La tartufferie de la candidature Buzyn à Paris.

26 Mai

Grâce au CER, vous connaissez depuis longtemps

Vous allez découvrir que, souvent, l’élève…dépasse le maître ! Avec Agnès Buzyn, ci-devant ministre des solidarités et de la santé et éphémère candidate La République en Marche (LRM) à la mairie de Paris.

Affiche électorale pour le premier tour des municipales : vous apprécierez sans doute le choix du candidat de LRM et d’Agnès Buzyn pour le 10e arrondissement…Karim Amellal ! « C’est bon comme là-bas, dis…« 

Agnès Buzyn est-elle encore candidate à la Mairie de Paris ? Depuis quelques jours, la réponse ne semble plus évidente. Interrogée le 21 mai sur France Inter, Marlène Schiappa, pourtant candidate sur la liste Buzyn dans le 14e arrondissement, évite soigneusement de se mêler du dossier : « Je n’ai pas d’informations à cet égard, je suis dans l’incapacité de vous répondre », lâche la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Une demi-heure plus tard, sur LCI, le patron des députés La République en marche (LRM), Gilles Le Gendre, se montre à peine plus clair : « La candidate est légitime pour aller jusqu’au bout du combat », indique-t-il, sans préciser si ce sera effectivement le cas.

Ces gens-là sont des charlatans !

Ira, ira pas ? C’est le mystère. Du jamais-vu, à un mois d’un second tour de scrutin, désormais fixé au 28 juin. Officiellement, malgré des sondages inquiétants – Agnès Buzyn est entrée dans le club des personnalités politiques « suscitant le plus de rejet » –, LRM avait tranché. « S’il y a un second tour en juin, Agnès Buzyn sera notre tête de liste dans la capitale », martèle Stanislas Guerini, le patron du parti présidentiel. La garde rapprochée du président de la République continue de défendre l’ex-ministre de la santé. « Elle a mené campagne d’une bonne manière et obtenu un score pas déshonorant », estime un macroniste au sujet des 17,3 % de suffrages qui la placent en troisième position, après Anne Hidalgo et Rachida Dati.

Le doute commence pourtant à s’insinuer. Alors que la maire socialiste, Anne Hidalgo, et Rachida Dati, sa rivale du parti Les Républicains (LR), ferraillent par médias interposés, le silence de la figure de proue macroniste interroge – au point que, sur France Inter, le 19 mai, le macroniste dissident Cédric Villani n’a pas exclu de la remplacer : « Si jamais Agnès Buzyn a une attitude qui compromet la candidature de La République en marche, (…) je resterai, comme toujours, ouvert à la discussion. » Histoire de mettre fin à cette période de silence pendant laquelle tout le monde a parlé à sa place, une grande « interview-vérité » d’Agnès Buzyn est semble-t-il prévue.

Il faut dire que son entretien au Monde, le 17 mars, avait provoqué la colère noire du président de la République. Après avoir stoppé net sa campagne le lendemain du premier tour, elle confiait avoir vécu les dernières semaines comme une « mascarade », égrenait la liste des textos envoyés à l’exécutif pour prévenir que l’épidémie empêcherait peut-être le scrutin de se tenir. « Evidemment, tout cela va finir en justice », ajoutait-elle ce même jour à Cédric Villani, qui l’a raconté au magazine Elle. Et vous comprenez pourquoi, depuis, l’hématologue a non seulement abandonné son maroquin de la santé mais a aussi disparu des radars. Pendant quelques jours, elle a renfilé sa blouse de médecin pour soigner les malades du Covid-19 de l’hôpital militaire de Clamart (Hauts-de-Seine), puisqu’on n’en voulait plus à Saint-Louis. Puis elle est rentrée chez elle. Murée dans le silence ! Nous en sommes consternés.

« C’est comme si on n’avait pas de candidate, puisqu’elle ne dit rien, se désespère une tête de liste. Les militants sont perdus. Il est urgent qu’il se passe quelque chose. » Aux journalistes qui tentent de la joindre, elle envoie un SMS, dans le meilleur des cas. « C’est problématique, pour une candidate, non ? », glisse un poids lourd de son équipe. A deux reprises ces derniers jours, les candidats LRM à Paris ont publié des communiqués pour vanter leur « engagement auprès des Parisiens depuis le début de la crise ». De nombreux colistiers sont cités, jamais la tête de liste. Son nom même a disparu de l’en-tête : « Paris ensemble avec Agnès Buzyn » est devenu « Paris ensemble ». Curieux…

Le nouveau calendrier de l’été aurait-il changé la donne ? En juin se tiendra un autre rendez-vous hautement politique. D’abord prévue en septembre, la commission d’enquête parlementaire du Sénat sur la gestion de la crise due au coronavirus va finalement se réunir dès la fin du mois de juin. Celle de l’Assemblée s’aligne sur cette date pour « harmoniser les calendriers », a expliqué le patron des députés LR, Damien Abad. Son homologue au Palais du Luxembourg, Bruno Retailleau, a prévenu : « Ce qu’on attend des gouvernants, c’est qu’ils répondent de leurs actes. » Les auditions de ministres et ex-ministres auraient lieu avant la trêve estivale, au début des travaux. Préparer ses auditions devant les parlementaires tout en menant campagne, l’exercice, pour Agnès Buzyn, s’annonce très délicat. Résultat, elle panique. Mais faut-il lui rappeler que personne ne l’a contrainte à entrer au gouvernement pas plus qu’a prendre, après en avoir démissionné, la tête de liste LRM à la Mairie de Paris.

A froid, chacun refait le film de cette « élection maudite », comme l’appelle un colistier. Episode 1 : en laissant croire à Cédric Villani qu’il pouvait être désigné face au macroniste « historique » Benjamin Griveaux, la commission d’investiture de LRM s’est révélée une « machine à perdre », jugent plusieurs élus. Dépité, l’ex-mathématicien est entré en dissidence et a pollué la campagne du candidat officiel. Episode 2 : le 14 février, Benjamin Griveaux abandonne brutalement la course électorale à cause de la mise en ligne d’une vidéo pornographique le concernant. Episode 3 : trois jours plus tard, en pleine crise sanitaire, Agnès Buzyn quitte le ministère de la santé. « Et maintenant, elle fait un burn-out en direct dans la presse puis disparaît », se désole un colistier, en commentant l’épisode 4.

En février, Agnès Buzyn se prétendait la « femme courage » se dévouant pour le président. Cette fois, certains macronistes règlent déjà les comptes. Dans le 16earrondissement, par exemple. Une lettre envoyée le 29 avril aux dirigeants du parti et signée par près de la moitié des colistiers dénonce une campagne menée trop à droite, sans « se différencier de l’offre de Rachida Dati », et réclame un changement de cap d’ici au 28 juin, sous peine de quitter le navire…Ça commençait mal. Et, depuis, sur leurs boucles Telegram, militants d’un camp et de l’autre s’accusent de trahir l’ADN du mouvement, de « colporter des ragots », de se censurer… « C’est tragique, ce parti agglomère des gens si différents qu’ils n’ont rien à faire ensemble »,constate Eric Helard, élu UDI présent sur la liste LRM du 16e. C’est précisément pour cette raison, entre autres, que nous pensons, depuis 2017, que la candidature puis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République est une imposture.

« Après le bon score des européennes, nous étions en mesure de gagner Paris, analyse Pierre Auriacombe, un macroniste du Conseil de Paris. Un an plus tard, au vu des résultats du premier tour, la majorité présidentielle risque de se retrouver avec une douzaine d’élus sur 163… » Voilà pourquoi l’Elysée voudrait vite oublier cette funeste séquence des municipales. Tenter de sauver deux mairies d’arrondissement, celles du 5e et du 9e, puis conserver le plus large groupe possible au Conseil de Paris. Et enfin passer à autre chose…Alors, rappelons à Emmanuel Macron, cette belle sentence prononcée lors de l’intronisation d’un nouveau pape : 

« Sic transit gloria mundi « 

Encore faut-il qu’elle se décide. Depuis le 18 mars, Agnès Buzyn tient une conférence téléphonique avec ses têtes de liste tous les quinze jours. La dernière, mardi 19 mai, a duré plus de deux heures, mais n’a guère apporté d’éclaircissements. « Elle nous a dit “Je vous écoute”, mais n’a pas indiqué clairement ce qu’elle allait faire », rapporte un participant. « On a discuté de l’évolution de l’opinion publique à Paris, des thèmes de la future campagne. Bien sûr que c’est elle qui la mènera, d’autant que les sujets de la santé, des personnes âgées, de la solidarité seront prédominants ! », préfère croire un autre.

On croit rêver.

Un angle d’attaque est évoqué : la surmortalité dans les Ehpad parisiens, « un scandale qui finira par exploser ». Mais l’ancienne ministre de la santé peut-elle encore donner des leçons de gestion de crise sanitaire ? Durant la campagne, elle expliquait avoir « anticipé l’épidémie en préparant le système de soins », et donc avoir quitté le gouvernement l’esprit tranquille. « Elle avait tout prévu… sauf qu’elle avait laissé les stocks de masques tomber à zéro, et que les hôpitaux ont failli être submergés, s’agace une consultante qui figure pourtant sur une de ses listes. Si Buzyn reste, ça va être un enfer, on va se faire incendier sur les marchés. »

Emmanuel Macron lui-même ne ménage plus vraiment sa ministre. « On a sans doute fait une erreur dans la stratégie annoncée il y a deux ans », a-t-il lâché, le 15 mai, à propos de la réforme du système de santé. La loi défendue alors par Agnès Buzyn « ne portait pas assez de sens », son ampleur n’était « pas du tout suffisante ». L’Elysée explique aussi que les plans d’urgence lancés par l’ex-ministre à l’automne 2019 étaient « sous-dimensionnés ». Eprouvante période, décidément, pour Agnès Buzyn.

Alors, de grâce, oublions-là et cessons de parler d’Agnès Buzyn…

Le 26 mai 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “La tartufferie de la candidature Buzyn à Paris.”

  1. Hervé J. VOLTO mai 26, 2020 à 10:30 #

    Après le virus biologique, les virus intellectuels : connivence, vacuité, ignorance, défaitisme.

    Une pandémie pire que que le Coronavirus fait des ravages : la Macronite. Un virus intellectuel qui empéche les Français de penser clair et marcher droit.

    Les Français qui vivent en république se croient libres, intelligents et instruits. Si tel était le cas, notre système politique, économique, juridique, de santé auraient été bien conçus, et nos résultats seraient bons en tous domaines.

    Nous sommes gouvernés par des charlatans. Pourtant, peu de médias et de politiques suivent les recommendations du CER et font la relation des conséquences (la calamiteuse préparation et gestion de la crise épidémique et économique), avec leur cause (les failles béantes de notre système d’instruction). Or, toute erreur de décision est le résultat d’un défaut de méthode (ou d’une compromission). Le défaut de méthode provient d’un système d’instruction détruit : école abaissée par les ”pédagogistes”, enseignement supérieur effondré sous le poids d’effectifs artificiellement massifs, dont 80 % ne terminent pas leur cursus, mise à sac des programmes d’histoire et de littérature, abandon du latin et du grec, le tout maths et techniques, et surtout l’abandon des disciplines essentielles à la pensée et à son expression (dialectique, sémantique, rhétorique).

    L’état des capacités intellectuelles nationales est désormais désastreux.

  2. Hervé J. VOLTO mai 26, 2020 à 10:47 #

    La tartufferie de la candidature Buzyn à Paris se déploi dans l’indifférence général des parisiens. L’état des capacités intellectuelles nationales est désormais désastreux.

    Des médecins ont étalé : ignorance pontifiante, contradictions, jalousies et animosités. Les politiciens aux affaires ont donné un spectacle d’indécision, d’incompétence et même d’absence de simple bon sens. Le masque, à lui seul, est le symbole de cette faillite.

    Effarés, les Français découvrent que leur industrie, délocalisée, éparpillée, vendue au plus offrant, a perdu en 20 ans la moitié de sa part du PIB, et des millions d’emplois. Le journalisme est bâclé, pipolisé, la bien-pensance unique est toujours prête à lyncher les dissidents, et la finance exerce des pressions souterraines (sur les médias, les économistes, les juristes, le corps médical) : la crise sanitaire, comme auparavant les guerres perdues, met à nu notre indigence intellectuelle. Cependant l’opinion sent bien que désormais l’enjeu vital, est de remettre l’économie sur ses rails.

    Mais déjà les virus intellectuels sont à l’œuvre.

    Certes, les médias, les politiques, Bruxelles, s’affairent au sujet du ”tsunami économique” qui vient. Toutefois, on est catastrophé de la teneur de certaines réponses à l’effondrement économique et social qui va frapper notre pays. Les complexés du showbiz, s’imaginent en graves penseurs : Hulot en appelle à un ”lobby des consciences” (?), faisant écho à son ancien patron (”sachons nous réinventer” sic). La culmination vient d’un tutti frutti de 200 artistes et quelques scientifiques (?) qui en appellent à la ”fin du consumérisme” (dont ils n’ont qu’une compréhension vague) ; comme si le consumérisme avait fabriqué et répandu le virus. Consternant que LE MONDE édite un tel texte alors qu’il censure des économistes dissidents de très haut niveau
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/06/nicolas-hulot-le-monde-d-apres-sera-radicalement-different-de-celui-d-aujourd-hui-et-il-le-sera-de-gre-ou-de-force_6038803_3244.html

    La griffe de la Finance ? Les lobbys appointés, d’Euronews au Cercle des économistes, en passant par la Fondation Schuman, ressassent leurs antiennes, comme les duettistes Cohn-Bendit et Ferry, en sinécure sur LCI. Pour que rien ne change, et surtout pas la mondialisation, Bruxelles et la finance. Certes, certains accusent le libéralisme mondialiste. Certes, Onfray fait œuvre salutaire avec son cercle de réflexion souverainiste, droite et gauche. S’agissant de la thérapeutique, et non plus du diagnostic, l’impensable Trichet ressasse ses mantras de directeur de la BCE : le multilatéralisme, la gestion budgétaire ”sage” (restreindre la dépense publique et sociale, augmenter la fiscalité, rembourser la dette). Soit continuer à chaud la politique qui a déjà tellement échoué à froid…

    Pendant ce temps là, la campagne municiaple 2020 vire au duel Hidalgo-Dati La maire sortante, Anne Hidalgo, fait figure de favorite, mais la candidate LR, Rachida Dati, peut espérer récupérer certains électeurs macronistes déçus par l’ancienne ministre de santé Agnès Buzyn. Sur fond de loyers impayés dans les cités HLM du 93
    https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/05/25/les-loyers-impayes-restent-un-bon-marqueur-du-cataclysme-social-que-vit-notre-pays-depuis-lorganisation-du-grand-remplacement/#comments

    Attendez-vous donc à ce que le con-tribuable finisse par assumer les loyers des plus impécunieux mais surtout…des envahisseurs…

  3. Hervé J. VOLTO mai 26, 2020 à 10:51 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Il serait temps de sortir de la torpeur intellectuelle à la quelle nous ont habitué les bobs parisiens.

    C’est bien à sa racine qu’il faudra tuer le mal : le système d’instruction devra développer la technique de raisonnement et diffuser les principes de l’intérêt supérieur de la france et de la liberté de choisir démocratiquement son destin.

    Alors que les Français découvrent que leur pays est incapable de produire des masques, des tests, des médicaments, des respirateurs, il est odieux de lire ici ou là que les relocalisations seraient un ”mirage”, une ”illusion”.

    Dans la France d’avant-guerre, un virus incapacitant avait déjà attaqué le cerveau national. Lire, sur ces sujets essentiels, les opinions scientifiques de Lafay, Gréau, J.Sapir, Werrebrouck, P-Y Gomez et du regretté Allais (Nobel d’économie).

    Voilà pourquoi l’Elysée voudra vite oublier cette funeste séquence des municipales. Tenter de sauver deux mairies d’arrondissement, celles du 5e et du 9e, puis conserver le plus large groupe possible au Conseil de Paris. Et enfin passer à autre chose…

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