Ces gens-là sont incurables. Nous n’aurons cessé de l’affirmer en étant, hélas, si peu entendus…

31 Mar

« J’espère que ce travail d’intérêt général se fera dans une service de santé pour que vous voyiez les effets de votre comportement. » C’est ainsi que le président du tribunal de Paris s’est adressé à un homme de 22 ans, aujourd’hui mardi 31 mars, qu’il venait de condamner à 105 heures de travaux d’intérêt général pour non-respect réitéré du confinement mis en place pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Un délit créé le temps de l’état d’urgence sanitaire.

L’homme en question, un maghrébin, avait été verbalisé à quatre reprises le 24 mars, dont trois fois en moins d’une heure alors qu’il se rendait de nuit dans une pharmacie de garde, muni d’une attestation non horodatée, selon sa défense. Verbalisé une cinquième fois le 26 mars avec une attestation datée du…lendemain, il a ensuite été interpellé dimanche lors d’un sixième contrôle. Placé en garde à vue, il a été jugé en comparution immédiate ce mardi.

Lors d’une brève audience, l’homme, sorti de prison en septembre dernier après avoir purgé une peine pour trafic de stupéfiants, a expliqué qu’il vivait avec sa famille à sept personnes dans un deux-pièces du 20e arrondissement. Selon lui, il a été contraint au bout d’une semaine de confinement de s’installer dans sa voiture, au moment des premiers contrôles. « Ce n’est pas la meilleure période pour changer de domicile », lui a répondu le président de l’audience. « J’ai la main et un doigt qui sont cassés (suite à des violences), je dois être opéré le 5 avril et je suis sorti précipitamment » le 24 mars « juste pour trouver un antidouleur », s’est justifié le prévenu.

« Quand il dit qu’il a ‘voulu prendre l’air’, c’est une façon pudique de dire ‘j’étouffe, nous étouffons' », a prétendu son avocate franco-marocaine, Safya Akorri, évoquant les situations de « drame familial » créées par le confinement

La vérité c’est que ces gens-là sont imperméables à toute  discipline*. La seule réponse à leur apporter est celle-ci :

Le 31 mars 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Lire à ce propos : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/03/30/petite-musique-de-jour/

2 Réponses to “Ces gens-là sont incurables. Nous n’aurons cessé de l’affirmer en étant, hélas, si peu entendus…”

  1. Hervé J. VOLTO mars 31, 2020 à 8:51 #

    L’incurie de nos syndicats, la dette abyssale, les zones de non droits de la République, tels sont les défits que devra affronter le Chef de l’Etat.

    Cette crise nous révèle à quel point rétablir la confiance du peuple Français à l’égard de ses dirigeants sera l’enjeu primordial de la reconstruction.

  2. Hervé zafrani mars 31, 2020 à 9:28 #

    Ils sont incurables parce que intrinsèquement pervers❗️

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