Quand l’épidémie de coronavirus est instrumentalisée par les immigrationnistes.

23 Mar

Depuis plusieurs jours, les centres de rétention administrative (CRA) se vident un à un. Il s’agit des lieux où sont assignés les migrants illégaux auxquels l’asile a été refusé et qui sont donc – en théorie – sous le coup présent ou à venir d’un arrêté d’expulsion. En réalité, la lâcheté des pouvoirs publics et la complicité de la magistrature immigrationniste amenaient jusqu’à présent à ce que les entrées y soient constamment plus nombreuses que les sorties !…

Or, depuis le déclenchement de l’épidémie de coronavirus et d’après les données de plusieurs associations de collabos, jeudi 19 mars au soir, environ 360 personnes en situation irrégulière se trouvaient encore enfermées, soit trois fois moins que la veille, alors que la capacité de rétention avoisine les 1 500 places sur le territoire, réparties sur une vingtaine d’établissements.

Le plus grand de France, au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), était par exemple à moitié vide avec moins de 120 personnes retenues jeudi soir, tandis qu’elles étaient au nombre de neuf dans le CRA de Coquelles (Pas-de-Calais), sept à Bordeaux et deux à Metz. Certains établissements ont même fermé cette semaine, parmi lesquels ceux d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), de Geispolsheim (Bas-Rhin) ou de Guadeloupe. « Dans un mois ou deux, ils seront tous vides », prédit un cadre de la police.

Par quel miracle ? Un record d’expulsions ? Vous n’y êtes pas.

UN RECORD DE LIBERATION DANS LA NATURE…

Le ministère de l’intérieur refuse de répondre aux sollicitations, mais la principale explication à ce phénomène tient aux décisions de remise en liberté prises par les juges des libertés et de la détention, amenés à se prononcer sur les prolongations de placements.

Dans une ordonnance du 17 mars, le juge des libertés et de la détention de Lille a ainsi libéré un allogène en invoquant les risques de contamination au Covid-19 liés aux conditions « de promiscuité et d’enfermement » dans le CRA et une perspective d’éloignement « des plus hypothétiques » en raison de la fermeture progressive des frontières. Profitant, en d’autres termes, de cette fermeture des frontières À L’ENTRÉE, pour prétendre qu’elles doivent l’être aussi À LA SORTIE !

Un arrêt du même jour de la cour d’appel de Rouen a ordonné la remise en liberté d’un Egyptien, invoquant là encore le « danger » au sein du CRA − « repas pris en commun, chambres à six lits, pas de produits d’hygiène jetables, personnels non protégés » − et le fait qu’« il n’existe pas de perspectives d’éloignement ». Si tout refus d’asile était immédiatement suivi de l’expulsion du clandestin, sans aucune durée de rétention, la question ne se poserait pas. Encore faudrait-il qu’il y en ait la volonté politique.

Confiez-nous les rênes du pouvoir et vous pourrez mesurer la différence de conception de la souveraineté nationale…

Selon les éléments recueillis par la Cimade, une association qui vient en aide aux étrangers en situation irrégulière, il n’y aurait pas eu d’expulsion du pays jeudi, mais il y en avait encore eu ces derniers jours vers des pays comme l’Algérie, la Roumanie, le Mali, le Sénégal, la République démocratique du Congo ou la Géorgie, « ce qui pose question au niveau du risque de propagation du virus », fait remarquer David Rohi, de l’ONG, au moment où l’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter le risque d’importation ou d’exportation de la maladie. Ce qui sous-entend que ces expulsions parfaitement légitimes et légales doivent être proscrites pour éviter d’éventuels transfert de virus dans les pays d’origine ! Un comble puisque ces gens-là sont partis de chez eux de leur plein gré et en toute connaissance du caractère illégal de leur action. Les coupables sont donc les autorités administratives des pays d’origine qui laissent partir leurs citoyens (quand elles ne les y encouragent pas…) pour leur soutirer ensuite le profit de NOS PRESTATIONS SOCIALES.

Si des libérations ont pu être le fait de préfectures, « l’essentiel est le fait des juges », remarque Assane Ndaw, l’un des directeurs de l’association Forum réfugiés, présente dans six CRA. Plusieurs barreaux sont d’ailleurs montés au créneau en demandant à des préfets de fermer les centres. Ainsi, vendredi 20 mars, le bâtonnier de Lyon s’est inquiété dans un courrier au préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes « que de nouvelles entrées [aient] lieu tous les jours » au CRA de la ville. « [La] libération immédiate [des personnes] est une exigence absolue, tant juridique que sanitaire », écrit Serge Deygas (ndcer: cet avocat véreux vient d’être inscrit sur notre « Mur de la Honte« ).

« N’oublions pas que ces personnes n’ont commis aucun délit », rappelle Jean-Baptiste Dubrulle, bâtonnier de Lille, qui avait écrit mercredi au préfet du Nord que « la rétention administrative des ressortissants étrangers en situation irrégulière ne me semble pas faire partie, dans un tel contexte de crise sanitaire, des thématiques essentielles à la nation (…) Ces personnes ont aussi le droit d’être protégées ».

La plupart des associations d’assistance juridique et sociale réclament elles aussi la fermeture des établissements, tout comme la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, qui a émis une recommandation en ce sens le 17 mars.

Il semble pourtant que les autorités veuillent maintenir une activité minimale. Si des centres proches des frontières semblent voués à une fermeture, afin de libérer des effectifs de police pour les redéployer sur le contrôle aux frontières, d’autres CRA resteraient ouverts pour y maintenir et transférer des profils présentant un risque en matière d’ordre public. « Il s’agirait des personnes qui ont par exemple fait l’objet d’un arrêté d’expulsion, d’une interdiction du territoire ou des sortants de prison », explique un responsable associatif.

Mais alors, que font-ils encore chez nous ?

« Le gouvernement décide de maintenir des personnes sous prétexte qu’elles ont présenté un problème en matière d’ordre public, alors qu’elles ont purgé leur peine et qu’elles ne peuvent pas être expulsées, c’est proprement inadmissible, s’indigne David Rohi. Ce n’est pas un motif pour ne pas protéger leur santé. » Si aucun cas de Covid-19 n’a encore été détecté, l’inquiétude des personnes retenues est manifeste. Jeudi, à Perpignan, certaines ont mis le feu à une zone de vie. « Ils ne comprennent pas pourquoi ils ne sortent pas », explique Assane Ndaw.

Qu’ils se rassurent, avec les magistrats que nous avons aux manettes judiciaires et les autorités politiques du moment, ils ne tarderont pas à pouvoir jouer « La fille de l’air« …Avant leur prochaine récidive.

Le 23 mars 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “Quand l’épidémie de coronavirus est instrumentalisée par les immigrationnistes.”

  1. Hervé J. VOLTO mars 23, 2020 à 12:24 #

    Pour le Général Antoine Martinez, Président des Volontaires pour la France, le Gouvernement macronien est un gouverenement d’amataurs
    https://www.jesuisfrancais.blog/2020/03/23/general-antoine-martinez-un-gouvernement-damateurs/?unapproved=22158&moderation-hash=bcaa5b020bf5a7cb1073a48cebba3046#comment-22158

  2. Paul-Emic mars 24, 2020 à 1:35 #

    le « bon côté » si je peux m’exprimer ainsi c’est qu’il n’y aura plus un sous dans les caisses, ni pour eux ni pour nous

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