À propos de la Seine-Saint-Denis : il n’est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre.

29 Mai

L’Institut Montaigne (Think Tank réputé « libéral » mais, en réalité, mondialiste, cosmopolite et…furieusement macronien) vient de publier un rapport que l’on prétend au vitriol sur les résultats calamiteux des politiques publiques dans le département (qui est en fait un immense territoire de non-droit perdu par la République) de Seine-Saint-Denis. Il ne s’agit pour nous que du constat que nous n’avons jamais cessé de faire : l’Etat ne peut rien pour des gens qui ne veulent pas de cet Etat. Inutile de préciser que tous les poncifs relatifs à «  l’abandon de populations défavorisées et victimes de ségrégations  » s’y trouvent réunis, alors qu’elles sont les principales bénéficiaires, depuis des décennies, de la fameuse mais funeste POLITIQUE DE LA VILLE qui a déjà coûté largement plus de cent milliards d’euros aux contribuables français avec les résultats que l’on sait. Et pourtant, l’Institut Montaigne ose à ce sujet l’expression de « paradoxe » et même de « mystère » quant à l’incapacité de ce malheureux territoire à « décoller« …

Il n’est en effet pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Pendant un an, Agnès Audier, « senior adviser » auprès du Boston Consulting Group, a interrogé une centaine de personnes (acteurs publics et privés) pour le compte de l’Institut Montaigne, avec le soutien…de la banque américaine JPMorgan (« Dis-moi qui sont tes amis et je dirai qui tu es !« ), afin de percer cette énigme et tenter de sortir de cette spirale. Dans son rapport intitulé « Seine-Saint-Denis : les batailles de l’emploi et de l’insertion » et publié mercredi 27 mai, elle dresse un constat sévère : les institutions, prisonnières de leurs logiques politiciennes et de la vision étriquée qu’elles ont de leurs compétences respectives, se révèlent incapables de penser des politiques publiques communes, centrées sur les besoins réels des individus, et continuent d’« opérer individuellement, en tant que concurrents ». Ce qui n’est pas, à dire vrai, une révélation. Mais l’auteur du rapport ne parle à aucun moment des modes de pensée  et d’action, voire même des croyances, qui pourraient déterminer les réponses et les comportements des populations concernées.

Résultat, le département « stagne ». « L’examen des indicateurs socio-économiques offre une photographie inquiétante », alerte le rapport. Malgré d’importantes disparités en son sein, le territoire reste le plus pauvre de France métropolitaine, avec un taux de pauvreté de 28,6 % en 2016, près de deux fois plus élevé que celui de l’Ile-de-France (15,7 %). Mais, là encore, pas un mot sur l’économie informelle et même souterraine qui module cette apparente pauvreté.

« On ne peut pas parler d’abandon de l’Etat, on ne peut pas dire que personne ne fait rien ni qu’aucun moyen n’est mobilisé. Pour autant, toute l’énergie, les efforts, l’argent et l’attention portés à ces sujets ne parviennent pas à venir à bout des difficultés endémiques, déclare naïvement la rapporteuse, spécialiste des enjeux numériques et sociaux. Le 93 n’est pourtant pas un bassin sinistré. » C’est même tout le contraire. Et c’est bien notre avis ! Mais encore faudrait-il que cette population travaille et vive de son travail plutôt que des trafics et, bien sûr, des innombrables prestations sociales.

Le département le plus peuplé de la région Ile-de-France après Paris, avec 1,6 million d’habitants, est aussi le plus jeune. Ici, 30 % de la population a moins de 20 ans, dans des familles pléthoriques et abouliques . Voisin de la capitale, il accueille pourtant de nombreux sièges de grandes entreprises (SNCF, Veolia, BNP Paribas…) et bénéficie de nombreux projets d’envergure (Grand Paris Express, Charles-de-Gaulle Express, Jeux olympiques, complexe hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord…) : 20 milliards d’euros d’investissement public sont prévus pour les quinze prochaines années. Rien de moins !

Sauf que ce dynamisme profite peu aux habitants. Si le taux de chômage y dépasse largement 10 % de la population active depuis vingt ans, il n’est cependant pas « catastrophique », assure Agnès Audier. Mais ce sont les jeunes qui en souffrent le plus : 28 % des 18 à 24 ans sont sans emploi ni formation, soit 13 points de plus que dans les Hauts-de-Seine par exemple. Curieux, non ?

« On prend des décisions qui n’ont pas vraiment d’effets, car chacun travaille en se focalisant sur ses propres prérogatives, avec un objectif de conquête électorale en tête » (car voilà la clé du pseudo-mystère : les voix de ces électeurs potentiels !), se désole Agnès Audier, qui dresse une liste des « absurdités » et des « incohérences » du système.

Premier exemple : le cas des étudiants issus des quartiers dits populaires dont personne ne s’occupe plus à la seconde où ils mettent un pied à l’université : « On dépense de l’argent pour qu’ils fassent des études supérieures, mais une fois qu’ils sont à la fac, plus personne ne s’occupe d’eux, il n’y a aucun suivi. Dans les universités Paris-VIII et Paris-XIII, les services chargés de ces questions sont squelettiques. » Résultat, beaucoup de ces étudiants passent directement des bancs de l’université aux salles d’attente de Pôle emploi. « C’est une catastrophe, notamment pour les générations suivantes, les petits frères et les petites sœurs, qui se retrouvent découragés avant même d’avoir essayé », dénonce l’auteur du rapport. Mais comment font les Français de souche ? Personne ne leur tient la main en permanence et, pourtant, ils creusent leur sillon. C’est tout le problème de l’addiction des assistés.

Les opérateurs extérieurs, tels que le cabinet de recrutement spécialisé dans la promotion de la diversité, Mozaïk RH, et Nos quartiers ont du talent (NQT), mandatés pour accompagner les élèves jusqu’à l’emploi, « devraient bénéficier de financements bien plus importants », plaide Agnès Audier. Ben voyons ! Du fric, toujours du fric et encore du fric.

Autre angle mort des politiques publiques : les dispositifs d’insertion à destination des allocataires du revenu de solidarité active (RSA). C’est une compétence qui relève du département – qui n’en a pas les moyens. Les fonds qui devraient, en principe, être consacrés à l’insertion sont absorbés par le coût du versement des prestations. En 2018, ce montant s’élevait à 505 millions d’euros pour seulement 317 millions de recettes (dotations de l’Etat, péréquation, nouvelles recettes, etc.).

« Ainsi le montant additionnel à financer (sorte de “reste à charge”) pesant sur le département était de 188 millions d’euros, soit 37 % de dépenses non compensées par l’Etat », est-il souligné dans le rapport. Et d’ajouter : « Sans surprise, le financement des prestations de RSA s’est fait notamment en diminuant la part des financements dédiée aux politiques d’insertion. » Dès lors, il est impossible de créer une dynamique à la hauteur des enjeux. « On le voit bien que ça ne marche pas, répète Agnès Audier. Avec la crise sanitaire liée au Covid-19, la situation va encore se dégrader. Il va être impossible d’en sortir sans moyens financiers importants. L’Etat doit aider le département, il n’y a pas d’autre solution. » Mais si, Agnès, il y en a une. Et une seule :

Le retour à la maison

Car, vous l’avez vu sur le graphique ci-dessus, la part des habitants étrangers atteint 40% dans certaines des communes du département. Si vous y ajoutez ceux qui sont D’ORIGINE ETRANGÈRE…ça explose.

Les dispositifs d’apprentissage du français – qui bénéficient avant tout aux primo-arrivants de moins de six mois – ne sont « pas mieux pensés ». Terre d’accueil, la Seine-Saint-Denis comptait en 2015, en moyenne, près de 30 % d’immigrés et 23,2 % de citoyens de nationalité étrangère selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

« Les chiffres montrent que 20 % à 30 % de la population du 93 parlent mal le français, ne l’écrit pas, ne le lit pas, rappelle l’auteure qui est sans aucun doute bien au-dessous de la réalité. Or, aujourd’hui, si on ne peut pas lire les consignes de sécurité, on ne peut pas décrocher un emploi dans le BTP ! Entre la région qui ne propose que des stages qualifiants, le département qui a peu de moyens et l’éducation nationale dont ce n’est pas la compétence, ce n’est le sujet de personne. Tous les acteurs se contentent de se partager les financements en fonction de leur strict périmètre, sans aller au-delà. » Le constat est sans appel mais ne démontre-t-il pas aussi l’absurdité et même la folie d’un accueil aussi débridé de tous ces migrants ?

Des institutions qui interviennent en ordre dispersé, des politiques publiques dont l’auteur prétend qu’elles manquent d’ambition et de moyens, des dispositifs qui s’empilent, se concurrencent parfois et laissent d’immenses interstices… Autant de dysfonctionnements structurels qui, conclue-t-elle, expliquent l’échec des politiques mises en œuvre en matière d’emploi et d’insertion.

« Qui est jugé sur le taux d’illettrisme dans le département ? Personne. Quelle institution est responsable ? Aucune. Qui doit rendre des comptes sur le nombre d’allocataires du RSA ? Personne. Quel acteur est chargé de réduire leur nombre ? Aucun, conclut Agnès Audier. Il n’y a aucun plan global et commun. C’est comme ça qu’on passe à côté des vrais enjeux. »

Voilà pourtant une conclusion que nous validons. Ou presque car nous y ajoutons ceci : un tel constat impose de mettre un terme à l’immigration (souvent de remplacement comme l’expriment les motivations électoralistes de certains acteurs) et de mettre en oeuvre une véritable REMIGRATION (migration en sens inverse) de ces populations. 

Car, répétons-le une fois encore, il n’y a pas d’alternative sauf à accepter que la France disparaisse. Et répétons aussi ceci : quand on veut, on peut.

Le 29 mai 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “À propos de la Seine-Saint-Denis : il n’est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre.”

  1. Hervé zafrani mai 29, 2020 à 5:55 #

    Tout à fait et j ajoutes que les criminels et délinquants étrangers qui pullulent dans ce département seront déchus de la nationalité française et auront un aller simple dans leur pays d origine par avions et il si le faut par trains⚜️

  2. Hervé J. VOLTO mai 29, 2020 à 6:41 #

    Interpellation dans le 9-3 qui tourne au corp à corps
    https://lalettrepatriote.com/93-une-intervention-de-police-se-termine-au-corps-a-corps/

    Les syndicats de police dénoncent un quotidien de violence.

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