Effet collatéral inattendu de la pandémie : l’effondrement des transferts d’argent des migrants vers leurs pays d’origine.

27 Avr

Comme vous le savez désormais, la motivation principale des transfert de populations (qualifiés pudiquement d’immigration ou, plus favorablement, de demandes d’asile) est tout simplement l’organisation de sources de financement  conséquentes pour des pays que l’on nous dit « pauvres » mais qui sont en réalité paresseux, improductifs et impécunieux. L’objectif principal de ces migrants, jetés sur les pistes de leurs pays par leurs potentats rançonneurs, étant de partir à l’assaut de pays naïfs ou charitables et d’en obtenir d’innombrables aides sociales qu’il suffit ensuite de transférer vers leurs pays d’origine.

Hélas pour eux, la pandémie au coronavirus est en passe de tarir cette importante source de revenus.

Selon les calculs de la Banque mondiale, publiés mercredi 22 avril, les transferts d’argent de migrants vers leurs pays d’origine pourraient diminuer de 19,7 % en 2020. Inutile de souligner que cette situation ne manquera pas d’aggraver la crise économique et sociale dans ces pays à bas revenus, au tissu économique squelettique et trop habitués de longue date à ne survivre que grâce aux aides financières de nos nations.

Le recul sera particulièrement marqué en Asie centrale (– 27,5 %), en Afrique subsaharienne (– 23,1 %) et en Asie du Sud (– 22,1 %). Ils devraient tomber à 445 milliards de dollars en 2020 (410 milliards d’euros), mais continueront à dépasser le flux des investissements directs étrangers ou de l’aide publique au développement.

Employés majoritairement dans des secteurs les plus esclavagistes mais aussi les plus frappés par la crise sanitaire, comme la construction, la manutention, la restauration, l’hôtellerie, les transports ou la vente au détail, les travailleurs issus de l’immigration sont particulièrement exposés au chômage ou à une perte de leurs revenus. Plusieurs études de la Banque mondiale montrent également qu’en situation de crise ils sont plus susceptibles de perdre leur emploi que la main-d’œuvre locale. Ce qui démontre deux choses:

1/ que les entrepreneurs les moins scrupuleux ont intérêt à employer cette main d’oeuvre docile, peu exigeante et précaire (et donc à en favoriser l’importation),

2/ que cette main d’oeuvre constitue la principale variable d’ajustement économique dans nos pays à l’activité mondialisée.

Peu qualifiés, ils ne peuvent pas se tourner vers les secteurs qui s’en sortent mieux en cette période de confinement, à savoir la santé ou les technologies de l’information. Les mesures de confinement compliquent aussi les transferts à cause de la fermeture de la plupart des opérateurs financiers (dont nous réclamons sans relâche qu’ils soient entravés dans leurs trafics), comme Western Union, et de la suspension des liaisons aériennes qui ne permet plus de confier de l’argent à un proche rentrant au pays. « Des mesures rapides pour faciliter l’envoi et la réception de cet argent pourraient apporter une aide particulièrement bienvenue aux migrants et à leurs familles restées au pays », confirme Dilip Ratha, directeur de l’Alliance mondiale pour le savoir sur les migrations et le développement (Knomad) à la Banque mondiale. La survie de millions d’habitants dépend de ces transferts.

« Dans les pays d’accueil, les migrants doivent bénéficier des mesures de protection sociale », insiste Michal Rutkowski, directeur chargé de l’emploi et de la protection sociale à la Banque mondiale. Dans la région de la Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie, la moitié des migrants ont ainsi perdu leur travail sans qu’aucun d’entre eux puisse bénéficier de l’aide de l’Etat.

M. Rutkowski salue toutefois les initiatives de quelques pays. Le Portugal et l’Italie par exemple, sous la forte pression de la Commission européenne, ont décidé de régulariser temporairement des centaines de milliers de migrants. Mais des mesures intéressées puisqu’elles sont aussi destinées à combler la pénurie de travailleurs saisonniers dans le secteur agricole !

Les migrants sont également les plus exposés à la crise sanitaire. Ils résident majoritairement dans les villes, des lieux à forte densité de population où les risques de contamination sont élevés. A Singapour, les trois quarts des nouveaux cas enregistrés concernent des migrants peu qualifiés logeant dans des dortoirs. Seuls quatre-vingts pays sur les cent trente-deux étudiés par la Banque mondiale leur donnent accès aux soins de santé. Dont, faut-il le rappeler…le notre.

Les migrants domestiques sont deux fois et demi plus nombreux dans le monde que ceux vivant à l’étranger. Et la Banque mondiale regrette les procédures« chaotiques et douloureuses » auxquelles ils ont été confrontés en Inde et dans les pays d’Amérique latine. En Inde, les mesures de confinement ont été annoncées sans que des solutions de rapatriement soient prévues, ce qui oblige les migrants à vivre entassés dans des camps. Des mesures qui ont « contribué à la propagation du virus », déplore-t-on à la Banque mondiale. Mais est-ce étonnant si l’on comprend enfin que l’immigration n’est que le cache misère de l’esclavage moderne et que les immigrationnistes ne sont que les nouveaux négriers. Même si l’on peut ajouter à ce déjà triste tableau la manipulation du phénomène migratoire par les élites et les pouvoirs publics de nombreux pays afin d’organiser leur voeu le plus cher :

le « Grand Remplacement » des populations traditionnelles !

Pourtant, en dépit de leur diminution, les transferts d’argent de migrants continuent de jouer un rôle crucial à l’heure où les capitaux étrangers fuient les pays pauvres et émergents : le Fonds monétaire international (FMI) évalue leurs besoins à 2 500 milliards de dollars pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Il nous faudra donc, hélas, devoir encore…cracher au bassinet !

Le 27 avril 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Effet collatéral inattendu de la pandémie : l’effondrement des transferts d’argent des migrants vers leurs pays d’origine.”

  1. Hervé J. VOLTO avril 27, 2020 à 11:02 #

    Comme d’habitude, il faudra payer. Comme d’habitude, il faudra casquer. Comme d’habitude, il faudra se faire peler. Comme d’habituuuuuude !

    COMME D’HABITUDE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :