Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) ou les écuries d’Augias.

10 Mar

Et même si nous évoquons dans ce titre l’ignominie des lieux, nous voulons surtout exprimer le « Grand Décrassage » de nos banlieues devenu indispensable pour éviter la disparition de notre pays, gangrené par certaines conséquences de l’immigration. Comme Héraclès en reçut la mission…

Nous en avons déjà exposé la méthode qu’il nous suffit donc de rappeler :

1/ la peine de mort… incompressible (!) pour tous les trafiquants,

2/ vider intégralement les banlieues de nos villes, hauts lieux de ces trafics, de tous les trafiquants et selon la méthode que nous avons déjà souvent indiquée. Il faut les nettoyer comme nos soldats savent nettoyer une kasbah :

  •  bloquer toutes les voies d’accès et de sortie par des barrage, comme en temps de guerre,
  • y pénétrer par la force car il n’y a pas d’autre moyen,
  • les vider de tous leurs trafics, rue par rue, immeuble par immeuble, cave par cave,
  • mettre à terre toutes les « barres » et autres « tours » non seulement insupportablement laides mais qui en sont aussi les sanctuaires impénétrables,
  • mettre aux fers tous les délinquants qu’on ne manquera pas d’y trouver ; le bagne et des camps de travail feront parfaitement l’affaire,
  • renvoyer chez eux manu militari tous les illégaux et organiser (vraiment) la remigration du reste

Bienvenue, « ici, c’est le terrain du million ! ». Du million d’euros de chiffre d’affaires par mois. Le terrain d’un trafiquant de stupéfiants surnommé « Malsain » et qui, comme son surnom l’indique… est Maghrébin, qui règne sur la cité des « Boutes », diminutif de la bien nommée cité des Boute-en-Train. Enclavée au cœur des puces de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, elle abrite l’un des plus gros points de deal de la région parisienne, qui brasse plus de 11 millions d’euros par an.

Producteur de rap, ayant donc pignon sur rue sans que les pouvoirs publics et les élu locaux n’ entreprennent rien qui dérange ses activités, « Malsain » a succédé à un certain « Tartare », aussi Maghrébin que lui, et a longtemps fait la guerre à un dénommé « Cyborg », l’ennemi juré venu lui aussi tout droit de la rive sud de la Méditerranée, qu’il est soupçonné d’avoir fait liquider il y a un an et demi, et dont la famille tient l’autre « mega four » (important lieu de vente) de la ville, cité Charles-Schmidt.

Bienvenue, « ici, c’est le terrain du million ! » C’est ainsi que vous accueille une poignée de jeunes rassemblés au pied de l’une des deux tours des « Boutes ». « Vous savez où vous êtes ? », demande Kamel, en lançant la musique à fond sur son téléphone portable. « Vous êtes chez Heuss L’Enfoiré ! C’est son point ici », affirme-t-il au son du titre Les méchants – « qui parle des flics évidemment ! 

Que fait le gouvernement d’Emmanuel Macron pour nous débarrasser de ces racailles ? RIEN. Comme d’habitude.

Les « Boutes » seraient en réalité aux mains d’un homme de 31 ans : El Mehdi Z., le fameux « Malsain », producteur du rappeur dont les clips récoltent des dizaines de millions de vues sur Internet. Réfugié au Maroc, « Malsain », qui a pris la suite de « Tartare » donc, serait à la tête de l’une des deux équipes qui contrôlent une large part du marché des stupéfiants – principalement du cannabis et de la cocaïne – de Saint-Ouen, haut lieu du trafic francilien. Depuis près de deux ans, elles ont relancé les hostilités et se livrent une sanglante guerre de territoires.

Que fait le gouvernement d’Emmanuel Macron pour nous débarrasser de ces racailles ? RIEN. Comme d’habitude.

L’un des déclencheurs de ce regain de violences liées au narco-bandistisme ? Les programmes de rénovation urbaine. Ils viennent désorganiser le deal et poussent les différents clans à se rabattre sur de nouveaux lieux de vente.

Vous observerez que plus les pouvoirs publics cherchent à favoriser le développement économique de la ville et à améliorer le cadre de vie des habitants grâce à la ruineuse « politique de la ville » (et ses innombrables annexes), plus le trafic de stupéfiants, déstabilisé, génère des luttes de pouvoir. Heureusement, celles-ci favorisent aussi les règlements de compte et, par conséquent, l’élimination d’un nombre conséquent de ces racailles. Hélas, la demande étant ce qu’elle est ( les Français sont les plus gros consommateurs européens de ces substances toxiques), l’hydre de Lerne voit ses têtes repousser au fur et à mesure qu’elles sont tranchées !…

En mars 2020, le confinement, la fermeture des frontières et le ralentissement du transport aérien ont chamboulé les circuits d’approvisionnement – l’herbe de cannabis en provenance des Pays-Bas et de la Belgique, la résine de cannabis venue du Maroc avant de transiter par l’Espagne, et la cocaïne importée des pays d’Amérique latine en passant par nos territoires d’outre-mer – générant pénurie, tensions et flambée des prix, « qui ont alors été multipliés par deux, voire par trois dans certains cas, pour dépasser les 10 euros le gramme d’herbe en à peine trois semaines », assure un enquêteur de police de Seine-Saint-Denis. La remise en route a été « à la fois rapide et difficile à cause de la diminution du nombre de camions sur les routes notamment », ajoute-t-il. Quant aux tarifs, s’ils ont baissé depuis, ils se maintiennent au-dessus des grilles préconfinement. De quoi aiguiser encore un peu plus les appétits.

Ce 19 février, aux Boute-en-train, une opération de sécurisation est en cours. Trois fourgons de police sont positionnés aux entrées de la cité, comme c’est le cas régulièrement, « histoire de gêner le trafic », commente un agent de la compagnie d’intervention de Paris, chargée des contrôles. Habituellement postés dans les étages des tours, les vendeurs ont décampé, seuls quelques acheteurs déçus s’attardent.

« Il n’y a pas de douille [embrouilles] ici, les gens le savent, personne ne vous carotte, aucun risque qu’on vous la fasse à l’envers », déclare l’un des jeunes, venu acheter mais reparti bredouille. Les lieux sont quasiment déserts. Une petite cinquantaine de familles seulement résident encore dans les deux tours d’une vingtaine d’étages (qui comptent 200 logements) promises à la démolition début 2023, les autres habitants ont déjà été relogés… aux frais des Français de souche. Tous le seront d’ici au mois de septembre.

Saint-Ouen est une spécificité de la Seine-Saint-Denis. Dans ce département où sont recensés 276 points de deal, selon le ministère de l’intérieur, la ville est l’une des rares communes – « et même la seule », selon l’enquêteur de police du département – dont le trafic de drogues est en grande partie tenu par deux familles et leurs affiliés.

Il serait donc d’une simplicité biblique (si j’ose dire) de mettre en oeuvre la méthode énoncée ci-dessus afin de mettre fin à ces trafics. Mais personne ne souhaite ou n’a le courage de la faire. Paix civile, économie souterraine qui fait vivre des centaines de milliers de personnes, préoccupations électorales essentielles à la pérennisation de l’oligarchie au pouvoir, etc…. obligent !

Celles-ci se disputent sept gros points de deal et « plusieurs dizaines de guichets », précise une autre source policière. « C’est une particularité de Saint-Ouen par rapport aux autres communes du département d’avoir toujours été organisée en clan ou en fratrie », confirme Alice Dubernet, chef de la Division des affaires criminelles, des stupéfiants et de la délinquance organisée (Dacrido) au parquet de Bobigny.

Depuis bientôt deux ans, les exactions se succèdent. Le 16 février, un jeune homme de 25 ans a été grièvement blessé par balles cité Cordon ; trois semaines plus tôt, le 3 janvier, un homme de 26 ans avait été battu à mort à quelques mètres de là. En septembre 2020, deux jeunes hommes avaient été retrouvés morts par balles dans une cave de la cité Soubise. L’année précédente, l’un des chefs du point de deal de la cité Charles-Schmidt, situé à 200 mètres du métro Garibaldi et à quelque 700 mètres du commissariat, était assassiné à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Et la ronde meurtrière se développe chaque jour davantage ainsi que nous le rappellent nos médias dans leurs colonnes ou sur leurs écrans. Ils oublient cependant de mentionner le fait… qu’ils sont responsables de la situation puisqu’ils sont parmi les plus gros consommateurs de stupéfiants et qu’ils alimentent donc tout le système !

Il est 21 h 35 ce samedi 24 août 2019, rue des Ouvrières Pivereuses. Mohamed G., 35 ans, surnommé « Cyborg » pour sa stature impressionnante, s’apprête à pénétrer dans le parking d’une résidence au volant de sa voiture quand une décharge de kalachnikov s’abat sur lui le tuant sur le coup. Les tueurs ont géolocalisé son véhicule grâce à une balise. Une Mercedes noire prend la fuite. Elle sera retrouvée brûlée une demi-heure plus tard à Argenteuil, dans le Val-d’Oise, avec l’arme du crime à l’intérieur. Les badauds l’ignorent mais l’assassinat qui vient d’avoir lieu va bouleverser le fragile équilibre établi depuis quelques années entre les différentes équipes gérant le trafic de stupéfiants de la ville.

Sorti de prison depuis un an et demi après une condamnation pour trafic de stupéfiants (mais ayant évidemment bénéficié d’une libération anticipée), Mohamed G., qui avait aussi repris le point de deal de l’allée du 8 mai 1945 dans le vieux Saint-Ouen, à proximité des docks et sans caméra de vidéo surveillance, aurait pourtant été alerté qu’un contrat de 200 000 euros avait été mis sur lui par le clan concurrent de la cité des Boute-en-Train. Une semaine après la mort de « Cyborg »… « Malsain » reprenait le contrôle du point de deal de la cité Charles-Schmidt avant de s’enfuir au Maroc.

Quatre personnes ont été mises en examen depuis pour meurtre en bande organisée et trois ont été placées en détention. Mais il ne s’agirait que de complices. L’enquête se poursuit pour retrouver les tueurs.

La justice suspecte par ailleurs « Malsain » de blanchir l’argent du trafic dans sa boîte de production musicale. Il y a quelques mois, ces soupçons ont valu une garde à vue à la star du label, Heuss L’Enfoiré, originaire de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), sans toutefois qu’aucune charge ne soit retenue contre lui à ce stade. Depuis, plusieurs lieutenants de « Malsain », dont le premier d’entre eux, surnommé « Mojito », officiellement agent municipal à Saint-Ouen, ont été interpellés et placés en détention pour trafic de stupéfiants, en décembre 2020.

L’ambiance entre les différents clans est aussi délétère que les enjeux financiers sont colossaux. Il faut dire que la ville est historiquement une des plaques tournantes majeures de la région où les plus gros points de deal génèrent des profits colossaux.

« La proximité avec la capitale, le taux de pauvreté important, l’urbanisme qui favorise les trafics sont autant de raisons historiques qui expliquent que le deal se soit enkysté à Saint-Ouen », égrène Karim Bouamrane (sic), le nouveau maire (socialiste) de la ville, qui prévoit l’aménagement d’un pôle culturel hip-hop, d’un pôle santé, le développement de la ZAC des Docks et la construction du village olympique. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pourrait elle aussi d’ici à quelques années s’installer dans la ville dans les anciens locaux du journal Le Parisien.

Bref, tout le monde s’y met pour favoriser l’installation de nouveaux clients potentiels.

D’ailleurs, « Saint-Ouen, c’est le supermarché du bédo (joint), le paradis aux portes de Paris », sourit un consommateur, fumeur d’herbe, habitué des lieux depuis dix ans. Il a 40 ans, un boulot de graphiste, une femme, trois enfants et un 150 mètres carrés dans le 9e arrondissement de Paris. Un profil parmi d’autres : « Il m’est arrivé de faire la queue avec cinquante personnes ! Le temps pour les vendeurs de recharger leurs stocks. Dans la file, il y a de tout : des hommes, des femmes, des jeunes, des gens plus âgés, de toutes les religions, bourgeois parisiens, habitants des quartiers populaires… de tout ! »

Prenez-en la mesure : notre malheureux pays est rongé par la vermine.Y compris la notre…

L’homme se fournit exclusivement à la cité Cordon, aujourd’hui au cœur des conflits entre trafiquants, destinée elle aussi à une opération de rénovation urbaine et située à seulement cinq minutes à pied de la mairie. A cinq minutes aussi des stations de métro de la ligne 13 et depuis près de trois mois, de la toute nouvelle extension de la ligne 14. Une aubaine pour les trafiquants, un casse-tête supplémentaire pour les pouvoirs publics et quelques sueurs froides pour les consommateurs, régulièrement fouillés aux stations par la police. Pour tenter de décourager les acheteurs, les forces de l’ordre multiplient les opérations de contrôle. « Dès que je les aperçois, je change discrètement de direction et je marche vers la station suivante », raconte l’habitué.

De la vermine, vous dis-je.

Mais retenez bien aussi ceci : plus le trafic est dense, plus la ville est sûre« C’est une forme de régulation sociale tout à fait détestable, mais c’est la réalité : contrairement aux idées reçues, Saint-Ouen est une ville plutôt tranquille où il y a peu de cambriolages, peu de vols avec violences, peu de vols de voitures, peu d’atteintes aux personnes, les dealers s’en assurent pour ne pas faire fuir le client, précisent les services de police. Vous pouvez vous pointer avec un costard à 3 000 euros, il ne vous arrivera rien. »

Mais les habitants, eux, souffrent du deal. Ils sont pris en otage au sein de leur propre immeuble par des vendeurs qui annexent et saccagent les cages d’escaliers, exigent des visiteurs qu’ils montrent patte blanche et menacent en amont les éventuelles « balances » ; et par des guetteurs – les « choufs » (en nouveau Français dans le texte) – qui hurlent le mot code « Arténa » (qui signifie « danger », « laisse tomber », « y a les flics ») dès qu’un véhicule de police pénètre dans la cité. Une bande-son permanente qui empoisonne leur quotidien.

Aux « Boutes », les « portiers » n’hésitent pas à installer leur chaise dans le hall d’entrée tandis que les « charbonneurs » (vendeurs) opèrent dans les étages. Les lieux ont même un nom : le « midi-midi », en référence aux horaires d’ouverture – vingt-quatre heures sur vingt-quatre – mais pas seulement. C’est aussi le nom de la société de production du rappeur Heuss L’Enfoiré et l’un de ses titres phares, dont le clip filme sans filtres et sans complexe le trafic au sein des tours. Extraits : « On est dans les affaires et ça date pas d’hier »« J’fais des affaires avec tous mes compères »« J’entends midi-minuit, nous c’est midi-midi, On n’a jamais fini, l’rain-té à l’infini »« Qu’est-c’t’es venu chercher, un 10 ou un 10 g, d’la coke ou du shit ? »« La drogue est bonne et forte, ramenée sous bonne escorte »« J’vous laisse dans vos go-fasts, la concurrence est morte. »

Que fait le gouvernement d’Emmanuel Macron pour nous débarrasser de ces racailles ? RIEN. Comme d’habitude.

Sauf que la concurrence n’est pas morte. Et plus la ville se développe, plus la guerre s’intensifie. L’installation de grandes entreprises (Samsung, L’Oréal, Altavia, EDF, Alstom, Vinci…) draine avec elle son flot de salariés (15 000 par jour, hors période de confinement), dont certains sont aussi des consommateurs. Une manne considérable pour les dealers.

Le long des bords de Seine, l’écho quartier des Docks, est situé à quelques encablures seulement de la cité Arago-Zola, autre « four » de la commune, « qui voit défiler certains vendredis près de 400 personnes, salariées, cadres trentenaires qui viennent faire le plein avant le week-end », raconte un enquêteur de police.

Face à cette réalité, le maire (souvenez-vous quand même que les habitants de Saint-Ouen ont élu, en juillet 2020, un maire… Franco-Marocain; si l’on se réfère à la ville de Trappes, cela en dit long sur la lucidité de beaucoup de nos compatriotes), qui se décrit comme « un idéaliste pragmatique » (merveilleux oxymore !), a un objectif : la réappropriation de l’espace public. PAR QUI ?

« Qu’est-ce qu’on fait ? fait-il mine de s’interroger. On attend le législateur ou on met tout en œuvre pour garantir la sécurité et le bien-être des habitants ? » BEN VOYONS… Au-delà de la multiplication des caméras de vidéosurveillance et du renforcement des effectifs de la police municipale armée (pour atteindre le nombre de trente agents), l’édile lance une Brigade de respect du civisme (BRC) ; composée d’une vingtaine de recrues âgées de 25 à 45 ans « bien habillées, en veste et chemise, c’est hyperimportant », insiste l’élu, elle sera chargée de faire régner le calme et la bienveillance dans les rues de la ville ; et de renseigner les forces de l’ordre sur les réalités du terrain où les alliances se font et se défont régulièrement. « La tectonique des plaques du stup’ ne cesse de bouger depuis plus d’un an, ça va très vite et c’est parfois difficile à suivre, ces agents aideront à avoir une connaissance plus fine de ces mouvements », commente un enquêteur.

Une nouvelle version du pompier pyromane.

Selon le parquet de Bobigny, huit enquêtes concernant le trafic à Saint-Ouen sont aujourd’hui menées par des services spécialisés. Au quotidien, celles en flagrant délit oscillent entre trois à huit par jour. Depuis la mort de Mohamed G. en août 2019, quatre homicides (dont un double) en lien avec le trafic ont eu lieu à Saint-Ouen, tandis que le nombre de tentatives d’homicide s’élève à quatorze et celui des enquêtes ouvertes pour des projets d’assassinat à trois. « Ce genre d’exacerbation des tensions sur les lieux de deal est cyclique », dit la procureure de Bobigny, Fabienne Klein-Donati, notant toutefois que « s’il y a eu dans l’histoire des périodes identiques, la conjonction est différente aujourd’hui avec les questions posées par la rénovation urbaine ».

Mme Klein-Donati se souvient ainsi qu’un an après son arrivée dans l’un des parquets les plus difficiles de France, elle avait déjà coordonné, en 2015, un « projet stratégique pour Saint-Ouen ». Elle refuse toutefois le fatalisme. « Le trafic, il existe toujours, il est florissant. Mais par moments, il est empêché. Ce n’est pas neutre. La lutte vaut le coup pour tous ceux qui subissent les conséquences du trafic », dit-elle.

Outre les nuisances et les incivilités quotidiennes, elle rappelle les balles perdues et met en exergue un phénomène en pleine émergence : l’appel de plus en plus courant, à l’instar d’autres secteurs économiques, à la main-d’œuvre immigrée. Interchangeable, sans valeur aux yeux des trafiquants – qui les font parfois dormir sur place, dans les cages d’escaliers –, elle vient grossir les rangs des « armées de larbins payés au lance-pierre qui font tourner les points de vente », décrit un médiateur. Ou comment le serpent venimeux se mord la queue !

Contrairement aux idées reçues, au bas de l’échelle, « choufs », « charbonneurs », « rabatteurs » et « portiers » peinent à empocher l’équivalent du smic, comme le démontrent les études réalisées par l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (« Estimation des marchés des drogues illicites en France », 2016) ou par le sociologue Marwan Mohammed (« L’implication des mineurs dans le trafic de stupéfiants », 2016).

Qu’importe, aux « Boutes », vendeurs et acheteurs continuent de s’ambiancer au son des hymnes de Heuss l’Enfoiré qui raconte leur quotidien dans Les cités d’France : « Allons enfants de la patrie, y a du bon jaune qu’est arrivé. J’entends “Arténa”, ça crie, le gérant fait que d’trafiquer. »

Et que fait le gouvernement d’Emmanuel Macron pour nous débarrasser de ces racailles ? RIEN. Comme d’habitude.

Pour qui voterez-vous en mai 2022 ?

Le 10 mars 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses vers “Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) ou les écuries d’Augias.”

  1. Hervé J. VOLTO mars 11, 2021 à 7:48 #

    Vider intégralement les banlieues de nos villes, hauts lieux de ces trafics, de tous les trafiquants et selon la méthode que nous avons déjà souvent indiquée, n’est pas impossible à faire : c’est une question de VOLONTE POLITIQUE. Il faut les nettoyer comme nos soldats savent nettoyer une kasbah :

    -bloquer toutes les voies d’accès et de sortie par des barrage, comme en temps de guerre,
    y pénétrer par la force s’il n’y a pas d’autre moyen, ce sous le conttrôle de drônes de reconnaissance et de surveillance.

    -les vider de tous leurs trafics, rue par rue, immeuble par immeuble, cave par cave, en utilisant des hélicoptères d’apuit avec des tireurs d’élite embarqués.

    -mettre à terre toutes les « barres » et autres « tours » non seulement insupportablement laides mais qui en sont aussi les sanctuaires impénétrables, ce après les avoir vidé de tous leurs occuppants.

    -mettre aux fers tous les délinquants qu’on ne manquera pas d’y trouver -qu’il soient black, blanc ou beur : nous somme pas ici pour stigmatiser une communauté plus qu’une autre, le bagne et des camps de travail A RESTAURER feront parfaitement l’affaire.

    -renvoyer chez eux manu militari tous les illégaux et organiser (vraiment) la remigration du reste : dénoncer pour celà les accords d’Evian…

    Un général Georgelin serait tout à fait indiquer pour organiser tout celà et leur faire  » fermer leur grande gueule »…

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