Billet d’humeur du sieur Du Plessis : après ne devra plus être comme avant.

11 Mai

Aujourd’hui commence le « déconfinement » (sous condition) des Français et de l’économie (maître-mot) du pays. Pour combien de temps et de quelle façon ?…

Car l’épidémie de Covid-19 est en train d’infliger à notre monde des dégâts incommensurables et, aussi considérables que soient ces dommages, c’est surtout une occasion unique qui se présente à nous : il ne s’agit pas de savoir comment relancer l’économie (nous avons la chance d’avoir la réponse à cette question, forts d’expériences en la matière) mais faut-il revenir au monde tel qu’il était avant l’arrivée du coronavirus ? Ou bien le repenser ? La décision nous appartient et nous ne devons pas laisser nos dirigeants politique en décider à notre place.

Inutile d’y insister, le monde d’avant le coronavirus nous était néfaste. Avant qu’il accapare toute l’attention médiatique, l’humanité se préparait à une avalanche de tragédies. La catastrophe climatique allait rendre la planète impropre à la vie humaine, le compte à rebours avait commencé ; l’intelligence artificielle nous conduisait tout droit vers le chômage de masse ; la concentration des richesses atteignait des niveaux explosifs. La décennie qui venait de commencer était celle de la dernière chance. Après elle, tous nos efforts n’auraient eu que des effets dérisoires, insuffisants pour sauver la planète comme ses habitants. Est-ce là le monde auquel nous voulons revenir ?

La pandémie a brutalement changé la donne. Elle ouvre des horizons formidables et jusque-là insoupçonnés. Nous pouvons prendre bien des directions. Quelle incroyable liberté de choix ! Avant de la relancer, nous devons d’abord nous mettre d’accord sur l’économie à laquelle nous aspirons. Nous devons avant tout convenir que l’économie n’est qu’un moyen (et non pas une fin, comme pourraient le laisser croire les propos obsessionnels de nos dirigeants politiques), celui d’atteindre des objectifs que nous nous fixons. A aucun moment, nous ne devons oublier qu’elle n’est qu’un outil de notre propre création. Un outil que nous devons penser et repenser sans cesse jusqu’à ce qu’il nous conduise au plus grand bien-être commun possible.

Dès lors que cet outil, l’économie, ne nous conduit pas là où nous souhaitons aller, c’est qu’il y a quelque chose dans le matériel, ou dans le logiciel, qui fonctionne mal. Nous devons alors y remédier et réparer l’outil. Quand l’être humain a la volonté d’accomplir quelque chose, il y parvient. A l’humain, rien d’impossible. Et, comme le répète sans cesse le CER : « QUAND ON VEUT, ON PEUT« . Encore faut-il vouloir…

C’est la grande nouvelle de cette période : la crise du coronavirus nous ouvre des horizons pour ainsi dire illimités pour tout reprendre à zéro. La possibilité de faire table rase . Non pas forcément du passé, comme de vulgaires révolutionnaires. Mais de tout ce que l’on nous a imposé contre tout bon sens.

Une décision unanime mais simple, serait d’une aide immense : il faut la consigne claire que nous ne voulons pas reprendre là où nous nous sommes arrêtés. Non, nous ne retournerons pas dans la même ornière au nom de la relance économique. D’ailleurs, nous ne devons pas même parler de plan de « relance ». Plus un seul centime ne doit aller à des entités ou projets qui n’œuvrent pas, avant toute chose, à l’intérêt social et écologique de la société. En résumé, 

Pas de « relance », mais une « reconstruction ».

Le 11 mai 2020.

Du Plessis

Une Réponse to “Billet d’humeur du sieur Du Plessis : après ne devra plus être comme avant.”

  1. Hervé J. VOLTO mai 11, 2020 à 7:39 #

    La reconstruction, oui, car Emmanuel Macron a un point commun de plus avec François Hollande : les députés dissidents au sein de sa majorité parlementaire !

    D’aucuns pourraient y voir un des effets indésirables du quinquennat. Après les frondeurs des années Hollande, voici les sécessionnistes de l’ère Macron. Après en avoir soupé avec les premiers quand il était ministre de l’Économie, Emmanuel Macron fait face à la menace d’éclatement du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Selon LES ECHOS
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/exclusif-le-groupe-en-marche-en-passe-de-se-fracturer-a-lassemblee-1201507 ,
    plusieurs députés de la majorité envisagent de former, dès cette semaine, un groupe distinct baptisé « Écologie, Démocratie et Solidarité » afin de « répondre à l’urgence écologique, moderniser la démocratie, réduire les inégalités sociales et territoriales…

    Au secour, la gauche caviar revient !

    LE ROI, VITE !!!

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