En Corée du Sud, les Gays font le lit de la deuxième vague de Covid-19.

13 Mai

La Corée du Sud a été l’un des pays modèles de la lutte contre le coronavirus. Et tout s’y est bien passé jusqu’à l’apparition brutale de nouveaux foyers la semaine dernière, à partir de quelques clubs gays du quartier « animé » d’Itaewon à Séoul. En résumé, ils nous refont le coup du Sida : hédonisme, festivisme, indiscipline, prise de risques et, au bout du compte…c’est à la société de régler la note (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/11/28/pourquoi-la-lutte-contre-le-sida-est-un-echec-en-france/).

Quatre-vingt-quatorze cas, dont plusieurs étrangers, ont déjà été détectés, a annoncé mardi 12 mai la directrice des centres de contrôle des maladies (KCDC), Jeong Eun-kyeong. Auparavant, le maire de Séoul, Park Won-soon, avait ordonné la fermeture des bars, clubs et cafés de la capitale, et déploré « l’insouciance de quelques-uns », qui menace « tous les efforts menés jusqu’à présent » contre le Covid-19.

Le premier ministre, Chung Sye-kyun, a de son côté menacé de sanctions les personnes identifiées comme à risque, qui se soustrairaient aux tests. « La majorité des personnes concernées ne sont pas joignables », a regretté M. Chung. Le chef du gouvernement s’inquiète car la Corée du Sud avait enregistré moins de 15 nouvelles contaminations – hors celles décelées parmi les arrivants de l’étranger – depuis la mi-avril. Le gouvernement a assoupli les règles de distanciation sociale et les écoles doivent rouvrir cette semaine.

Le 10 mai, le président Moon Jae-in, salué pour son action contre la pandémie qui, sans avoir mené au confinement de la population, n’a contaminé que 10 936 personnes et fait 258 morts, a profité du troisième anniversaire de son arrivée au pouvoir pour parler de l’après-coronavirus et appeler à un « “new deal” à la coréenne » pour relancer l’économie. Il a demandé à la population de « ne pas baisser la garde » et souligné la qualité « du système médical et l’expérience acquise », à même « de répondre rapidement à toute découverte d’un foyer d’infection ».

Les nouveaux foyers d’Itaewon mettent pourtant à mal la structure de lutte contre le Covid-19. Axée sur le traçage et des tests réalisés le plus rapidement possible, elle suppose l’adhésion de la population et l’acceptation d’une réelle transparence.

Le premier cas du nouveau foyer de contamination est un clubbeur de 29 ans, testé positif le 6 mai. Il avait fréquenté, la nuit du 1er au 2 mai, plusieurs bars et clubs, dont le Sulpan, le King, le Trunk ou encore le Queen, ainsi que deux supérettes, tous situés à Itaewon. Les recoupements effectués ont établi que 1 500 personnes étaient passées par ces établissements la même nuit. En élargissant leur enquête, les autorités ont estimé à près de 5 500 le nombre de personnes à tester. Le 12 mai, seules 3 077 l’avaient été. Les autorités ont annoncé un autre cas de clubbeur, passé par l’établissement Made, également d’Itaewon.

Dans un premier temps, les médias locaux (relayés par les médias internationaux) ont caché le fait que les clubs concernés attiraient essentiellement une clientèle gay. L’information a été révélée par leKookmin Ilbo, un quotidien créé par l’Eglise Yeouido de plein évangile, puissant mouvement presbytérien qui, comme nombre d’Eglises locales, affiche un positionnement fortement homophobe. L’emballement des réseaux sociaux n’a pas tardé autour des mots-dièse « gay » et « coronavirus d’Itaewon ».

« Du point de vue de la lutte contre la maladie, la dénonciation d’une communauté particulière ne sert à rien », a réagi le premier ministre Chung. « Les médias insistent sur la combinaison gay-clubbing pour alimenter la haine des LGBT », regrettait, dans le quotidien Korea Times, Jay Kim, un homosexuel de 38 ans, pour qui « beaucoup des clubbeurs choisissent sans doute de ne pas passer le test de dépistage du virus par crainte d’exclusion, notamment au travail ». Comme ce fut longtemps le cas pour le Sida.

Illustration de la peur d’un « outing » non souhaité, nombre de numéros de téléphone déclarés à l’entrée des clubs concernés – une mesure obligatoire depuis le début de la pandémie – étaient faux.

La situation expose ainsi les limites du traçage. Le système s’appuie sur des interrogatoires et des vérifications auprès des opérateurs de téléphonie, voire des banques. Il reste très encadré dans un pays toujours attaché au respect de la vie privée. Les conditions de diffusion publique – par souci de transparence et d’information – comme de stockage des données ont été durcies depuis le début de la pandémie.

Ces garde-fous ne rassurent pourtant pas totalement. « La diffusion d’informations personnelles comme l’âge, la résidence et l’emploi peut contribuer à exposer la sexualité d’une personne et exacerber les préjugés contre les minorités sexuelles », s’inquiète ainsi dans un communiqué un collectif d’associations de défense des droits humains, formé en réponse à la pandémie de Covid-19.

Résultat : chassez le naturel, il revient au galop et, les mauvaises habitudes aidant, la pandémie rebondit !

Le 13 mai 2020.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

Une Réponse to “En Corée du Sud, les Gays font le lit de la deuxième vague de Covid-19.”

  1. Hervé zafrani mai 13, 2020 à 5:21 #

    Les invertis est toujours le fléau social de notre sociétés enfin il y aura une justice divine✝️⚜️

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