Covid-19 : voici pourquoi la situation en Grande-Bretagne est particulièrement inquiétante.

29 Mai

Ou les terribles conséquences de relations privilégiées avec les ex-Empires coloniaux !

La situation se détériore de nouveau, outre-Manche, sous les yeux effrayés des autorités européennes de santé. Selon l’institut allemand de veille sanitaire Robert Koch (PDF), le Royaume-Uni est redevenu une zone à haut risque sanitaire, au même titre que 11 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique. Et ce, en raison de la forte progression du variant doublement mutant B.1.617.2, considéré comme particulièrement contagieux et en partie responsable de la deuxième vague épidémique très meurtrière qui a balayé l’Inde.

L’Allemagne a donc décidé de restreindre drastiquement ses échanges avec le royaume. Les compagnies aériennes, de bus et de train ne sont désormais autorisées à transporter vers l’Allemagne que des citoyens allemands ou des personnes vivant dans le pays, et tous les voyageurs en provenance du Royaume-Uni sont soumis à une quarantaine obligatoire de deux semaines. La France pourrait elle aussi décider de « mesures un peu plus fortes » (sic) que celles actuellement en vigueur, a déclaré dimanche Jean-Yves Le Drian, notre ministre des affaires étrangères « Nous sommes vigilants sur ce point », assure le ministre des Affaires étrangères. Car « le variant indien au Royaume-Uni est en train de poser des problèmes », a-t-il déclaré sur RTL.

Le nombre de contaminations à ce variant a explosé outre-Manche, augmentant de 160% au cours de la semaine écoulée, rapporte le Guardian. L’agence sanitaire Public Health England a comptabilisé 3 424 cas confirmés, contre 1 313 cas confirmés le jeudi précédent. De quoi interroger puisque le Royaume-Uni est le pays européen le plus vacciné (au 21 mai, 55,7% de sa population avait reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19, contre 33,48% en France). 

D’autant plus que ces chiffres alarmants sont susceptibles d’être sous-estimés, précise l’agence sanitaire, en raison d’un « décalage entre la collecte des échantillons et la révélation du variant identifié dans les tests positifs ». Ces cas confirmés pourraient donc dater d’environ 10 à 14 jours. Et ce, même si le Royaume-Uni est l’un des pays qui disposent du meilleur système de séquençage. 

Alors, pourquoi ?

Simplement parce que le gouvernement britannique a trop tardé à prendre des mesures pour restreindre l’arrivée de personnes en provenance d’Inde, le pays avec lequel il a les liens post-coloniaux les plus forts et dont il a toujours accueilli les citoyens avec une largesse excessive. Au point d’en redouter aujourd’hui les manifestations de mauvaise humeur.*

Le variant B.1.617.2 a été identifié dans au moins 86 endroits différents du pays, dont à Glasgow, en Ecosse, rapporte la BBCSelon le Public Health England, « des groupes de cas dans tout le pays » ont été enregistrés. Encore plus préoccupant, ce variant est en passe de devenir majoritaire sur le territoire et évolue particulièrement chez les plus jeunes, alerte Eric Feigl-Ding, un épidémiologiste américain. Ce scientifique s’est inquiété, comme plusieurs de ses confrères, des retards du gouvernement britannique dans la publication des données épidémiologiques relatives aux écoles. Ce délai a été pointé du doigt par le Guardian au cours du week-end, et alimente les critiques faites à l’encontre du Premier ministre Boris Johnson, accusé de vouloir « dissimuler » l’ampleur de l’épidémie.

Car quelques jours plus tôt, l’équivalent du Conseil scientifique français, le Sage (Scientific Advisory Group for Emergencies), avançait dans un rapport (PDF), qu’il était « tout à fait possible que ce nouveau variant B.1.617.2 soit 50% plus transmissible que le B.1.1.7« , le variant identifié en Angleterre à l’origine de la deuxième vague qui a meurtri le pays. 

Il est à noter que le Royaume-Uni n’observe pas pour autant, du moins à ce jour, une augmentation fulgurante du nombre de nouveaux cas (tous variants confondus). Au 23 mai, le pays avait enregistré un nombre moyen de 2 254 cas par jour, contre 2 074 cas le 14 mai, selon le bilan de l’agence Reuters. Un nombre bien inférieur au pic atteint en janvier dernier. Mais la transmissibilité supposée de ce nouveau variant fait craindre une explosion rapide des cas.

Les causes de ce regain épidémique pourraient être plurielles, prévient Michèle Legeas, enseignante à l’Ecole des hautes études en santé publique et spécialiste de l’analyse et de la gestion des situations à risques. « Il se peut que les personnes respectent moins les gestes barrières dès la première dose [de vaccin]« , prévient-elle, mais aussi « que le délai entre les doses, qui est important dans le cadre du vaccin d’AstraZenecaait aussi joué un rôle« . 

Au sujet des vaccins, l’agence Public Health England a communiqué samedi 22 mai les premiers résultats* (prépublication) d’une étude menée depuis le 5 avril sur 12 675 cas positifs, dont 1 054 à ce variant B.1.617.2. Premier enseignement : l’efficacité des vaccins à deux doses apparaît « similaire » après deux doses contre ce variant et contre le B.1.1.7, majoritaire dans de nombreux pays européens (dont la France).

Mais le vaccin d’AstraZeneca offrirait une protection contre les formes symptomatiques de la maladie de l’ordre de 60% après les deux doses pour le variant détecté en Inde (contre 66% pour le variant B.1.1.7). Le vaccin de Pfizer-BioNtech serait plus efficace, en évitant à 88% la survenue de formes symptomatiques liées à ce nouveau variant, et ce, deux semaines après la deuxième dose. Par ailleurs, la protection offerte par les deux vaccins après une seule dose serait réduite à 33% trois semaines après la première injection pour le variant B.1.617.2, contre environ 50% pour le variant B.1.1.7. 

Mais, comme le souligne sur Twitter Trisha Greenhalgh, une professeure de médecine britannique, la dernière étude révélée repose sur la simple observation de rares cas, et doit encore être consolidée. Si elles étaient confirmées, ces données pourraient remettre en question la stratégie vaccinale du pays, où près des deux tiers de la population vaccinée a bénéficié de l’AstraZeneca.

Le gouvernement britannique a décidé très tôt dans sa campagne vaccinale d’espacer les doses de vaccin de douze semaines, quand la majorité des pays européens étaient restés à quatre semaines pour le vaccin à ARNm. Face à la progression du nouveau variant, Boris Johnson a annoncé à la mi-mai sa volonté d’« accélérer l’administration des deuxièmes doses restantes aux personnes âgées de plus de 50 ans et aux personnes vulnérables », en faisant passer ce délai de douze à huit semaines. Encore trop long pour certains observateurs, qui plaident en faveur d’une réduction encore plus drastique.

Souvenez-vous de ce que nous écrivions ici-même, il y aura bientôt six mois, sur ce difficile sujet. **

Le 29 mai 2021.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

(*) Nous avons connu le même scandale chez nous avec l’épidémie africaine de fièvre hémorragique au virus Ebola, le gouvernement français refusant obstinément d’interdire les transports en provenance des pays infectés vers la France; heureusement, les manifestations de la maladie en question sont bien plus violentes et rapides que celles du Covid-19, rendant quasiment impossibles les voyages. Et pourtant, quelques cas d’Ebola ont été introduits et traités subrepticement dans notre pays, sans tambours ni trompettes…

(**) https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/01/13/covid-19-nacceptez-pas-que-la-medecine-de-penurie-frappe-aussi-la-vaccination/

Une Réponse vers “Covid-19 : voici pourquoi la situation en Grande-Bretagne est particulièrement inquiétante.”

  1. paladin0212 mai 29, 2021 à 5:15 #

    Encore un peu de temps et nous verrons l’imposture criminelle, dans tous les sens du terme, vu les intérêts financiers colossaux en jeu, qu’aura été la stratégie « Davossienne » de tout miser sur des vaccins expérimentaux, dangereux et manifestement inefficaces, pour le moins!!! Dans tous les pays ou des soins précoces, à base de substances éprouvées ( hcq, ivermectine et autres) ont été mis en place, les résultats sont infiniment meilleurs!!! Les vaccins OGM, les masques et les confinement, ce n’est ni de la science ni de la médecine , c’est de la politique, de l’ingénierie sociale, pour nous faire accepter leur nouvel ordre mondial démoniaque, pour « éclaircir le troupeau  » et nous enchaîner dans leur  » monde d’après  » cauchemardesque. La situation dans les pays occidentaux sous la coupe des nains de Davos ne s’améliorera pas, tant que leurs buts ne seront pas atteints. Nous alterneront les périodes de confinements , justifiés par leurs « variants  » , eux-mêmes engendrés par leurs campagnes de « vaccinations « , avec des périodes de faux relâchement ou on nous imposera des pass vaccinaux pour un oui ou pour un non. Superposez la carte des lieux les plus traités avec leurs monstrueuses décoctions ArNm avec celle des apparitions de variants ou de nouvelles « vagues « , vous verrez qu’elles coïncident et que ce n’est pas une coïncidence. Écoutez ce que dit madame Henrion Claude sur ces sujets!
    Cette femme prodigieuse, bien plus en phase avec les idéaux que nous partageons que les sorciers qui veulent nous pucer et nous injecter leur poison, est lumineuse sur ces sujets.
    Avec toute mon estime et mon respect, bien cordialement

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