Coronavirus : les médecins ont, eux aussi, la mémoire courte.

16 Mar

Et même si le pompon revient à l’un des journaleux de France Inter qui déclarait ce matin, sur les ondes de la radio d’Etat, que la France connait avec l’épidémie de coronavirus « une crise sanitaire inédite« . Pauvre couillon qui na rien appris de ses cours d’histoire.

Le chef du service d’infectiologie d’un hôpital parisien regrette, quant à lui, que la dangerosité du coronavirus ait été minimisée, sans cesse comparé avec la grippe, qui ne joue pourtant “pas dans la même cour”. Il appelle à « mettre les gens face à la réalité ». Sans vouloir inciter la population à la panique, Gilles Pialoux, infectiologue en chef à l’hôpital Tenon, à Paris, veut alerter sur les risques de l’épidémie en France, sous-estimés selon lui, rapportait Le Parisien ce vendredi 13 mars. Le pays pourrait connaître « un scénario à l’italienne », comme le craint son confrère François Bricaire, de la Pitié-Salpêtrière.

« Les patients arrivent de partout. On est stressés ! » À l’entendre, la situation n’est plus tellement sous contrôle dans l’Hexagone, qui a pourtant choisi (contre toute logique) de garder ses frontières ouvertes, contrairement à de nombreux pays européens, et de maintenir la tenue d’élections municipales (pour le moment…), comme Emmanuel Macron l’a annoncé dans une allocution télévisée, jeudi soir.

Il est vrai que les statistiques laissent en effet présager un scénario à l’italienne. Alors, une mise au point doit être faite : non, le coronavirus n’est pas comparable à une simple grippe, leur taux de mortalité s’élevant respectivement à 0,1% et 2 à 3%. « On s’est trompés, il faut arrêter de les comparer. C’est bien plus grave […] Bien sûr, ce n’est pas Ebola, mais les Chinois ont montré qu’un patient peut aller bien et d’un coup, la deuxième semaine, au 8e ou 10e jour, il se retrouve en réanimation », fait valoir Gilles Pialoux.

Une maladie qui peut vite évoluer, donc, et qui ne s’arrête pas qu’aux personnes âgées. Si celles-ci sont les plus à risque face à l’épidémie, le profil des personnes admises en réanimation est en train d’évoluer. « Il n’est plus rare de voir des jeunes de 30 ou 40 ans, sans pathologie. C’est la réalité du terrain. Le cercle s’élargit », constate-t-il, pragmatique. « On a des jeunes, sans antécédents médicaux, dans un état gravissime », abond une infirmière d’hôpital. Pour preuve, 86% des patients décédés de la grippe en France entre 2011 et 2019 avaient plus de 75 ans, contre seulement 50% pour les victimes du coronavirus. Reste à comprendre pourquoi, au sein des populations jugées jeunes, « certains tirent la mauvaise carte de la forme grave ».

Rien qu’en Île-de-France, on comptait une centaine de patients en réanimation jeudi, contre seulement 6 lundi. Enfin, si 80% des personnes contaminées finissent par en guérir, le chemin pour se remettre sur pied prend du temps. Les patients restent en moyenne 20 jours sous ventilation artificielle avant de pouvoir sortir de l’hôpital. De plus, « ils seront épuisés pendant six mois et devront passer par une phase de rééducation à cause d’une atteinte neuromusculaire », prévient dans Le Parisien le secrétaire général adjoint de la Société française d’anesthésie et de réanimation, Jean-Michel Constantin. Le système de santé va donc être mis à lourde contribution.

Tout cela est bien vrai…mais, si l’on veut bien s’en souvenir, la situation d’aujourd’hui n’est en rien inédite en France (comme en Europe) tant elle devrait rappeler la trop fameuse pandémie grippale de 1918-1919, dite « grippe espagnole » (bien que l’Espagne ne soit pour rien dans son éclosion ni sa transmission) – https://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_espagnol -. Une épidémie autrement plus sévère que celle que nous connaissons actuellement. Et pourtant deux maladies infectieuses d’origine virale (pas si éloignée l’une de l’autre – H1N1 pour celle de 1918 et coronavirus pour celle de 2020) pour lesquelles on ne disposait d’aucun traitement spécifique (seulement des traitements symptomatiques).

Quelques chiffres vous en diront davantage :

  • Le coronavirus au jour d’aujourd’hui :

– nombre de cas : 169 387 dans le monde dont…5 437 en France

– nombre de morts dues à cette infection : 6 505 dans le monde dont…127 en France

  • la grippe espagnole de 1918-1919 :

– nombre de cas : impossible à chiffrer !

– nombre de morts dues à l’infection : de 20 à 50 millions dans le monde, selon l’Institut Pasteur, et peut-être jusqu’à 100 millions selon certaines réévaluations récentes, soit 2,5 à 5 % de la population mondiale. Dont environ…250 000 en France.

En définitive, AUCUNE COMMUNE MESURE !

Cette affaire est certes d’importance mais…il faudrait tout de même redescendre sur Terre. A fortiori si l’on ajoute quelques réflexions sur les conséquences, au cours de l’Histoire, des épidémies de peste, de choléra, de variole, de typhus. Sans même parler du paludisme (216 millions de personnes atteintes et 435 000 morts en 2017) pour lequel pourtant des traitements existent…

Il n’était sans doute pas inutile de rappeler ces quelques vérités oubliées, à quelques heures des nouvelles annonces restrictives du président de la République et des décisions coercitives de son Premier ministre. 

Le 16 mars 2020.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique.

3 Réponses to “Coronavirus : les médecins ont, eux aussi, la mémoire courte.”

  1. Hervé J. VOLTO mars 16, 2020 à 8:18 #

    Selon des sources proches de l’intelligence japonaise, les même qui disaient devoir remercier les expérience nucléaires sous-arines Nord-Coréennes du drame du réacteur de fukushima, l’origine de la pandémie le virus ne serait qu’une arme biologique mise au point en laboratoire et ayant échappé des mains à ses créateurs qui enfurrent les premières victimes.

    Il existerait à Wuhan un laboratoire de haut confinement, ou P4 pour Pathogène de Niveau 4, haut niveau maximal : virus crée par ingénierie génétique.

    Ce labo avait fait des recherches sur le SRAS… Les chercheurs auraient tenté de le renforcer en améliorant ses propriétés fonctionnelles le rendant de ce fait plus dangereux : ce virus covid 19 a un taux de létalité de 20%. Cette merde aurait du servir contre le Japon -théorie jamponaise- ou contre la Corée du Sud -théorie américaine- mais fut un crachat en l’air…

  2. Hervé J. VOLTO mars 16, 2020 à 8:46 #

    Voici ce qui circule sur les réseaux sociaux complotistes :

    1) L’occident étant en paix depuis 80 ans, le système ne disposent plus comme jadis de ce qui était pour lui «l’avantage» des guerres qui en générant un processus de réflexes nationalistes permettaient d’aveugler les populations tous les trente ou quarante ans (ce qui permettait en quelques sortes de remettre le compteur des mémoires à zéro et de recommencer le processus d’abrutissement et de désinformation en toute tranquillité). Il a donc actuellement un besoin vital de créer de « l’événementiel dramatique » afin de canaliser dans des diversions sans dangers pour lui, l’attention des peuples, les empêchant ainsi de se concentrer sur l’essentiel et de se battre contre le nouveau normatif de déni du réel qu’on leur impose (légalisation du meurtre légal des enfants à naître, lois contre nature, théorie du genre à l’école, dévalorisation du sacré, mélange forcé des religions dont le but est de les détruire toutes etc.).

    2) Bien sûr, booster les industries chimico-pharmaceutiques en faisant paniquer les personnes et donc en les obligeant au fond à se faire vacciner (les milliards gagnés par ces industries servant aussi à financer les lobbys du politiquement correct, fruits de la dictature maçonnique mondiale).

    3) Tester régulièrement le niveau de crédulité des populations, afin de ne pas aller trop vite dans la manipulation, ce qui pourrait déclencher un réveil des consciences. L’épisode du virus corona n’est pas une nouveauté, mais s’inscrit dans une chaine d’évènements similaires et désormais chroniques que nous connaissons depuis trente ans (vache folle, virus du poulet, grippe porcine, bovine etc…)

    4) Tester à grande échelle les capacités du tissu organisationnel mondial contre les peuples (un peu comme dans un exercice militaire international) afin d’être bien rodé pour de grandes opérations de police internationales et de répressions futures (par exemple, apprendre à cantonner des populations entières qui seraient rebelles dans de grandes villes et voir comment elles réagissent. Ce qui est exactement en train d’être testé sous le prétexte de cantonner la soi-disant pandémie).

  3. Hervé J. VOLTO mars 16, 2020 à 11:02 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Votre serviteur aussi a la mémoire courte. N’étai-ce pas MISSION IMPOSSIBLE II

    qui traitait de la perte d’un virus létal et l’obligation de retoruver aussi bien le virus que la vaccin en embaucher une jolie fille un peu chipie et un peu chipeuse à ses heures ?

    Ou dans MISSION IMPOSSIBLE III

    où un marchand d’arme mégalomane avait perdu une saleté similaire ?

    C’est ce que pourraient penser les amateurs de complotisme…

    Lorsque l’on regarde MISSION IMPOSSIBLE V – ROGUE NATION

    on apprend l’existance d’un ordre souverain secret, comme un syndicat, une secte, une nation dissidante, qui embauche d’anciens agents désavoués des services d’intelligence du monde entier pour commettre des actes de terrorisme partout dans le monde…

    Et que l’on retrouve L’EXACT sénario dans 007 SPECTRE

    on commence à se poser des questions. Complotistes ? Trops de films ? mais il n’y peut-être pèas de fumèe sans feu…

    Et c’est Caral Bruni qui a raison : MOURIR PEUT ATTENDRE

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