La loupe de l’entomologiste.

7 Avr

Depuis son apparition à Wuhan, au cœur de la Chine, l’épidémie de coronavirus agit comme la loupe de l’entomologiste qui lui permet de découvrir et d’observer le monde mystérieux des insectes…que nous sommes.

Et c’est ainsi que le décalage temporel dans le déclenchement de la vague de contamination, de continent en continent, de pays en pays et d’une région à l’autre d’un même pays, a fait que nos élites ont observé ce qui se passait ailleurs comme si cela n’allait pas nous affecter, ou pas de la même manière, tant elles sont, par nature, sûres d’elles-mêmes et de leurs capacités.

L’Europe a ainsi observé les images de Wuhan en janvier avec distance, sans imaginer un instant que le virus pouvait la toucher de plein fouet. Sans doute l’aveuglement puis les mensonges et enfin les informations incomplètes des Chinois ont-ils joué ; mais les scènes d’apocalypse dans les hôpitaux ont été accueillies avec un sentiment inconscient de supériorité : impossible que cela survienne chez nous, bien sûr.

Lorsque l’Italie du nord, première région d’Europe a être à son tour durement frappée, vit ses hôpitaux débordés, on a pu entendre les mêmes commentaires, sur la fragilité de l’État italien et de son système sanitaire par exemple. Et là encore, pas vraiment de soupçon que ça pouvait, que ça allait arriver « chez nous ».

Lorsque la France, à son tour, a été atteinte par la pandémie, la BBC britannique traitait le sujet comme une tragédie « ailleurs », lointaine. Idem sur CNN, les Américains pleins de compassion montraient l’Europe à la peine, comme si l’Atlantique était une barrière définitive. Leurs dirigeants donnaient le mauvais exemple, Boris Johnson serrait encore les mains, et Donald Trump parlait de supercherie. Là encore, arrogance inconsciente ; le réveil n’en a été que plus brutal.

Cette loupe bien venue nous révèle que l’idée que nous nous faisions de nous-mêmes et des autres était pour le moins décalée par rapport a la réalité.

Après l’Europe qui a découvert avec effarement les pénuries de masques, de tests ou de respirateurs, tout en ayant un système de santé de classe mondiale – comme il le démontre tous les jours dans l’urgence -, c’est le tour des États-Unis. Et la déconvenue est plus grande encore pour ce pays qui se pense toujours en hyperpuissance voire, pour certains, la nouvelle Jérusalem mais qui ne fait pas mieux que les autres. Pourtant, un classement international des pays les mieux préparés au risque de pandémie, plaçait en 2019 les États-Unis en première place…

La loupe de la pandémie virale nous révèle ainsi les forces et les faiblesses de notre monde, la fragilité de puissances trop sûres d’elles et si souvent donneuses de leçons comme le succès de certains pays inattendus comme la Corée du Sud ou Taiwan. Cette loupe nous donne aussi une envie furieuse d’exiger que l’après-pandémie ne ressemble surtout pas à l’avant (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/04/04/sommes-nous-prets-a-parler-de-lapres-covid-19/).

Et pas seulement pour que la prochaine crise ne nous prenne pas au dépourvu…

Le 7 avril 2020.

Jean-Yves Pons, CJA.

5 Réponses to “La loupe de l’entomologiste.”

  1. Jean André avril 7, 2020 à 9:10 #

    Excellent morceau. Je partage complètement votre « envie f u r i e u s e d’exiger que l’après-pandémie ne ressemble surtout pas à l’avant », et pas seulement, etc. » La « furia francese » serait-elle encore vivante autrement que pour jeter des pavé sur « les flics »? Que Dieu vous entende!

  2. Hervé J. VOLTO avril 7, 2020 à 11:14 #

    Il serait tout à fait abusif de réduire la vie internationale à celle de la République Française, vielle civilisation en déclin gouvernée par une oligarchie verreuse gouvernant un pays toujours en grève, avec une dette abyssale et des banlieues-casbhas zone devenus, de non-droit, et qui s’accomode fort bien de partenaires puissants, les autres pays européens n’étant que des pays satéllites -et parasites- des trois pays fondateurs. Chacun sait par exemple le rôle essentielle que joue une énorme nation comme les Etats-Unis d’Amérique, dont tous les cercles du pouvoirs (production industrielle, haute finance, commerce internatinal et controle politique) dirigés depuis Washington contribuent à en faire un poid lourd, dans tous les sens du terme.

    Longtemps dominée par une caste de financiers aguerrris et une Aristocratie corrompue, les britaniques sont désormais considérés comme les plus puissants investisseurs au Nord de l’Emisphère.

    Les italiens ? Outre-Alpes, la situation est plus troube que jamais depuis qu’il est apparu que le ceour du pouvoir central était vacant depuis longtemps. Concussions et prépendes, sociétés secrètes et polices paralèlles, inoculation virales et manipulations génétiques, terafics d’armes, de drogues d’êtres humains et de faux document sd’identité comme de faux diplomes universitaires, vols et assassinats se poursuivent à grand train. Mais il convient de noter qu’une fois de plus la richesse nationale brut a augmenté de 32% lors du dernier exercice. Que dire de Milan et son trafic perpétuel -aventuriers un peu louches, hommes d’affaires venus aux nouvelles, émissaires des services secrets fouinants aux quatre coins du globe- où tout survol en avion de tourisme est interdit à moins de 8 kilomètres tant la zone est surpeuplé ?

    En Espagne, ils ont entrepris la reconstruction de leurs villes ravagées par la dénatalité. A nouveau, l’archtitecture, l’un de leurs plus beaux accomplissements, y est florissante.

    Que dire de la flamboyante Allemagne, qui avant de perdre tout son commerce extérieur en se cassant les dents contre l’ours russe, régnait par le fer et par le feux sur une malheureuse UE aux ordres ? de la massive nation Chinoise qui faisait peser sur son industrie un pénible centripétisme bureaucratique ? ou encore de l’Inde subtile, puissance émergente qui stérilisait lentement mais surement ses élémernts peu productifs à coup de discourts écolo-ascétiques ?

    On croyait les Pays du Golf, possédant une confortable situation de rente due à l’exploitation du pétrol, himunisés du virus planétaire : mon oeil !

    La loupe de la pandémie virale nous révèle ainsi les forces et les faiblesses de notre monde, la fragilité de puissances trop sûres d’elles et si souvent donneuses de leçons comme le succès de certains pays inattendus comme la Corée du Sud ou Taiwan. Cette loupe nous donne aussi une envie furieuse d’exiger que l’après-pandémie ne ressemble surtout pas pas à l’avant

  3. Hervé J. VOLTO avril 7, 2020 à 11:51 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Les pénuries de masques, de tests ou de respirateurs, tout en ayant un système de santé de classe mondiale – comme il le démontre tous les jours dans l’urgence – provient d’une gestion à la petite semaine qui n’appartient pas au génie Français.

    La France est depuis le XII° siècle un des lieux où se sont développées de nombreuses universités créées et gouvernées par l’Église Catholique jusqu’à la Révoutiton dite Française. L’Université de Paris est l’une des plus anciennes universités d’Occident, avec un corps de savoir qui tire ses sources des humanités de la tradition gréco-latine.

    La culture Française telle qu’elle existe aujourd’hui s’est pour une grande part assise sur le rayonnement de la France en Europe aux XVII° et XVIII° siècles, alors qu’un fort protectionisme éconmique assis sur un puissant ordre moral permettait le grand Siècle Français et que la langue Française établissait ses lettres de noblesse par rapport au latin et que les européens cultivés se flattaient de la parler. Elle s’est complétée par les apports des populations qu’elle a côtoyées ou intégrées.

    Caractérisée par un art de vivre, elle maintient des valeurs traditionnelles, parmi lesquelles un ensmble de bonnes manières, une gastronomie reconnue, marquée notamment par ses fromages et ses vins, et des domaines comme la Hautre Couture et la Haute Joaillerie.

    Pour restaurer l’esprit Français, courtois, génèreux et responsable, il sera nécessaire que l’autorité Royale à restaurer mette en place une politique culturelle qui visera non seulement à protéger le patrimoine tant naturel que culturel, mais à le faire aimer pour profiter de ses leçons de civilisation si nécessaires à nos temps actuels. Cet encouragement des arts ne sera pas uniquement le fait de l’État Catholique et Royal : Les Aristocraties naturelles, nouvelles et anciennes, retrouveront leur rôle prestigieux de mécènes qui firent de la France la mère des arts, du goût et de l’élégance.

    Car le pectacle de la vie politique de la Régence Républicaine coute de plus en plus cher et les clowns ne font plus rire, san sperler des incivilités des chauteurs venus des banlieues. On comprendra qu’un peuple qui ne se reconnait plus entre en révolte contre un système vulgairemnenbt petit-bourgeois devenant de plus en plus oppresif pour masquer les incompétances d’une élite ripoux-bilcaines mécrétante et parvenue…

  4. Hervé J. VOLTO avril 9, 2020 à 11:08 #

    PS

    En Espagne, ils ont entrepris la reconstruction de leurs villes ravagées par la dénatalité. A nouveau, l’archtitecture, l’un de leurs plus beaux accomplissements, y est florissante.

    Mais la mauvaise gstion du gouvernement Sanchez et cette atteinte honteuse à la mémoire de ce grand Catholique que fut Franco a déchainé les plies du Ciel sur l’Espagne, comme sur tous ses voisin qui ont autroisé le la PACS, le mariage gay, la PMA pour tous, le GPA, etc…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :