Qu’ils reposent en paix.

23 Mar

Le dévouement sans faille des soignants face à l’épidémie de coronavirus fait, depuis des semaines, l’admiration des Français. Mais, depuis samedi 21 mars, il a un visage. Il s’agit du  docteur Jean-Jacques Razafindranazy, médecin aux urgences de l’hôpital de Compiègne, dans l’Oise, mort au CHU de Lille où il avait été transporté dans un état brutalement catastrophique après avoir été infecté par le nouveau coronavirus, contracté dans l’exercice de son admirable métier.

Dans un message bouleversant publié sur Facebook samedi soir, le fils du médecin de 68 ans rend hommage à un homme “passionné par son travail”, qui n’avait “pas pris sa retraite”. “Mon père, ce héros, est parti trop vite à cause du coronavirus”, écrit-il.

Il revenait de vacances de Madagascar, en pleine forme, mais le Covid-19 était plus fort. Et surtout à cause d’une garde de trop”, poursuit-il, remerciant le personnel du CHU de Lille qui “a tout essayé”.

Jean-Jacques Razafindranazy, originaire de Madagascar, est mort après son transfert à Lille depuis les urgences de Compiègne où il travaillait depuis 2013, selon les informations de France 3 Hauts-de-France, confirmées par l’AFP de source proche du dossier. L’Oise est l’un des premiers départements à avoir été fortement touché par le coronavirus en France.

Mon père s’est sacrifié. Il était à la retraite et aurait pu arrêter mais il continuait à venir car il voulait toujours aider ses confrères surchargés”, a réagi son fils. “Il travaillait parce qu’il aimait ça, c’était sa vie. C’est injuste. Nous sommes tristes et en colère”, a-t-il poursuivi.

Il savait qu’il prenait un risque, il est venu volontairement, il a donné sa vie pour les autres”, a commenté pour sa part le maire (LR) de Compiègne Philippe Marini, également président du Conseil de surveillance du centre hospitalier, interrogé sur BFMTV.

Hélas, depuis cette annonce, deux autres médecins sont décédés hier dimanche à cause du coronavirus, dans la région Grand-Est, elle aussi très fortement touchée par l’épidémie. Il s’agit de deux médecins originaires du Haut-Rhin et de Moselle.

À Mulhouse (Haut-Rhin), Jean-Marie Boegle, gynécologue-obstétricien de 66 ans, est mort “des suites” du Covid-19, a indiqué dans un communiqué la clinique du Diaconat, où ce médecin exerçait “depuis 35 ans”, faisant preuve d’une “exemplarité sans faille”. “Il avait contracté le virus auprès de l’une de ses patientes lors d’une consultation au sein de son cabinet”, affirme encore le communiqué de la clinique.

En Moselle, Sylvain Welling, généraliste de 60 ans, est décédé à l’hôpital de Saint-Avold où il avait été admis pour des “problèmes respiratoires”, a indiqué Gilbert Weber, maire de la commune mosellane de L’Hôpital, où le médecin exerçait. Il avait été admis jeudi dans l’établissement où il est décédé “dans le service de réanimation Unité COVID-19”, a indiqué dans un communiqué l’hôpital de Saint-Avold.

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