Hôpitaux : n’ayez aucune illusion, demain ressemblera terriblement à hier !

27 Mai

Comme ce fut le cas il y a peu avec la prétendue suppression du « numerus clausus » des études médicales, l’année dernière, mais aussitôt remplacé par un nouveau système tout aussi limitatif – il est vrai qu’il est moins coûteux d’importer des médecins étrangers moins compétents mais, surtout, moins exigeants – (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/07/numerus-clausus-medical-plus-ca-change-et-plus-ca-risque-detre-la-meme-chose/).

Et donc, « attendez-vous à savoir » (ainsi que nous l’aurait annoncé la regrettée Geneviève Tabouis) que la montagne médiatique du « SEGUR DE LA SANTE » n’accouchera probablement que de quelques petites souris…

Gravure de Jean Ignace Isidore Gérard dit Grandville

Tout en appelant à des « choix forts » et à des « changements radicaux », le Premier ministre, Edouard Philippe, s’est appliqué, lundi 25 mai, à donner un cadre prudent aux concertations menées à partir de mardi dans le cadre du « Ségur de la santé ». Elles doivent aboutir d’ici la mi-juillet à une « rénovation en profondeur » du système de santé.

« Il ne nous a pas enthousiasmés sur la capacité (du gouvernement) à réinventer l’hôpital et le système de santé alors qu’avec cette crise, il y avait l’occasion de renverser la table », déplore François Salachas, neurologue à la Pitié-Salpétrière et membre du Collectif inter-hôpitaux (CIH).

Le chef du gouvernement ne s’est pas livré à un mea culpa comme l’avait fait le président de la République le 15 mai à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpétrière. Et, sans regret sur l’action menée en direction des hôpitaux publics depuis son arrivée à Matignon, Edouard Philippe a d’ores et déjà inscrit le futur plan dans la lignée de ceux déjà présentés depuis le début du quinquennat par l’inénarrable Agnès Buzyn.

« La crise exige de nous non pas nécessairement de changer de cap mais très certainement de changer de rythme », a-t-il fait valoir, en rappelant les objectifs du texte « Ma Santé 2022 » (septembre 2018) et du plan hôpital (novembre 2019). « Je continue à penser que c’était le bon cap. On verra d’ailleurs si les concertations le remettent en cause », a-t-il lancé, sûr de lui. Alors, voilà « le bon cap » d’Edouard Philippe après la crise sanitaire que nous venons de connaître et les victoires exceptionnelles remportées par l’ensemble du corps médical…avec les moyens que l’on sait !

  • Les salaires

Edouard Philippe a annoncé que la hausse des salaires promise par le chef de l’Etat le 25 mars à Mulhouse serait « significative », mais n’a pas donné d’indications ni sur son montant, ni sur le calendrier de son entrée en vigueur. Un silence jugé suspect par plusieurs organisations syndicales et collectifs de soignants.

« C’est bientôt la sortie des écoles d’infirmières, le timing est court pour convaincre les gens de venir travailler à l’hôpital. On aurait voulu être rassuré sur la confiance qu’on peut porter à ce gouvernement. On n’est pas sûr qu’ils vont tenir les délais », explique François Salachas, alors que des centaines de lits sont fermés à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), faute de candidats sur les postes d’infirmiers.

  • Le temps de travail

La question du temps de travail à l’hôpital « n’est pas un tabou », a déclaré le premier ministre lundi. « Le maître-mot doit être le pragmatisme. (…) J’ai dit qu’il fallait lever les contraintes de toutes natures, le temps de travail doit être regardé de la même façon », a déclaré Edouard Philippe. En réalité, dans les établissements de santé, la plupart des agents accumulent aujourd’hui des RTT sur leurs comptes épargne-temps, faute de pouvoir les prendre. Un des « bienfaits » des 35 heures de Martine Aubry.

La déclaration du premier ministre a cependant été peu goûtée par les grandes centrales syndicales. « Les gens n’ont pas envie de travailler plus, ils ont envie de travailler correctement », assure Jean-Marc Duvauchelle, le secrétaire général de la fédération SUD-Santé Sociaux. Rappelant que les emplois promis au moment de la mise en place des 35 heures n’ont jamais été créés, le responsable syndical estime qu’il faudrait aujourd’hui recruter 100 000 personnes à l’hôpital public.

La question de nouveaux recrutements n’a pas été soulevée lundi. « Il n’y a aucun signe de stabilisation des embauches dans les mois qui viennent », déplore Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes (AMUF) et représentant de la CGT, en regrettant « ne pas avoir eu de réponse » sur la question urgente du manque d’attractivité.

  • Le financement de l’hôpital

Edouard Philippe a confirmé la reprise d’un tiers de la dette des hôpitaux publics, soit 10 milliards. Une promesse déjà faite en novembre 2019 mais qu’Emmanuel Macron avait semblé vouloir remettre en cause mi-mai, la mesure n’ayant pas été bien comprise. « Il faut aller plus loin », a estimé lundi Edouard Philippe, en annonçant qu’« un vaste plan d’aide à l’investissement (…) viendra compléter cette reprise massive de dette ». Mais des promesses, toujours des promesses…

Le chef du gouvernement a jugé par ailleurs nécessaire de « réorienter » les investissements (qu’est-ce que cela signifie ?) pour « accélérer les projets » portés par les hôpitaux et les accompagner « dans leurs démarches de désendettement ». Sur la question de la tarification à l’activité, il a fixé un objectif de 2 milliards d’euros de financement à la qualité en 2022 et une réduction de la part de la tarification à l’activité (T2A) à 50 %, une promesse du candidat Macron en 2017. Encore des promesses. Mais il y en a déjà tant eu…

  • Réouverture et fermeture de lits

S’il a certes annoncé que les règles du fonctionnement du Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) − généralement associé à des plans de restructuration − « devront être revues », le Premier ministre n’a pas formellement annoncé lundi de moratoire sur la fermeture de lits, ni même, a fortiori, de réouverture de lits, comme le demandent des syndicats et collectifs.

  • La gouvernance de l’hôpital

A contre-courant de ceux qui voudraient donner davantage de poids aux médecins dans la marche de l’hôpital et qui jugent excessif le poids donné au directeur par la loi Hôpital, patients, santé, territoire (HPST) de 2009, le premier ministre a pour sa part semblé privilégier le statu quo. « Je ne suis pas sûr que les règles actuelles de gouvernance aient causé pendant la crise (…) de réelles difficultés. Ma conviction est que la réponse réside bien plus dans le mode de management que dans les règles de gouvernance », a-t-il déclaré.

  • L’organisation du « Ségur »

Si Edouard Philippe ne s’est pas exprimé sur la composition des groupes de travail, certaines organisations se sont émues de différentes modalités. Le Collectif inter-urgences (CIU), à l’origine du vaste mouvement de grève dans les services d’urgences en 2019, n’a, par exemple, pas été invité à prendre part aux discussions. Un très mauvais signe. Hugo Huon, le président du CIU, se dit par ailleurs « surpris de la surreprésentativité » des médecins dans les groupes de travail. Une situation également critiquée par le Collectif inter-hôpitaux. « Il y a une volonté claire d’exclure les syndicats professionnels des personnels non médicaux », regrette François Salachas, pour qui il s’agit là d’une « erreur fondamentale » et même d’un « péché originel » du « Ségur ». Une main-mise du Conseil scientifique mis en place à l’occasion de la pandémie pour pérenniser son existence ? Mystère et boule de gomme…

Bref, quelques annonces mais encore bien peu d’engagements là où tout (ou presque) est à refonder.

Le 27 mai 2020.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

3 Réponses to “Hôpitaux : n’ayez aucune illusion, demain ressemblera terriblement à hier !”

  1. Hervé J. VOLTO mai 28, 2020 à 11:55 #

    Personne ne se fait plus d’illusion : le Français verront très bintôt que le CER est prophétique, non seulement sur les questions hospitalièrs amis dans de nombreux domaines.

  2. Louis Chiren mai 28, 2020 à 7:09 #

    • Louis Chiren mai 28, 2020 à 7:10 #

      LE GÉNIE DE LA GUERRE

      Cette œuvre a vu le jour le 23 mai pour s’achever le 24 mai 2020
      Le 23 mai 1430, sainte Jeanne d’Arc était capturée à Compiègne en tentant une sortie. Venue au secours de la ville assiégée par les Bourguignons, sa route vers le martyre commençait.

      Le 24 mai 1743 voyait la naissance de Jean-Paul Marat. Ce médecin franc-maçon fondera le journal « l’ami du peuple » en septembre 1789 où il y dénoncera la compromission des uns et des autres. Très populaire auprès du peuple il le lancera à l’assaut des Tuileries le 10 août 1792 et provoquera également les massacres de septembre.

      Il mourra dans sa baignoire par la main de Charlotte Corday qui pensait arrêter cette saignée révolutionnaire. Malheureusement il s’ensuivra la terrible période entrée dans l’histoire sous le nom de terreur.

      Vous vous souvenez de cette journée post-révolutionnaire du 1er décembre 2018, où une foule déchaînée se précipitait à l’intérieur de l’Arc de triomphe pour semer le chaos.

      Parmi les exactions relevées se trouvait le plâtre du génie de la guerre du sculpteur François Rude, défiguré par un coup le privant d’une partie du visage. Cette illustration s’inspire de ce buste que d’aucuns prennent bien souvent pour une Marianne.

      Il fait partie d’un groupe statuaire ayant pour titre « le départ des volontaires » qui symbolise ceux qui s’engagèrent en 1792 pour défendre les frontières de la république en danger. Il prend place sur l’un des piliers nord du monument initié par Napoléon 1er en 1806. C’est Louis Philippe qui en sera le commanditaire ayant lui-même été volontaire en 1792, désireux d’unir l’ensemble des français.

      C’est sous son règne que s’achèvera cet Arc sur lequel figurent les noms des généraux de la terreur. Ce monument ne peut donc être apprécié par le royaliste que je suis, soucieux de la vérité catholique et royale.

      François Rude était un sculpteur initié à la franc-maçonnerie tout comme Jean-Antoine Houdon qui fut initié à la loge des neuf sœurs, fondée en 1776. Il ne faut pas sous-estimer au-delà du talent de ces artistes la volonté de servir une cause et de faire passer un message probablement transmis d’en haut, ou d’en bas, c’est selon…

      Car le monument voulu par l’ancien officier d’artillerie, issus des rangs de la révolution dite française et qui façonna son destin fut rejoint dans ce projet par le roi constitutionnel également gagné à cette philosophie occulte. Même si Napoléon n’a pas officiellement été initié, sa protection, son élévation, son entourage militaire et familial ne trahissent aucune hostilité aux frères invisibles.

      Cet ensemble sculpté fut rebaptisé « la marseillaise » tant il parla au cœur des enfants de la révolte. L’épouse du sculpteur posa pour la figure du génie, les traits emprunts d’une violence affichée choquèrent le goût officiel des critiques de l’époque.

      L’emplacement du monument qui porta longtemps ce nom de l’étoile ne fut probablement pas choisi au hasard. Il vit passer le 25 juin 1792 la famille royale de retour de sa fuite à Varennes. En 1801 un feu d’artifice y célébra l’anniversaire de la prise de la Bastille. Le 2 avril 1810, Bonaparte y passa se rendant à son mariage religieux avec Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine, petite-nièce de notre reine Marie-Antoinette.

      L’étoile est un symbole ésotérique en rapport avec le principe initiatique propre au parcours maçonnique. Un compas rappelant l’implication officielle et revendiquée de la maçonnerie dans cette refonte du régime et de la société par cette nouvelle pensée révolutionnaire, forme avec son ombre une pyramide.
      Cette dernière unit le souvenir de la campagne d’Égypte du général vendémiaire, au symbole maçonnique présent sur la déclaration des droits de l’homme (détourné de l’œil omniscient désignant l’œil de Dieu sur l’humanité, présent dans l’iconographie catholique) à la pyramide du Louvre plus récemment. Lieu choisi pour la victoire du dernier candidat au trône de sang désignant ses mentors.

      Les traits révoltés du génie de la guerre (le bien nommé) trahissent les rictus de son maître et se manifestent parfois sur tel ou tel de nos politiques. Sur l’original deux chevaux sont placés de part et d’autre du bonnet phrygien. Je ne les ai pas représentés, désirant mettre en valeur cet étrange dragon placé au sommet de la coiffe. Il semble se lécher les babines. Nous nous souvenons qu’un personnage aux ailes de dragon était également peint par Jacques-Louis David sur sa toile du serment du jeu de paume. Il apparaît à la troisième fenêtre à gauche de la salle.

      Car le démon est bien leur maître de cérémonie sous ces traits androgynes, il pourrait même s’agir de lui. N’oublions pas que l’ange déchu est d’une grande beauté, il est le séducteur. Ce vent de révolte, ces pensées révolutionnaires renversant l’ordre séculaire du trône et de l’autel, c’est lui. Son combat a débuté au jardin d’Éden et se poursuit jusqu’à nos jours.

      Ce visage mis homme, mis femme illustre on ne peut mieux ce renversement total qui aboutit de nos jours à cette négation des sexes, c’est l’achèvement ultime de son plan.

      Il a détruit le trône, infiltré le siège de Pierre, réduit l’influence de la famille jusqu’à lui ôter sa substantifique moelle, détruit les empires couronnés en élevant la démocratie au rang de religion.

      Mais la révolte qui habite tout son être et se déverse sur les âmes les poussant à l’autodestruction peut aussi se retourner contre lui.

      Ce génie en habit de combat, l’opposant à saint Michel Archange a vu son effigie frappée au visage.

      Cette statue rendue borgne au moment même où le pouvoir infligeait la même blessure aux manifestants pourrait nous évoquer ce que l’on disait au XVIème siècle : « borgne est roy chez les aveugles ». Parvenu à nous sous la forme : « au pays des aveugles les borgnes sont rois ».

      Cette expression existait déjà dans un proverbe latin qui disait : « Beati monoculi in terra caecorum ». Elle pourrait proposer une interprétation différente si nous la développions. En effet une personne trouvant sa force dans un domaine de prédilection peut dominer les autres. Mais c’est oublier que les faibles peuvent se liguer contre celui qui est différent d’eux en l’éliminant.

      C’est ce qui advint dans bien des situations historiques, les enfants de la bête se dévorant entre eux, les régimes successifs post -révolutionnaires sont là pour nous le rappeler.

      Dans la situation inédite où j’écris ses lignes, la France qui accusait déjà bien des failles se retrouve avec l’ensemble du monde dans une position très inconfortable aux lendemains incertains.

      Nous sommes dans l’attente du déroulement de ce plan occulte, comme nous attendons l’intervention du Ciel agissant par la prière et l’action de nos travaux d’éveil afin d’ouvrir les yeux des aveugles.

      De la maçonnerie à la macronnerie, seul le R du roi fait la différence, c’est l’absence évoquée par le faux MONARC, une promesse de transformation radicale, l’annonce du Lys.

      Restons quoiqu’il arrive dans l’Espérance, la Croix de Notre Sauveur triomphera du mal. Nous rappelant ses paroles en opposition à l’épée de ce génie révolté :

      Matthieu 26, 52-53

      Alors Jésus lui dit : « remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui se serviront de l’épée, périront par l’épée. Penses-tu que je ne puisse pas sur l’heure prier mon Père, qui me donnerait plus de douze légions d’anges ? »

      https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete/le-genie-de-la-guerre

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